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Homélie du Nonce à la Messe Chrismale à Porto-Novo

« A celui qui nous aime, Jésus Christ, qui a fait de nous le royaume et les prêtres de Dieu son Père : à lui, gloire et puissance pour les siècles des siècles. Amen. »

Chers Frères dans le sacerdoce, chers frères et sœurs en Christ, Ce soir, nous nous trouvons en présence du mystère de Dieu qui nous aime et nous sauve. Il nous a donné une participation particulière au sacerdoce du Christ, de celui qui est prêtre, autel et sacrifice. Il nous a consacrés par le sacrement de l’ordre, c’est-à-dire, nous a mis à part pour son service, a intervenu dans la profondeur de notre être pour nous conformer au Christ comme alter Christus, prêtre, autel et sacrifice, au service du Peuple qu’il a acquis au prix du sang de son Fils.

L’huile du chrême que nous consacrerons ce soir en est un symbole particulièrement fort. Elle nous place dans une longue lignée de prophètes qui servaient Dieu de tout leur cœur, leur vie, leur pensée et leur force. Cette consécration n’est pas un privilège réservé à une caste mais elle est destinée pour le service du peuple de Dieu. Le prophète est envoyé, comme nous sommes envoyés, en mission dans une paroisse, une école, une œuvre spéciale et même un service dans un autre diocèse du Bénin qui n’est pas béni de nombreux prêtres. Le Peuple de Dieu : Ce n’est pas un hasard que le service du Peuple commence avec ceux qui en constituent la majorité, les pauvres. C’est ainsi que Jésus commence par l’achèvement de la mission du prophète Isaïe : « Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. » Depuis l’élection du Pape François, ce texte et d’autres semblables ont reçu une attention spéciale qui est un appel d’abord à tous ceux qui sont consacrés au service de l’Eglise Famille de Dieu. Le Pape parle, par exemple, d’une église pauvre pour les pauvres et il a déjà fait beaucoup de gestes qui symbolisent cette conviction. Il ne parle pas au nom de quelque idéologie de la gauche mais au nom de celui qui avait fait son discours inaugural à Nazareth il y a 2000 ans.

Qui sont les pauvres ? On pense spontanément à ceux qui n’ont pas les moyens de vivre de façon digne de l’être humain, créé à l’image de Dieu. Il n’est pas difficile de les identifier et d’organiser à leur intention la charité et la solidarité de l’Eglise, qui est partie intégrante de son existence. Jésus, dans son discours, parle aussi d’autres qui souffrent de la pauvreté, les prisonniers, les aveugles et les opprimés. Les prisonniers sont souvent oubliés, pour ne pas parler des conditions difficiles dans lesquelles ils vivent, des conditions qui souvent ne promeuvent pas la réforme de la vie. Les aveugles – ainsi que ceux qui souffrent d’autres handicaps ou conditions sociales ou psychologiques qui peuvent les réduire à une pauvreté dont il est difficile de s’en libérer – toutes ces personnes étaient dans la mission du Christ et doivent avoir une place dans notre mission. Vous avez vu peut-être les images du Pape à la Place Saint Pierre, lorsqu’il allait célébrer la messe de l’inauguration de son pontificat et comment il s’est arrêté pour saluer et caresser un jeune homme gravement handicapé. C’était un message très fort pour les cultures puissantes du monde qui mettent en doute le droit de telles personnes d’exister. Sans le soutien de ses amis et un geste symbolique du Pape, cet homme serait un des opprimés, dont Jésus parle aussi, une catégorie qui inclut tant de personnes qui ont besoin de notre soutien. Il faudrait reconnaître aussi que les mots pauvres, prisonniers, aveugles et opprimés ont aussi un sens spirituel dans les évangiles, parce qu’ils indiquent aussi la condition de l’homme pécheur, qui doit en être libéré. A un paralytique qu’on lui avait amené, Jésus a dit d’abord, « Tes péchés sont pardonnés ». Voici la libération dont tous ont besoin, et nous, les oints du Seigneur, sommes appelés à continuer de façon particulière cette mission du Seigneur qui cherchent la réconciliation des pécheurs avec Dieu.

Je voudrais retourner de nouveau à la pauvreté. Il y a aussi des diocèses au Bénin qui souffrent de la pauvreté, non simplement au niveau des finances mais au niveau du personnel. Etre envoyé, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres, est aussi un appel aux Eglises bénies de tant de vocations sacerdotales de donner de leur abondance à ceux qui regardent la moisson à faire, les opportunités d’évangéliser, mais qui manquent d’ouvriers. Consacrer quelques années au service des Eglises au nord du Bénin, toujours en accord avec les Ordinaires concernés, est un acte d’amour pour les pauvres. Si nous réfléchissons, nous pouvons identifier tant d’opportunités de nous laisser envoyer aux pauvres et avec une certaine vie pauvre, un sacrifice qui participe au salut du monde. Je dis cela à un moment où la présence de l’Eglise et de ses pasteurs est plus importante que jamais.

Voici, chers frères dans le sacerdoce, la traduction en action de l’onction de l’Esprit Saint que nous avons reçue et qui doit être souvent renouvelée. Nous avons des guides pour nous montrer le chemin. Avant la messe, j’ai passé quelque temps au tombeau du Père Mouléro, qui nous a laissé un exemple d’amour des pauvres et des simples auxquels il se consacrait tous les jours. Les exemples d’autres grands pasteurs et missionnaires ne manquent pas. Combien je voudrais que ce saint homme arrive un jour aux honneurs de l’autel !

« A celui qui nous aime, Jésus Christ, qui a fait de nous le royaume et les prêtres de Dieu son Père : à lui, gloire et puissance pour les siècles des siècles. Amen. »

Oui, chers amis, que notre consécration et les symboles de cette grâce que nous portons soient toujours un signe qui offre la vraie espérance au monde, parce que le Seigneur nous a aimés jusqu’à la croix et la puissance de sa résurrection nous guidera pour annoncer sa bonne nouvelle.