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Homélie du 23ème dimanche du temps Ordinaire / B

Is 35, 4-7a

Ps 145/146,7…10

Jc 2, 1-5

Mc7, 31-37

Frères et Sœurs en Christ, les textes de ce 23ème dimanche du temps ordinaire de l’année liturgique B, sont tous animés par un souffle d’espérance que je voudrais vous inviter à découvrir dans les belles promesses qui y sont contenues. C’est beau ! Mais c’est aussi vrai.

Le texte de la première lecture donne bien le ton de ces promesses. C’est Yahvé qui parle par la bouche de son prophète Isaïe : Dites aux gens qui s’affolent : « Soyez forts, ne craignez pas. Voici votre Dieu : c’est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient lui-même et va vous sauver. »

Ce sont des paroles de foi. Et il ne pouvait en être autrement pour Israël qui a passé près de cinquante années en exil, mutilé par de nombreuses atrocités et captif du joug esclavagiste de Nabuchodonosor. Ces paroles recèlent une audace que Dieu seul peut assumer. Pas un homme en tout cas. Et le peuple de Dieu le sait par expérience, au regard des limites et des échecs répétés des faux prophètes et des idoles que lui proposent ces derniers. Car la souffrance a amené ce peuple à se prostituer à ces idoles et à leur vouer un culte idolâtre. Israël a appris ainsi à ses dépens que son salut ne saurait venir d’un homme, mais de Dieu seul.

Le Psaume 145 médité en ce jour affiche cette conviction sans détour : Le Seigneur garde à jamais sa fidélité, il fait justice aux opprimés, aux affamés il donne le pain, le Seigneur délie les enchaînés.Remarquons ici avec raison que c’est Dieu lui-même, le sujet principal qui garde à l’Homme sa fidélité, qui fait justice aux opprimés, qui donne du pain aux affamés et qui délie les enchaînés, bref qui assure son bonheur. Le psalmiste n’aligne pas des mots. Il parle d’expérience. Il a appris à compter sur Dieu, et sur Dieu seul.

Nietzsche et ses sympathisants ne tarderaient pas à avancer leur critique pour traiter d’opium ces paroles de foi, en pensant que l’Homme reste le salut de l’Homme et non un certain Dieu qui reste indifférent à la souffrance et à la misère humaines.

Frères et Sœurs en Christ, il n’y a que Dieu qui sache là où se trouve le vrai bonheur de l’Homme, ce qu’il faut pour l’Homme pour qu’il soit heureux et épanoui. Et cela, Dieu le propose à l’Homme. Il ne l’impose jamais. Le livre du Deutéronome l’avait bien signifié : « Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur… Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, »

L’Homme d’aujourd’hui cherche à être assuré en tout. Il est inquiet lorsqu’il n’est pas sûr de demain, de ce qu’il sera ou fera après. Les compagnies d’assurance en la matière ne manquent pas d’initiatives. On propose l’assurance en tout : assurance travail, assurance maladie, assurance vie, et même assurance mort. C’est vrai, il s’agit d’une question de prévision et d’organisation de sa vie. Mais est-ce que nous nous posons la question sur l’assurance de notre âme. Il faut l’affirmer sans détour. L’assurance de notre âme, c’est Dieu. C’est pourquoi, il nous propose le chemin de la foi en son Fils Jésus-Christ. Saint Jacques nous demande de prendre au sérieux notre foi en Jésus-Christ et de ne pas la mêler avec des considérations de personnes. S’il faut résumer notre méditation de ce dimanche, nous pourrions dire que Dieu nous demande d’apprendre à compter sur lui. Il reste et demeure le Créateur du monde. Il sait ce qui est bon pour l’Homme. Puissions-nous apprendre à aimer ce que Dieu veut pour nous. Amen

Abbé Gildas Prudencio ALANMENOU,

Paroisse Sainte Anne d’Attakè