lundi 16 octobre 2017



A c t u a l i t é s
lundi 16 octobre 2017
Le weekend des 07 et 08 octobre 2017 restera (...)

mardi 26 septembre 2017
Créée en 1932, la communauté catholique de Zian, (...)

jeudi 7 septembre 2017
Le rêve devient une réalité. Les 270 prêtres de (...)

mardi 22 août 2017
Le mardi 22 août 2017, en la mémoire de la (...)


En vrac !
mercredi 9 août 2017
L’euthanasie est le « meurtre délibéré moralement

vendredi 4 août 2017
Le pape François invite les religions à « prier (...)

mercredi 2 août 2017
Radio Vatican en français salue le 100e (...)

lundi 31 juillet 2017
A l’occasion de la « Journée mondiale de la (...)

lundi 31 juillet 2017
L’engagement de l’Eglise pour la promotion des (...)

mercredi 14 juin 2017
N’aimons pas en paroles, mais par des actes (...)

mardi 21 février 2017
Ils étaient tous au rendez-vous, les mouvements et

jeudi 2 février 2017
Chers frères et sœurs, bonjour ! Dans les (...)

lundi 2 janvier 2017
Cher frère, Aujourd’hui, jour des Saints (...)

dimanche 25 décembre 2016
« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le (...)


V a c a n c e s
vendredi 11 juillet 2014
La communauté des sœurs Salésiennes Missionnaires de

jeudi 27 juin 2013
Pour marquer l’Année de la foi, l’aumônerie (...)

Aller à : Accueil du site > Autres articles > JOURNEE NATIONALE

JOURNEE NATIONALE DE CHARITE : Homélie de l’Administrateur.

Chers frères et Sœurs Bien-aimés du Seigneur,

Nous sommes rassemblés aujourd’hui, en ce premier dimanche de l’Avent dans cette paroisse du Sacré-Cœur de Jésus, pour célébrer la Journée Nationale de Charité. Je souhaite à tous et à chacun, la bienvenue à cette célébration où nous voulons manifester notre foi et notre reconnaissance à Dieu qui nous donne d’exprimer, non seulement la compassion de Jésus, mais aussi par des gestes concrets, notre solidarité et notre charité à l’endroit de toute personne en détresse, au cœur de l’Eucharistie où il vient excellemment à notre rencontre.

La première lecture de ce dimanche nous parle de justice, une justice attentive aux pauvres et aux malheureux pour que soit effectivement réalisée, par notre entremise, la promesse faite dans l’Alliance avec nos pères, et avec nous au baptême. La justice de Dieu vis-à-vis de nous tous ici présents, c’est sa grâce, celle qu’il nous a faite au baptême en son Fils bien-aimé le Seigneur Jésus-Christ, où nous sommes devenus enfants de Dieu, frères et sœurs de ce même Père qui nous aime et fait miséricorde.

Au seuil de ce temps de l’Avent, le Seigneur, par la bouche du prophète Jérémie, nous fait redécouvrir la justice de Dieu ou la justice qu’est Dieu. (« Le Seigneur-est-notre-justice »), bien différente de la justice qui, elle consiste à restituer à l’autre son dû. Face à Dieu, nous devons savoir que nous n’avons aucun mérite digne de sa miséricorde infinie. Comme l’écrira Saint Augustin : « cherche où est la justice et vois si tu découvres autre chose que la grâce. ». Cette grâce, sachons-le bien, chers frères et sœurs, comme une semence, est enfouie au plus profond de notre être, au cœur de notre histoire personnelle, pour la faire croître et régner progressivement vers la délivrance et la sécurité, en un mot, vers le salut.

Au moment où nous nous préparons à accueillir de nouveau la présence de notre Sauveur en nous et parmi nous, voici que le Seigneur nous assure qu’il vient et intervient dans nos vies, mais à condition que nous continuions de marcher à sa rencontre dans le droit et la justice. L’Evangile de ce jour nous décrit cette venue dans son langage conventionnel, avec de belles et grandes images cosmiques, une manière de dire que Dieu est le Maître. Comment s’étonner que Luc utilise ces images quand on sait qu’à l’époque, la plupart des peuples adoraient les astres comme les êtres surnaturels là-haut, dominant le monde et dominant le destin des hommes ? Et comment ne pas songer aux succès apparents toujours actuels des horoscopes et de l’astrologie, des consultations divinatoires, des visions ésotériques et des pseudo-divinités ? La Parole de Dieu déclare que le jour viendra où toutes ces réalités s’évanouiront lamentablement parce qu’il n’y a pas d’autre dieu que Dieu ! Luc insiste sur les réactions des hommes aux événements-signes. Il s’agit davantage, chers frères et sœurs, d’un drame humain que d’un bouleversement matériel. L’homme de tous les temps, celui d’aujourd’hui comme celui d’hier, est tenté d’annuler le temps. Nous n’aimons pas l’inattendu, l’imprévisible. Qu’est-ce qui va se passer ?

L’inconnu est toujours redoutable. Or, Dieu vient et intervient à travers l’événement. La destruction de Jérusalem et de son temple, par exemple, puisque c’est d’abord de cela que parle Jésus, est un événement redoutable, affolant, et c’est pourtant le signe que Jésus vient sur les nuées. C’est comme si on commençait aujourd’hui une révolution détruisant le Vatican ou nos grandes cathédrales. Il ne manque d’ailleurs pas de prophètes de malheur, pour nous annoncer ces catastrophes équivalents ou pires : péril nucléaire, surpopulation, pollution galopante etc.… Beaucoup d’idéologies actuelles ne font qu’exploiter cette peur naturelle de l’humanité. Mais, à l’affolement des païens, correspond le redressement des croyants. « Les hommes mourront de peur, vous, redressez la tête. Votre rédemption est proche. » L’Avent, c’est le temps de la délivrance. Notre cœur ne doit pas s’alourdi dans les soucis de la vie et le tourbillon de la vie, dans l’excès des préoccupations temporelles et matérielles.

En contraste avec la peur des hommes, Jésus qui s’identifie au Fils de l’Homme transforme totalement ces catastrophes ou ces visions. Il n’apparaît pas comme un être céleste. Il est Fils de Marie, il n’est pas « dans les nuages », il partage en tout la condition humaine commune ici-bas. C’est bien « au-dedans » des réalités humaines que le changement doit se faire. Mais tout le dynamisme de cette transformation ne peut venir de l’idolâtrie des idéologies et des puissants en place, ni des structures politiques. Il ne vient que de la Parole de Dieu qui nous tourne vers Dieu et cette conversion à Dieu a des conséquences morales et sociales : lutte contre l’égoïsme, l’injustice, le matérialisme pratique, l’esclavage du plaisir et de l’argent, la paresse, la domination des autres.

L’œuvre de Dieu ici, ce n’est pas de condamner, c’est de « sauver ». Il n’est pas possible que l’histoire sainte, l’histoire humaine où Dieu agit, se termine en impasse. Mais tous, chers frères et sœurs, disciples de Jésus-Christ, nous devons avancer dans le monde en nous laissant dire par le Christ, comme à ses Apôtres : « N’ayez pas peur ! » Si « la foi grandit et se renforce en croyant », retenons également que sans la charité elle ne porte pas de fruit.

La pastorale sociale de l’Eglise Catholique du Bénin œuvre depuis bientôt 55 ans aux côtés des populations béninoises les plus marginalisées et plus particulièrement dans les domaines :

-  de la protection de l’enfance ainsi que la défense des droits des mineurs ;

-  la santé : plus précisément la prise en charge communautaire des personnes atteintes de maladies chroniques ou handicapantes (VIH/SIDA, paludisme, tuberculose, etc.…) ;

-  le plaidoyer et la défense de la paix et de la cohésion sociale au Bénin ;

-  l’autonomisation des personnes vulnérables ; surtout les femmes, à travers la formation et les activités génératrices de revenus.

-  des urgences et de la réhabilitation ;

De nouveaux théâtres et chantiers humanitaires apparaissent de nos jours et aussi la persistance de certaines graves atteintes aux droits et à la dignité de nos frères et sœurs. Tous ces maux et fléaux sont d’autant plus aggravés par un environnement mondial rendu vicié par la crise financière internationale.

Chers frères et sœurs bien-aimés du Seigneur, nous pouvons nous rendre compte par ces maux, que les pauvres nous sont confiés et que, sur cette responsabilité, Dieu nous jugera (Cf. Mt 25, 31-46). Nous devons ouvrir nos cœurs à la souffrance de tout homme. C’est par notre charité que Dieu vient à la rencontre de toute personne. C’est là une dimension de la mission qui caractérise la foi catholique que nous professons. Et le Pape Benoît XVI lui-même, dès les premieres pages de l’Encyclique « Caritas in veritate », avait déjà souligné que « la charité est la voie maîtresse de la doctrine sociale de l’Eglise. Toute responsabilité et tout engagement définis par cette doctrine sont imprégnés de l’amour qui, selon l’enseignement du Christ est la synthèse de toute la loi. »

Je vous invite donc, chers frères, à manifester tout à l’heure votre foi en l’amour de Dieu pour vous. Votre attitude bienveillante et compatissante sera pour plaire uniquement à ce Dieu envers lequel nous ne sommes que des débiteurs. Nous sommes invités à transformer nos rapports interpersonnels en rapport de convivialité fraternelle et de charité active et efficace. Ainsi, quand le Seigneur reviendra, il trouvera que notre vie coïncide de plus en plus à l’avènement de son règne parce que « notre âme ne se sera contentée de rien qui soit moins que Dieu lui-même ». Amen !

Père Jean Benoît GNAMBODE Administrateur Apostolique de Porto-Novo