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Il y a un an, Mère Teresa

Le pape François a salué la fête de sainte Teresa de Calcutta ce 5 septembre 2017, un an après la canonisation du 4 septembre 2016 : « Comme Mère Teresa ouvrons des horizons de joie et d’espérance à tant de gens découragés, qui ont besoin de compréhension et de tendresse. »

A l’occasion de cet anniversaire et de la fête de la sainte, Mgr Francesco Follo, Observateur permanent du Saint-Siège à l’UNESCO, à Paris, qui a bien connu Mère Teresa, propose la réflexion suivante à partir de deux moments décisifs de la vie de Mère Teresa de Calcutta : son voeu spécial de 1942 et son « inspiration » de 1946.

Il y a un an, Mère Teresa

Il y a un an, en proclamant Mère Teresa sainte, le Pape François déclarait : « Cette sainte, tout au long de son existence, a été une généreuse dispensatrice de la miséricorde divine, en se rendant disponible à travers l’accueil et la défense de la vie humaine, la vie dans le sein maternel comme la vie abandonnée et rejetée.

Elle s’est dépensée pour la défense de la vie, en proclamant sans relâche que « celui qui n’est pas encore né est le plus faible, le plus petit, le plus misérable ».

Elle s’est penchée sur les personnes abattues qu’on laisse mourir au bord des routes, en reconnaissant la dignité que Dieu leur a donnée.

Elle a fait entendre sa voix aux puissants de la terre, afin qu’ils reconnaissent leurs fautes face aux crimes – face aux crimes – de la pauvreté qu’ils ont créée eux-mêmes.

La miséricorde a été pour elle le ‘‘sel’’ qui donnait de la saveur à chacune de ses œuvres, et la ‘‘lumière’’ qui éclairait les ténèbres de ceux qui n’avaient même plus de larmes pour pleurer leur pauvreté et leur souffrance.

Sa mission dans les périphéries des villes et dans les périphéries existentielles perdure de nos jours comme un témoignage éloquent de la proximité de Dieu aux pauvres parmi les pauvres. »

Dans le sillage de notre Pape, je me permets de faire connaître deux « secrets » de son cœur qui ont plus particulièrement marqué et inspiré sa relation avec Jésus. Le premier concerne un vœu personnel extraordinaire que Mère Teresa a fait en 1942. Le second se rattache à la source de l’inspiration de Mère Teresa pour servir le plus pauvre d’entre les pauvres. Ces deux trois phénomènes nous amènent à apprécier plus amplement la profondeur de la sainteté de Mère Teresa ainsi que la pertinence de son exemple et de son message pour notre temps, particulièrement si on les met en rapport les uns avec les autres.

1. Le vœu de 1942 – « Quelque chose de beau » pour Jésus

Mère Teresa était par dessus tout une femme amoureuse de Dieu. Elle semble être tombée amoureuse de Lui très tôt et avoir progressé dans cet amour sans obstacle sérieux. Son éducation a été marquée par la foi catholique et une vie spirituelle sérieuse. Elle révèle dans un certain nombre de lettres personnelles que Jésus a été le premier et l’unique à captiver son cœur : « Depuis l’enfance le Cœur de Jésus a été mon premier amour. » Dans cette intimité avec Jésus, Mère Teresa a reçu une grâce particulière au moment de sa Première Communion : « Depuis l’âge de 5 ans et demi, lorsque je L’ai reçu pour la première fois, l’amour des âmes est venu avec. Cela a augmenté avec les années. »

En effet, l’amour de Mère Teresa pour Jésus et pour son prochain a tellement augmenté qu’à l’âge de dix-huit ans, elle quitta sa famille et sa patrie pour répondre à l’appel de Jésus pour une vie de missionnaire en Inde en tant que Sœur de Loreto. Huit ans plus tard, elle a prononcé ses vœux définitifs pour le Christ en tant que religieuse. Six mois après avoir prononcé ses vœux définitifs, elle était toujours saisie par un effroi mêlé de respect lorsqu’elle pensait à la joie intense que l’événement avait provoqué. « Si vous pouviez savoir combien j’étais heureuse », écrivait-elle de chez elle à son père spirituel à Skopje, le p. Jambrekovic, S.J. : « J’aurais pu mettre le feu à mon propre holocauste de mon plein gré (…). Je veux être entièrement à Jésus (…). Je donnerais tout pour Lui, même ma vie. »

Car en avril 1942, elle avait fait le vœu spécial de donner à Jésus tout ce qu’il lui aurait demandé, sans rien lui refuser.

Donc si l’on veut imiter Mère Teresa, il faut « faire quelque chose de beau pour Jésus », vivant l’amour dans la vérité et dans la joie.

2.« L’inspiration » de Mère Teresa

Après qu’elle a prononcé ses premiers vœux en mai 1931, Mère Teresa a été envoyée à la Communauté des Sœurs de Loreto à Calcutta et elle a enseigné à l’école St. Mary Medium School pour jeunes filles de Bengali. L’école était rattachée au couvent et accueillait des orphelins et des enfants pauvres à la fois, des élèves en externat et en internat. Parmi d’autres responsabilités, la jeune religieuse zélée s’occupa d’une autre école de Loreto, l’école St. Teresa Medium School de Bengali, située sur la Lower Circular Road. L’excursion quotidienne à travers la ville lui permit d’observer les besoins et les souffrances des pauvres. En mai 1937, après que Mère Teresa prononça ses vœux définitifs en tant que Sœur de Loreto, elle continua à St. Mary, en enseignant le catéchisme et la géographie. En 1944, elle devint la Principale de l’Ecole.

En classe, Mère Teresa était bien plus qu’une présence. Elle voulait faire partager à ses élèves sa vision surnaturelle de la vie et les amener à une foi plus profonde. Elle a également eu l’occasion de servir les pauvres dans des cliniques dirigées par les Sœurs de Loreto. Ces rencontres eurent un impact important sur elle. C’était l’environnement providentiel dans lequel Dieu était en train de la préparer à sa future mission, bien qu’elle n’en fût jamais consciente.

Pendant ces années à Loreto, Mère Teresa a été remarquée pour sa charité, sa générosité et son courage, sa capacité pour le travail pénible, un talent naturel pour l’organisation et un esprit joyeux. Elle était une religieuse qui priait beaucoup, croyante et fervente. Bien que personne n’eût connaissance de son vœu personnel en 1942, son amour et sa générosité étaient évidents pour tous. Elle était très aimée et admirée des Sœurs de sa communauté ainsi que de ses élèves et internes de St. Mary.

Mère Teresa quitta le couvent de Loreto à Entaly, Calcutta, pour un congé et une retraite de huit jours à Darjeeling le soir du lundi 9 septembre 1946. Le lendemain, lorsqu’elle était dans le train, Mère Teresa entendit pour la première fois la voix de Jésus sous la forme d’une locution intérieure. Pendant les mois qui suivirent, par le biais d’autres locutions intérieures et de visions intérieures, Jésus lui demanda d’établir une communauté religieuse qui serait au service du plus pauvre des pauvres, et comme Mère Teresa le formula, « pour étancher sa soif de l’amour et des âmes. » Cette expérience dans le train se révéla être la plaque tournante dans la vie de mère Teresa ; elle fit toujours référence à celle-ci en tant qu’un « appel dans l’appel. » Le 10 septembre devint une fête du « Jour de l’Inspiration. » parmi les Missionnaires de la Charité.

Enfin, à mon avis, il y a une troisième chose à souligné, qui n’est pas un secret, mais qui n’est pas très connue : Mère Teresa était joyeuse. Elle disait : « La meilleure façon de montrer notre reconnaissance à Dieu et aux gens, c’est d’accepter toute chose avec joie. »

« La joie est prière, qu’elle soit le signe de votre générosité, de notre altruisme, de notre amitié avec le Christ. La joie est amour : un cœur joyeux est le normal résultat d’un cœur qui brule par amour, donc il faut donner le plus possible avec joie, La joie est un réseau d’amour. La joie est notre force » (Nm 8,10), aimait aussi dire Mère Teresa.

Quand pour la première fois je découvris que l’esprit de Mère Teresa est composé pas seulement par l’amoureuse confiance (loving trust) et par le total abandon (total surrender), mais aussi par la joie (cheerfulness), j’en fus surpris. Oui, je fus surpris par la joie !

Après, en rencontrant cette sainte femme et ses sœurs, je les ai toujours vues souriantes, leur joie, partagée en donnant à manger aux pauvres, mais surtout en se donnant avec joie et tendresse à Dieu et aux pauvres. J’ai compris encore mieux que l’Evangile est cette heureuse nouvelle qui se communique avec et par la joie.

Une des phrases de M. Teresa qui m’a toujours et le plus touché est : « Ne laissez aucune tristesse être forte au point de vous faire oublier que le Christ est ressuscité ».

La sainteté est gratuité et reconnaissance

Source : zenit.org