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Homélie de l’Administrateur à la fête dite "Xogbonuxwe"

Excellence Monsieur le Président de la République,

Honorables députés,

Messieurs les Maires,

Chers invités,

Chers frères et sœurs en Christ,

Fils et filles bien-aimés de Dieu,

Pour la 1ère fois dans l’histoire de Porto–Novo, une manifestation de liesse populaire rassemble les filles et fils des communes d’Adjarra, Akpro–Missérété, Avrankou, Porto–Novo, Sêmê Podji, liés par l’histoire, la tradition et la culture. Cette fête rassemble tous ceux qui sont natifs de cette aire géographique, tous ceux qui y ont vécu, qui y ont étudié, s’y sont mariés et qui l’aiment. L’initiative est heureuse parce qu’elle répond justement à la pensée de notre Dieu Unique qui veut rassembler dans son amour tous ses fils et filles dispersés dans l’humanité pour qu’ils soient UN en lui qui nous a tous faits pour Lui en son Fils Jésus le Christ. Nous félicitons les promoteurs de cet événement qui fait écho à NONVITCHA du MONO, à WEMEXWE dans notre département, à l’Agani de NIKKI dans le Septentrion, etc.…

C’est intéressant que ce regroupement rassemble les locuteurs de plusieurs langues de notre département : xwla, tori, goun et yoruba… C’est un exemple de creuset pour la construction de l’unité nationale qui jure avec tout esprit de régionalisme ou de communautarisme. C’est en même temps une pierre d’attente pour que nous soyons constitués en peuple de Dieu, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob.

C’est d’ailleurs le tout premier message de ce 21e Dimanche du temps ordinaire, où par la bouche du prophète Isaïe la prophétie d’Isaïe, Dieu dit au peuple d’Israël, en toute clarté, qu’il appellera, même des pays les plus lointains qui « n’ont pas entendu parler de Lui », des hommes dont il en choisira beaucoup comme prêtres et comme serviteurs particuliers. Pour Israël, c’est un devoir très difficile de se savoir le peuple élu et de se relativiser, cependant, de manière à apprendre cette vérité : la même élection en touchera d’autres, au temps que Dieu seul connaît. Les autres qui étaient le plus souvent considérés par Israël comme des ennemis de Dieu sont maintenant nommés par lui « vos frères ». Les sacrifices qu’ils offriront dans la maison du Seigneur ne sont pas, comme ceux des païens souillés et sans valeur, car ils seront « dans des vases purs ». Comment Israël se comportera–t–il à l’égard de cette promesse ? L’évangile répond à cette question, car il s’adresse en première ligne à Israël qui ne veut pas tenir pour vrai l’élargissement annoncé. Que des inconnus « viennent de l’Orient et de l’Occident, du Nord et du Midi » « prendre place » avec les ancêtres d’Israël « au festin dans le royaume de Dieu », paraît à ceux auxquels Jésus s’adresse si intolérable qu’avec « des grincements de dents » ils deviennent des premiers qu’ils étaient, les derniers, et même ne sont plus admis à entrer. Il leur faut entendre dire qu’ils faisaient mal, lorsqu’ils s’obstinaient à s’appuyer sur leur prétendue prérogative, pendant qu’ils mangeaient et buvaient avec Jésus, et qu’il enseignait sur leurs places. Les dures paroles qu’ils entendent de Jésus sont des paroles d’avertissement, de mise en garde ; elles ne peuvent provenir que de son amour.

Chers frères et sœurs bien aimés du Seigneur, la fête de Xogbonou que nous célébrons aujourd’hui pour la première fois est une fête de la fraternité, fondement et chemin de paix. La fraternité est un don que chaque homme et chaque femme reçoivent entant qu’être humain, fils et filles d’un même Père. Nous devons nous rappeler que nous tenons notre existence de Dieu, que nous devons aussi notre fécondité humaine à la fécondité éternelle du Dieu trinitaire qui nous appelle nous aussi comme le peuple élu à prendre place au festin dans son Royaume. Nous sommes appelés donc au salut comme tous les autres hommes. Jésus – Christ est la seule porte que nous devons emprunter pour avoir ce salut. Notre fraternité doit être une fraternité en Christ qui rassemble en son Corps qu’est l’Eglise tous ses enfants dispersés. Cette porte est étroite car Jésus pose pour la franchir ces exigences auxquelles bien des hommes ne veulent pas répondre. Notre fraternité doit dépasser notre aire géographique et atteindre non seulement tous ceux qui y habitent, mais aussi toute personne humaine qui accepte de s’abandonner à lui, de tout recevoir de lui, quelles que soient sa race, son ethnie, sa langue et sa religion. Dans ce sens, face aux nombreux drames qui touchent la famille des peuples –- pauvreté, faim, sous – développement, conflits, migrations, pollution, inégalité, injustice, criminalité organisée, fondamentalisme –- la fraternité, nous apprend le Pape François, est fondement et chemin de la paix. Les autres ne doivent jamais être pour nous des antagonistes ou des ennemis mais des frères et sœurs que nous devons aimer. Nous devons éviter de considérer les pauvres, les indigents comme « un fardeau », un obstacle au développement.

Notre mission sur cette terre est de nous considérer comme des frères appelés à partager les dons de la création, les biens du progrès et de la culture, à participer en plénitude à la table de la vie, à être les protagonistes du développement intégral et inclusif.

Don et engagement venant de Dieu le Père, la fraternité encourage à être solidaires contre l’inégalité et la pauvreté qui affaiblissent la vie sociale, à prendre soin les uns des autres surtout des plus petits, des plus démunis avec le cœur même de Jésus – Christ. Dans le conflit, il est important de rechercher les voies du dialogue. Pour nos communes, promouvoir surtout le dialogue inter religieux pour que jamais n’arrive chez nous, comme nous l’entendons ailleurs, la haine, la violence et le mépris des autres. Dans un monde qui développe constamment son interdépendance, nous ne devons pas manquer le bien de la fraternité et de l’unité qui peut vaincre dans nos communes, en particulier, l’expansion de l’indifférence et du mépris de l’autre. La fraternité dans l’amour doit marquer de son empreinte tous les aspects de la vie, y compris l’économie, les finances, la politique, l’éducation, le développement ainsi que les institutions publiques et culturelles.

Dieu nous appelle aujourd’hui en cette fête à nous efforcer de travailler pour donner un visage plus humain à nos communes. Il veut faire de nous son peuple, dans la différence de nos personnes. Ouverts à lui, notre unique Père, nous devons nous accepter comme frères et sœurs et nous enrichir mutuellement. Puissions – nous avoir la force de le faire avec le soutien et le secours de la Vierge Marie, la Mère de Celui qui est venu faire de nous, en son sang versé, en son corps livré, des frères et des sœurs en humanité. Amen !

Mgr Jean Beznoit GNAMBODE,

Administrateur Apostolique du diocèse de Porto-Novo.