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IL EST A NOTRE PORTE, L’AVENT !

Bientôt, le Seigneur viendra ! Préparons-nous à l’accueillir.

Avec la solennité du Christ Roi une année liturgique est bouclée et une nouvelle s’ouvre avec le temps de l’Avent qui commence le dimanche après la Christ Roi. S’il est évident que la liturgie permet aux fidèles de suivre chaque année le déroulement de la vie du Christ, de sa naissance à sa mort et à sa glorification il est aussi bien vrai que c’est grâce à notre célébration que les évènements d’autrefois demeurent un perpétuel « aujourd’hui », un mystère toujours vivant et agissant dans l’Eglise de tous les temps.

Dans quelques semaines nous allons célébrer Noël. Un simple souvenir ? Assurément non. Cette fête religieuse n’est pas un simple souvenir ; elle comporte aussi une présence. Comme l’écrit Dom Casel, « la divinité est présente dans le cortège festival ; visible ou reconnaissable à son activité efficace ». Dans cette perspective, le temps de l’Avent ne saurait se réduire à une simple étape du déroulement normal de l’année liturgique. Il a une portée spirituelle qu’il importe de découvrir. Que recouvre ce mot « Avent », quels sont les traits caractéristiques de cette portion de temps et quelles sont les implications conséquentes de cette période de l’Avent pour nous ?

Avent dérive d’Adventus, mot qui signifiait chez les Romains soit la présence annuelle d’une divinité censément revenue dans son temple soit l’anniversaire de l’avènement de l’Empereur. L’Avent, c’est le fait de Noël, mais non point du Temps où, précisément, l’on attend cette venue de notre Seigneur car à partir du 7e siècle, l’Avent reçut une certaine solennisation et changea d’objet : temps de préparation, il devint temps d’attente. Au lieu de préparer seulement l’anniversaire de la nativité du Seigneur il envisageait maintenant surtout son retour glorieux à la fin du monde.

•Avent, un évènement unique en trois temps

Ce temps laisse entrevoir une triple « venue » : premièrement, c’est le temps de la mémoire. En effet c’est le temps où nous nous préparons à nous souvenir du premier avènement du du Fils de Dieu, celui de l’Enfant Jésus dans la crèche de Bethléem. Deuxièmement, l’Avent est le temps de l’aujourd’hui. La liturgie de l’Avent nous prépare à accueillir le 25 Décembre les grâces de l’incarnation de Dieu. C’est le temps où l’Eglise nous invite à être attentifs aux « signes des temps », à la manifestation du Christ dans l’Eglise, dans ses sacrements et dans le pauvre qui a faim, qui est malade, nu, prisonnier. Troisièmement, le temps de l’avent est le temps de l’avenir. Selon la promesse, le Christ reviendra à la fin des temps, avec gloire et majesté. Ce sera son dernier avènement, son retour, sa parousie.

•Avent, temps d’attente et d’espérance

Pendant des siècles, des générations ont attendu la venue du Messie que Dieu a promis à l’humanité. Il y a plus de 2000 ans, cette attente a été comblée car Dieu a visité son peuple en envoyant au monde son Fils unique Jésus Christ. Mais Dieu n’a pas seulement comblé l’attente des générations d’hier. Il est celui qui répond aux préoccupations des hommes d’aujourd’hui et de demain. C’est pourquoi la liturgie nous offre quatre semaines pour nous faire revivre l’attente de la venue du sauveur .Il ne s’agit pas pour nous de l’attente d’une nouvelle incarnation mais plutôt d’une manière nouvelle de vivre l’incarnation du Fils de Dieu dans notre contexte socioculturel et religieux actuels. En effet, si tout est fait, primordialement, dans le Christ, rien n’est pour autant accompli ; car tout reste à faire, en chacun de nous. Et ceci découle des affirmations de notre Seigneur, tout au long de sa vie. Au jour de son Ascension encore, il laisse au Père le droit et le soin de déterminer « les temps et les moments » de la parfaite restauration messianique.

L’attente évidente qui est caractéristique de l’avent exprime un état d’être dans le temps . Il ne comble pas ceux qui la vivent. Seul l’objet d’attente peut satisfaire convenablement. Mais comment attendre sans espérer ?. Sans cette capacité de résister au temps avec la certitude que le meilleur ne manquera d’advenir, notre avent serait purement et simplement du mimétisme. Et alors, comment faire « l’Avent » de ce qui est déjà advenu ? « Ce que l’on voit, comment pourrait-on l’espérer encore » dit saint Paul. Constatation de l’apôtre pour nous rappeler que nous n’avons pas encore tout reçu. Notre salut est objet d’espérance, et voir ce qu’on espère ce ne serait plus l’espérer(Rm8, 24). Dans l’esprit de saint Paul, par conséquent, les chrétiens eux-mêmes ont quelque chose à espérer, quelque chose qui n’est pas encore advenu et qui doit pourtant être tenu pour important, puisque ce n’est rien moins que le salut. L’espérance de l’Avent nous ouvre l’ère d’un monde nouveau. Elle nous garantit une rencontre personnelle avec Dieu.

Comment vivre notre Avent ?

Notre Avent immédiat c’est d’abord cette période de quatre semaines qu’on pourrait repartir en deux aux regards des lectures et prières prévues par la liturgie. La première partie allant du premier dimanche au 16 Décembre est marquée par la célébration du second avènement du Christ ; la deuxième partie que sont les huit derniers jours est ordonnée à la préparation de Noël.

Les lectures que la liturgie nous propose nous aident à vivre fructueusement ce temps de l’Avent. Elles nous invitent à un désir du royaume qui soit assez spirituel pour que nous sachions reconnaître Dieu à l’œuvre, et suffisamment dominateur pour que l’histoire toute entière nous apparaisse comme la réalisation progressive de cette œuvre de salut. Nous y relirons en effet les passages prophétiques de la Bible qui sont en relation avec la venue du Messie, particulièrement ceux d’Isaïe, de Michée, de Malachie. Aussi une grande part est faite à celui qui prépare les voies, saint Jean Baptiste. De manière plus intime, l’attente se fait avec Notre Dame qui a porté l’enfant dans son sein. Pour Isaïe le Messie apparait au terme d’une longue préparation et le salut est le fait de Dieu, Yahvé accomplissant lui-même la délivrance de son peuple. Jean Baptiste soulignant le caractère surnaturel et divin du salut qui nous vient en Jésus nous détermine comment l’attendre. Pour lui, il est bien vrai que chaque homme et l’humanité tout entière doivent se préparer à la venue de Dieu, mais ce n’est pas autrement qu’en se mettant plus humblement, plus totalement sous sa dépendance comme déjà le soulignent Malachie dans son oracle sur le précurseur (Mal 3, 1) rappelé par l’évangile de Marc(1,3). La Vierge Marie nous offre un exemple encore plus clair de la préparation à Noël. Elle nous apparait comme « la gloire de Jérusalem, la joie d’Israël, l’honneur de notre race ». La Maternité témoigne du parfait accomplissement de l’œuvre divine grâce à la parfaite abnégation de soi qui est celle de la Vierge de Nazareth . Marie parce qu’elle est plus donnée que toutes les femmes dans le vœu même de sa virginité offerte à Dieu se voit comblée d’un Fils qui est de Dieu. Attente de la venue du Seigneur, quelle immense joie pour l’humanité ! Mais une attente dans un état d’alerte. Voilà l’attitude qui convient pour rencontrer celui qui nous est promis ! Le Royaume peut arriver à toute heure. Tenons-nous constamment prêts, parce que la parousie est constamment proche, comme une éventualité désormais immédiate (Cf Phi 4,5 ; 2Th 2,1-2)

Ne nous laissons pas surprendre par la venue de Jésus. Sachons scruter les signes de temps : reconnaitre et accueillir quotidiennement le Seigneur qui nous vient en prenant l’image des plus délaissés, des marginalisés .Allégeons le poids de souffrance de nos frères et sœurs. Vivons l’ Eucharistie en tant que lieu par excellence de l’avènement de notre Seigneur, l’espace de l’avènement d’un monde nouveau et d’une rencontre personnelle avec le Prince de la paix. Soyons vigilants mais sans perdre confiance.

A la suite d’Isaïe et à l’école de Jean Baptiste et de la Vierge Marie, allons tout joyeux à la rencontre de la lumière d’en haut qui vient nous visiter.

Bon temps de l’Avent. Que la lumière du verbe incarné chasse l’obscurité de nos peurs et de nos doutes pour un monde de justice et de paix dans une franche réconciliation.

Père Pierre MONLADE