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Hommage à toi, papa Jean Pliya

A toi Papa Jean PLIYA pour ton esprit de partage sans limite et pour ta vive attention aux autres.

Te souviens-tu papa, que tu étais mon Professeur de Géographie et de Physique plus précisément de Climatologie quand j’étais en première année en 1977 à l’Université d’Abomey-Calavi ?

J’étais souvent en compagnie de ma grande nièce, Marie-Victoire ZEKPA qui elle, comprenait mieux que moi le cours que tu nous dispensais allègrement et avec beaucoup d’amour ; ton grand désir étant de nous conduire à la réussite. Un jour, je me rapprochai de toi, vu ta grande ouverture, pour te poser mon problème. Sans aucune hésitation, tu as mis à ma disposition en ton domicile ta bibliothèque. J’étais frappé par l’accueil : petite porte qui mène à la bibliothèque soigneusement ouverte avant mon arrivée, table et chaise bien disposées. Il ne me restait qu’à travailler. Ce qui me réconfortait le plus était que, quand tu étais présent, tu m’expliquais les passages que je ne comprenais pas. Constat : mes résultats étaient devenus meilleurs. Papa, je te remercie pour ton esprit de partage et ton sens de dévouement à mon endroit qui ont contribué à relever mon niveau en Climatologie. Peut-être c’est cela qui m’a déterminée à devenir, comme toi, professeur. Qui sait ? Te souviens-tu papa Jean PLIYA, quand on allait à Ouessè pour la rencontre de tes homologues, les Bergers Diocésains du Renouveau Charismatique Catholique du Bénin, j’étais dans ton véhicule et nous avons fait escale à Dassa ? Après avoir prié à la grotte mariale, tu sortis le bol de poisson, de jus de tomate et d’oignon accompagné de piment avec des boules de « lio » que ta tendre épouse avait apprêté pour ton voyage. Tu nous invitas tous, y compris, le chauffeur, à manger. Quel geste ! Ce qui m’a le plus attendrie le cœur est le fait que tu avais voulu partager ta part avec ceux qui n’en auraient pas assez. J’étais candidate et comme je le faisais avec mon feu père, Paulin ZONON, j’en avais pris encore un peu car c’était délicieux. Et je compris !

Je compris que, ce n’était pas seulement ta bibliothèque que tu partageais mais aussi ta nourriture, pour ne pas dire tout. Papa, je te remercie pour ta tendresse à la fois fraternelle et paternelle. Te souviens-tu papa, que tu n’avais pas été seulement mon professeur mais aussi mon accompagnateur spirituel pendant trois ans grâce à ma jeune sœur Marianne DAHOUE qui m’avait montré le chemin. Bien que je sois née dans une famille chrétienne, élevée par les religieuses au cours primaire Notre-Dame des Apôtres à Cotonou et à Pobè, et au cours secondaire Sainte Jeanne d’Arc d’Abomey, le Seigneur t’a permis de me remettre davantage sur orbite, son orbite. Tu ne te fatiguais pas de m’écouter et tu notais abondamment en même temps que tu prais intérieurement.

Papa, je te remercie pour tes prières et conseils qui m’ont appris à aimer et vivre la Parole de Dieu, à donner une place précieuse à la Vierge Marie dans ma vie et à me laisser conduire par l’Esprit Saint. Merci papa de m’avoir aidé à comprendre qu’il n’y a pas l’impardonnable pour celui qui veut suivre le Christ.

Papa, merci à toi de m’avoir instruite aux œuvres qui prouvent la foi (je cite, entre autres, aimer, croire fermement, obéir, prier sans cesse, servir avec humilité, pardonner et espérer contre toute espérance) et aux parasites qui bloquent la croissance spirituelle (la tristesse, l’inquiétude, les murmures, les critiques, s’apitoyer sur soi etc.).

Papa, reçois de tout cœur mes gratitudes car, tout en m’accompagnant spirituellement, ma santé corporelle et physique te préoccupait aussi. Tu disais très affectueusement : « Ne fais pas de ton ventre une poubelle ». Hommage à toi papa Jean PLIYA pour avoir donné la dîme de ton temps et pour m’avoir signifié que je dois en donner moi-même en m’envoyant un jour à Porto-Novo, une dame pour l’accompagner. Tu as fait avec la grâce du Seigneur de l’accompagnée d’hier une accompagnatrice d’aujourd’hui. Que le Nom du Seigneur soit béni !

Papa, ton attention m’amena aussi à être attentive. Te souviens-tu ? Un jour, assise devant toi pour une écoute je t’entendis dire « Pierrette où est ta croix ? » Je tiquai et me rendis compte que je ne l’avais pas portée. Depuis ce jour, je ne l’ai plus oubliée. Je la garde toujours comme la prunelle de mes yeux. Papa, je garde ceci en mémoire comme un évènement d’aujourd’hui. En 1992, je n’étais pas allée au pèlerinage marial à Dassa. Dès ton retour, quand tu me vis, tu me posas la question : « Pierrette, pourquoi tu n’étais pas au pèlerinage ? ». Ahurie je répondis rapidement : « J’étais au baptême de mon neveux, baptême que j’avais demandé de reporter mais en vain. ». Mon étonnement était si grand de constater que tu aies noté mon absence parmi cette multitude de personnes présentes. Je compris combien de fois je suis portée. Comment te dire merci ?

Papa Jean PLIYA, tes souvenirs sont nombreux. Je pouvais en écrire encore et encore. Cependant, je laisse la place à d’autres pour qu’ils écrivent les leurs. Papa Jean PLIYA, homme rempli de foi et d’Esprit Saint, tes souvenirs, tes conseils sont gravés dans ma mémoire. J’en ferai toujours bon usage. Repose en paix papa et dans l’espérance que tu es déjà dans la Maison du Père, intercède pour moi, pour nous tous. Amen !

Pierrette ZONON HOUNSINOU, Bergère Diocésaine du Renouveau Charismatique Catholique de Porto-Novo

Porto-Novo, le 5 juin 2015