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Homélie du dimanche de Pâques

Chers Concélébrants,

Chères Religieuses,

Chers Frères et Sœurs,

Bonne fête de Pâques à tous et à chacun !

Le Christ est vivant. Nous célébrons la Pâques du Seigneur. Nous atteignons en ce jour le sommet de l’année liturgique. Nous entrons aussi dans une nouvelle période liturgique : c’est une nouvelle route qui court entre ce premier dimanche de la résurrection et le dimanche de Pentecôte. Cinquante jours qui célèbrent dans la joie la Pâques du Christ et celle des hommes, cinquante jours pour chanter la libération que Dieu offre à l’humanité : « Ce jour que fit le Seigneur est un jour de joie ! ».Le récit que nous livre l’évangéliste Luc n’est pas seulement la marque d’une histoire qui se termine sur un mystère, aussi merveilleux qu’en soit le terme. Il s’agit de l’événement des événements. La Résurrection est une nouveauté radicale par rapport à toutes nos expériences, qu’elle nous plonge dans la vie même de Dieu.

Je vous invite, chers frères et sœurs, à vous joindre à Cléophas et à son compagnon de route vers Emmaüs. Ils sont rompus de fatigue, de déception, d’amertume. Ils ont connu l’immense souffrance de Celui qui leur semblait être pourtant le Messie et ils l’ont vu mort. Pour eux, c’est un échec épouvantable. Ils ont le sentiment qu’ils ne s’en remettront jamais. Ils ont été trompés dans leur honneur d’hommes et de croyants. Et voici que Jésus leur fait l’honneur de venir à eux et de cheminer avec eux. Sans doute les a-t-il choisis parce qu’ils sont plus particulièrement effondrés, parce qu’ils sont les plus malheureux des hommes. Et Jésus les rebâtit. Il les édifie. Il leur rend courage. Il leur donne couleur au visage et chaud au cœur. Il les nourrit de sa parole, puis de ce pain rompu qui est son Eucharistie et les remet sur la route, en pleine nuit, non plus désespérés mais au plus haut de la joie et de la certitude. Ce soir, nous aussi, nous sommes conviés à la même route et à la même table, à la même parole et au même pain. Il nous faut déposer tous nos soucis, toutes nos déceptions, tous nos doutes. Car le Seigneur est à nos côtés, même si nous ne le reconnaissons pas. Il marche avec nous et notre cœur est tout brûlant de sa joie.

Il est là au plus profond de nos cœurs et nous le colportons partout où nous passons comme un trésor que personne ne peut nous enlever. Il est le rassasiement de tous nos désirs. Il fait sa demeure en nous comme nous demeurons en Lui, dans son amour. Tout cela, c’est sans l’avoir vu si l’on ose dire, sinon avec les yeux de la foi, avec ce regard intérieur, mais plus lucide que le regard en surface de nos yeux du corps, un regard d’aveugle qui caresse sa nuit, mais une nuit sans cesse sur le point de l’embraser d’une LUMIERE venue d’ailleurs, une nuit lumineuse comme la nuit pascale. C’est la nuit obscure du croyant. Elle est ténèbre pour les autres et pour ses propres yeux s’ils sont encore de chair. Mais elle est déjà Lumière au plus profond de son cœur, là où Jésus ressuscité habite avec son Esprit, là où il porte déjà gravé son propre esprit et en son cœur les traits de Lumière de son visage.

Les portes de nos cœurs ont beau être verrouillées, sa douceur les force et à la joie et à la paix qui débordent en nous. Jésus est vraiment au milieu de nous, Lui notre Seigneur et notre Dieu.

Si nous étions sensibles et conscients de cette présence du Seigneur en nous, nous aurions davantage à cœur les autres, les pauvres, les faibles, les plus démunis, les laissés pour compte, les orphelins et les veuves, et les responsables qui sont parmi nous seraient plus soucieux de trouver des solutions au chômage, d’inventer des structures pour répondre aux besoins de notre peuple et de notre société. Nous devons prier pour que nos gouvernants élargissent davantage leurs perspectives, pour faire en sorte que tous les citoyens aient un travail digne, une instruction et une assistance sanitaire convenable. Je suis convaincu qu’à partir d’une ouverture à la transcendance pourrait naître une nouvelle mentalité politique et économique qui aiderait à dépasser les conflits autour du bien commun social.

L’évangile est davantage annoncé si nous sommes ouverts à la transcendance du Ressuscité qui vit en nous et avec nous. Il est salutaire ici de nous souvenir des premiers chrétiens et de tant de frères et sœurs au cours de l’histoire qui furent remplis de joie, plein de courage, infatigables dans l’annonce, et capables d’une grande résistance active. Si nous voulons les imiter, nous devons nous engager dans un véritable combat avec nous-mêmes, parce que la fragilité humaine est toujours présente ainsi la recherche maladive de soi-même, l’égoïsme confortable et, en définitive, la concupiscence qui nous guette tous. Ce combat doit être permanent. C’est là l’expérience de tous les moments de l’histoire.

Nous, disciples du Ressuscité comme les premiers chrétiens, nous devons être des témoins, parce que nous avons reçu au baptême et à la Confirmation l’amour de Jésus.

Quel est cet amour qui ne ressent pas la nécessité de parler de l’être aimé, de le montrer, de le faire connaître ? Si nous ne ressentons pas le désir de parler de Jésus, nous devons le demander dans la prière. Que le Seigneur Lui-même ouvre notre cœur froid, qu’il secoue notre vie tiède et superficielle. Mettons-nous, chers frères et sœurs, sous le regard du Ressuscité vivant dans la gloire du Père. Qu’il vienne toucher notre cœur et notre existence toute entière et nous pousse à communiquer aux autres aujourd’hui dans notre milieu de vie, sa vie nouvelle. « Ce que nous avons vu et entendu, nous devons l’annoncer. Apprenons par conséquent à nous nourrir de la Parole de Dieu, à l’assimiler pour l’annoncer à nos frères et sœurs. Nous ne devons pas avoir peur d’évangéliser. Nos peuples ont top faim et soif d’amour, de miséricorde, de tolérance, de paix etc. C’est Jésus le Ressuscité, le Vivant qui sème ces valeurs dans nos cœurs.

Tournons-nous vers Marie, notre Mère bien-aimée et demandons lui de nous aider à nous laisser toucher, saisir par son Fils et notre Frère qui nous a aimés jusqu’à la fin en donnant sa vie pour nous. Amen !

Père Jean Benoît GNAMBODE,

Administrateur Apostolique du diocèse de Porto-Novo.