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Homélie de Mgr à la messe de consécration de l’église de Sainte Anne

Le samedi 13 août 2016 l’église sainte Anne d’Attakè de Porto-Novo a été consacrée par son Excellence Mgr Aristide Gonsallo, évêque de Porto-Novo. Voic l’homléie qu’il a donnée.

Excellence Monseigneur Antoine GANYE, Administrateur apostolique de l’archidiocèse de Cotonou,

Excellence Monseigneur Pascal NKOUE, archevêque de Parakou,

Excellence Monseigneur Victor AGBANOU, évêque de Lokossa,

Excellence Monseigneur Paul VIEIRA, évêque de Djougou,

Excellence Monseigneur Jean-Benoît GNAMBODE, ex-administrateur apostolique de Porto-Novo,

Chers pères concélébrants,

Chers religieux et religieuses,

Chères autorités politiques, civiles et religieuses en vos rangs, grades et qualités respectifs,

Chers fidèles chrétiens et vous tous membres du peuple de Dieu,

Frères et sœurs en Christ,

Ce jour est saint pour le Seigneur notre Dieu et pour nous qui sommes ses créatures. Réjouissons-nous, exultons et crions de joie.Nous avons une raison majeure de nous réjouir en cette célébration heureuse et historique, la clôture du Jubilé d’Albâtre (75 ans) de la création de cette paroisse et sa consécration qui se déroule aujourd’hui sous nos yeux. Le Nonce Apostolique Mgr Brian Udagiwe communie à notre joie et nous adresse et ses vœux et nous envoie sa bénédiction.

A mon tour, je vous souhaite la bienvenue dans cet édifice que nous allons dans un instant consacrer entièrement au Seigneur. Cette église dédiée à sainte Anne est un lieu de mémoire et de paix, une demeure construite de la main des hommes, de générations en générations. En votre nom à tous et en mon nom personnel, je voudrais saluer et honorer la mémoire de mes prédécesseurs sur le siège épiscopal de Porto-Novo, tous les curés et leurs collaborateurs qui ont exercé leur ministère sur cette paroisse, tous les ouvriers, tous les bienfaiteurs et donateurs qui se sont succédé pour que nous ayons un si bel édifice aujourd’hui. C’est grâce à l’œuvre des premiers missionnaires que nous sommes ici aujourd’hui ! Je veux nommément citer les pères René BOTHUA, Maurice GRENOT et Michel HOUNGBEDJI. Ils ont porté en terre les semences de notre présence ici. Je voudrais remercier tous ceux et celles qui ont œuvré de jour comme de nuit à la construction de cette maison de Dieu, les vivants comme ceux qui ont déjà rejoint la maison du Père des cieux après avoir contribué à construire celle de la terre. Du haut des cieux, ceux-ci jubilent avec nous en ce moment, car l’Eglise, c’est la communion des saints.

Comme Paul dans la deuxième lecture de ce jour, insistant sur la primauté qu’il possède dans l’Eglise de Corinthe, tous les missionnaires, tous les agents pastoraux et tous les ouvriers que je viens d’énumérer ont posé les fondations de cette Eglise. Mais ils ont espéré aussi que les autres puissent construire sur les fondations qu’ils ont posées. De toute façon, la fondation sur laquelle repose l’Eglise, c’est le Christ et il ne peut y en avoir une autre.

Vous connaissez bien cette église de sainte Anne pour y être souvent entrés afin de prier mais surtout de participer à la célébration eucharistique comme en ce jour. Nous sommes tous conscients que les nombreuses messes célébrées sur cet autel, les nombreux sacrifices eucharistiques suffisent pour faire de cette demeure un lieu saint. Que signifie alors la spécificité de la célébration de ce jour ? Certes, ce lieu est déjà béni par les multiples visites du Seigneur et sa présence réelle mais nous allons le consacrer à Dieu. Je voudrais tout simplement vous inviter à nourrir vos yeux et surtout vos cœurs en voyant comment se déroule la dédicace d’une église.

En entrant dans une église, nous découvrons d’abord le tabernacle et sa lumière rouge qui indique la présence réelle de Jésus dans le très Saint Sacrement de l’eucharistie. Et il est indispensable de tourner son corps et son cœur vers Jésus réellement présent dans l’eucharistie. Dans une église, nous découvrons également la statue de Marie et des saints que nous venonsprier avec dévotion pour leur confier notre cœur et notre prière. Mais ce qui s’impose en premier à nous, c’est l’autel. Et nous voici réunis en ce jour autour de ce splendide autel que nous allons consacrer incessamment dans cette église dédiée à la mémoire de Sainte Anne.

Cet autel majestueux qui attire nos regards est le cœur même de l’église. C’est lui qui rend manifeste l’événement unique qui a changé le cours de l’histoire de l’humanité et lui a valu le salut. Il s’agit bien évidemment du don d’amour de Dieu en Jésus dans le sacrifice de la croix et l’immolation de l’Agneau. Chaque fois que nous célébrons l’eucharistie sur cet autel, et que nous y faisons mémoire de la mort et de la résurrection de Jésus, Dieu se donne, se rend visible.Réellement présent, il habite au milieu de nous. Oui, il est grand le mystère de la foi chrétienne, mystère sublime et incommensurable.

Dans une église, l’autel fait signe immédiatement et il est lui-même signe du sacrement de l’amour de Dieu pour les hommes. Selon la tradition de l’Eglise, l’autel est la mémoire vive du don d’amour de Dieu. Souvenons-nous de ce jour où Noé construisit un autel quand il sortit de l’arche après avoir été sauvé des eaux du déluge.Evoquons aussi Abraham qui a dressé un autel pour faire mémoire de la promesse de Dieu et de sa rencontre avec lui. De la même manière, dans cette église dédiée à la mémoire de sainte Anne, l’autel que nous allons consacrer devient le lieu où, à chaque célébration eucharistique, nous allons faire mémoire du don infini de l’amour de Dieu manifesté dans la mort du Christ sur la croix et sa résurrection du séjour des morts.Tout en prenant en compte les monitions qui vont rythmer les rites de ce jour, je voudrais attirer notre attention sur les quatre gestes qui marquent la liturgie de consécration de cet autel.

Tout d’abord, au début de cette célébration, nous avons aspergé et mouillé l’autel d’eau bénite, comme le Christ baptisé au Jourdain et comme le chrétien à son baptême.

Dans un instant, nous allons consacrer cet autel par l’onction du saint-Chrême consacré lors de la messe chrismale à la cathédrale le Mercredi Saint. Nous allons consacrer cet autel comme le Christ car le nom « Christ » signifie étymologiquement « celui qui est oint, celui qui a reçu l’onction ». C’est l’onction du Saint-Esprit qui fait naître à la vie et à l’amour de Dieu. C’est l’onction qui nous fait renaître à chaque eucharistie à l’épiclèse, c’est-à-dire au moment où à l’autel le célébrant invoque l’Esprit-Saint sur les offrandes du pain et du vin.

Ensuite nous allons parfumer et encenser cet autel pour qu’il répande comme le baptisé la bonne et sublime odeur du Christ, le parfum d’amour du Christ. C’est aussi le parfum de notre prière qui s’élève vers Dieu comme un encens. C’est le parfum de nos offrandes transformées par l’amour indéfectible du Christ. Puis l’autel sera couvert d’une nappe blanche et immaculée. Enfin, avec les cierges et les chandeliers requis pour la célébration de la messe, nous allons illuminer cet autel afin qu’il répande la lumière du Christ ressuscité, la lumière de l’amour plus fort que l’ombre et les ténèbres de la mort. L’illumination festive consistera aussi à allumer toutes les lampes autour de l’autel.

En réalité, à y voir de près, nous avons là les quatre moments forts du baptême : le rite de l’eau, le rite du saint-Chrême, le rite du vêtement blanc, le rite de la lumière.La dédicace de ce jour nous rappelle notre propre baptême. Si la croix constitue l’autel pour le Christ, c’est le Christ lui-même qui est pour nous baptisés, l’autel sur lequel nous offrons nos vies et nous nous offrons nous-mêmes à chaque eucharistie. Le chrétien est pour le monde, l’autel sur lequel les hommes peuvent s’appuyer comme sur un rocher. L’Eglise universelle est aujourd’hui l’autel du sacrifice, l’autel de l’amour. Souvenons-nous que c’est la tradition de l’Eglise depuis les origines de célébrer l’eucharistie sur les tombes des martyrs qui ont donné leur vie en versant leur sang pour témoigner de leur foi. Voilà pourquoi la messe sera désormais célébrée ici sur les reliques de saint Jean-Paul II. L’autel, ce n’est pas seulement une belle œuvre d’art. La consécration de l’église et de l’autel, qui aura lieu dans un instant, fera de cette demeure le lieu où notre assemblée se réunit pour écouter la Parole de Dieu, pour faire monter vers lui notre intercession et notre louange, et surtout pour célébrer les saints mystères. C’est aussi le lieu dans lequel est conservé le Très Saint Sacrement de l’Eucharistie. Ce sont les preuves concrètes de ce qu’est l’Eglise comme temple de Dieu construit à partir de pierres vivantes.

L’autel de l’Eglise, autour duquel nous nous réunissons pour participer au sacrifice du Seigneur et pour être restaurés par la nourriture céleste, est un signe du Christ lui-même, qui est à la fois le prêtre, la victime et l’autel de son propre sacrifice.En somme, l’autel, c’est le Christ.

Soyons donc attentifs aux monitions. Ecoutons le contenu des prières faites au cours de la présente célébration. Ouvrons les yeux pour voir comment l’évêque va oindre l’autel d’huile, procéder au rite de sa parure, de sa vêtue et de son illumination. Vous verrez enfin l’Evêque passer devant chacun des douze piliers marqués de la croix pour les oindre et les éclairer d’une votive. A l’issue de tout cela, toute l’assemblée s’écriera : cette Eglise est consacrée ! Et tous dans le Temple du Seigneur s’écriront : Gloire !

Mais il ne suffira pas seulement de s’écrier"gloire", il faut encore vivre ce que nous célébrons. Il est donc opportun de nous interroger nous, Eglise faite de pierres vivantes sur les implications concrètes de la célébration de ce jour dans notre vie de baptisés surtout à partir des lectures de ce jour et des différents rites qui meublent la présente célébration.

Les lectures de ce jour n’ont pas été choisies exprès, hormis la deuxième lecture qui a été prise pour la circonstance. Nous avons simplement pris les textes de ce samedi de la 19e semaine du Temps ordinaire. Et comme le psalmiste, nous disons : « J’écoute, que dira le Seigneur Dieu ? ». Ou encore comme Samuel, nous disons : « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute ». En réalité, en écoutant ces lectures et en procédant aux différents rites, voici la question à laquelle nous avons à répondre : « Qui habitera ta maison,Qui séjournera dans ton Temple, dans ton église ? Seigneur ?Qui reposera sur ta montagne ? ». Ce sont les textes d’aujourd’hui qui nous aident à répondre.

Dans la première lecture, le prophète Ezéchiel pose le problème qui est loin d’être résolu à notre époque, celui des rapports entre la responsabilité individuelle et la responsabilité collective. Par trois fois, le prophète fait mention de la maison d’Israël, la maison de Dieu : « Pourquoi vouloir mourir, maison d’Israël ? ».La maison d’Israël, c’est nous aujourd’hui. A quelles conditions répondent ceux qui sont habilités à habiter la maison du Seigneur, ceux qui sont habilités à bâtir et à devenir le Temple du Seigneur ? Je voudrais simplement reprendre l’identité des habitants de la maison du Seigneur d’après Ezéchiel : L’homme qui observe le droit et la justice ; L’homme qui ne va pas aux festins sur les montagnes (idoles) ; L’homme qui ne lève pas les yeux vers les idoles immondes ; L’homme qui ne rend pas impure la femme de son prochain ; L’homme qui ne s’approche pas d’une femme en état de souillure ; L’homme qui n’exploite personne ; L’homme qui restitue ce qu’on lui a laissé en gage ; L’homme qui ne commet pas de fraude ; L’homme qui donne du pain à celui qui a faim ; L’homme qui couvre d’un vêtement celui qui est nu ; L’homme qui ne prête pas à intérêt ; L’homme qui ne pratique pas l’usure ; L’homme qui détourne sa main du mal ; L’homme qui tranche équitablement entre deux adversaires ; L’homme qui marche selon mes décrets ; L’homme qui observe mes ordonnances pour agir avec vérité.En fait l’homme idéal qui habitera la maison du Seigneur, celui qui est digne de construire la maison du Seigneur, la pierre vivante qui fera partie intégrante de l’édifice, c’est celui qui pratique les œuvres de miséricorde. Et c’est un heureux constat et en même temps une exigence pour nous de savoir que la consécration de cet autel et de cette église ont lieu au cœur même de l’année du Jubilé de la Miséricorde. Le prophète Ezéchiel conclut en nous invitant à nous faire un cœur nouveau et un esprit nouveau, un cœur d’enfant, pauvre et humble qui peut entrer dans la véritable maison qu’est le Royaume de Dieu.Le Royaume des cieux, la maison de Dieu appartient à ceux qui ont un cœur d’enfant, à ceux qui ressemblent aux enfants. Le naturel de tendresse, d’innocence, de douceur et d’humilité chez l’enfant renvoient à Jésus doux et humble de cœur.

C’est la substance même de l’Evangile. Cette scène est l’une des plus typiques de l’Evangile, avec cette présentation de la tendresse du Christ, qui nous le montre sous un jour spécialement attachant.Le fait de présenter des enfants à un « rabbi », à un Maitre, n’était pas exceptionnel. L’imposition des mains était comprise comme un geste de bénédiction. Jésus, lui, en fait aussi un enseignement. Jésus fait entrevoir le Royaume des cieux comme étant la famille des enfants de Dieu. Dans cette famille, dans cette maison de Dieu, l’enfant qu’est le chrétien est béni, chéri, entouré de soins, appelé à servir dès qu’il le peut, promis à devenir héritier.Le chemin pour devenir membre du Royaume de Dieu, membre de la Maison de Dieu est celui-ci : ressembler aux petits enfants, c’est-à-dire avoir vis-à-vis de Dieu, du Christ et de l’Eglise, une active disposition d’accueil.

Au temps de Jésus, la science d’un maître n’était destinée qu’à des gens qui fréquentaient les écoles.Par conséquent, les femmes, les enfants et les esclaves en étaient privés et exclus. C’est pourquoi les disciples semblent avoir une mentalité de garde-corps vis-à-vis de Jésus. Ils s’estiment chargés d’un certain protocole conforme à l’idée qu’ils se font du ministère de Jésus, Messie et futur roi. Ils n’admettent pas que les petits et les humbles importunent sur son passage un personnage aussi important. Ils rabrouent les mamans qui dérangent le Maître en lui présentant leurs enfants.N’avons-nous pas une telle mentalité dans nos églises aujourd’hui ? Prêtres, curés, vicaires, marguilliers, scouts ?Mais Jésus laisse approcher tout ce monde à la périphérie de l’existence mais qui est digne du Royaume des cieux, de la maison de Dieu. Il faut un cœur d’enfant avec sa transparence, ses grands désirs, sa naïveté même, pour entrer dans le Royaume de Dieu, et devenir pierre vivante dans la maison de Dieu. Il importe certainement de ne pas l’oublier trop vite. En conséquence, quelle est la place et quel est le statut des enfants dans nos églises aujourd’hui ? Quel est notre statut d’enfant dans la maison de notre Père ?Quand nous faisons baptiser nos enfants dans l’Eglise, nous leur permettons d’être touchés par le Christ.C’est l’occasion de rappeler en cette circonstance solennelle que nous devons apprendre à nos enfants le caractère sacré de l’église. Nous devons leur assurer une catéchèse sur l’église en les y amenant de temps à autre pour que le Seigneur enracine en eux son esprit droit, pur, sincère et fidèle.

Dans ce rapprochement entre la figure de l’enfant et l’entrée dans le Royaume, dans la Maison de Dieu, je voudrais également évoquer la tradition catholique qui aime représenter Sainte Anne, patronne de cette église, faisant lire à son Enfant la Sainte Ecriture, comme pour préparer le Cœur de Marie à accueillir en Elle la Parole devenue Chair, le Verbe de Dieu. Nous pouvons y voir, pour nous aussi, une pressante invitation à accueillir cette Parole Vivante avec un cœur d’enfant, à nous en nourrir le plus fréquemment possible, à nous en imprégner pour en témoigner et devenir des pierres vivantes dans la construction de l’Eglise. Puissions-nous faire resplendir ce Temple de Dieu que nous sommes par la sainteté de notre vie.Confions au Seigneur, par l’intercession de Sainte Anne et de Saint Joachim, toutes nos familles et de façon particulière notre famille ecclésiale, la maison que nous construisons. Pensons ici, d’une manière particulière à nos personnes âgées et à nos grands-parents souffrant de quelque maladie.Prions aussi, afin que dans l’Eglise que nous formons les parents entourent leurs enfants de beaucoup de Tendresse et qu’avec générosité, ils les élèvent humainement et chrétiennement. Alors nous bâtirons la maison où Dieu sera tout en tous. Que Jésus qui pose les fondations vous bénisse et que la Vierge Marie, Notre Dame de l’Assomption et Notre Dame de l’Ecoute vous protège. Le Seigneur soit avec vous.

+ Mgr Aristide GONSALLO,

Evêque de Porto-Novo