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V a c a n c e s
vendredi 11 juillet 2014
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Journées Diocésaines de la Jeunesse à Sakété : Homélie

Chers Confrères dans le Sacerdoce et Concélébrants,

Chères Religieuses, Consacrées du Seigneur,

Chers Jeunes,

Chers Frères et Sœurs de la Paroisse Sainte Anne de Sakété,

Fils et filles bien-aimés de Dieu,

La passion de Jésus-Christ dont nous venons d’entendre le récit n’est pas un mythe, mais se tient, « sous Ponce – Pilate », sur le sol ferme de l’histoire. C’est la concrétisation de ce qui se produit du début jusqu’à la fin, de la tragédie de l’humanité. Dieu est « frappé, et on crache sur lui » avec mépris, tandis qu’il s’abaisse jusqu’au plus bas pour nous et afin de prendre sur lui nos ordures, nos déchets. De la grande passion selon saint Mathieu, quelques motifs principaux peuvent être dégagés :

1- Le repas de don eucharistique de Jésus se produit après la désignation du traitre, en vue donc de la passion déjà engagée, et aussi avec la claire vision que tous ses disciples vont se scandaliser à cause de moi cette nuit même, Pierre y compris, et lui précisément. Jésus sait qu’il doit souffrir le tout dans une solitude complète, en raison de quoi les disciples eux-mêmes dorment au mont des oliviers ; avant l’achèvement de la Passion, personne ne peut réellement suivre Jésus. La charge du péché du monde commence, dans sa solitude, avec le Père qui disparaît, à marquer son poids insupportable comme celui qui est l’objet d’une exigence excessive. Jésus doit prier : « s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ». Remarquons que la coupe est l’image vétérotestamentaire de la colère de Dieu contre le péché. Mais celui qui est déjà livré eucharistiquement doit prendre sur lui, selon la volonté du Père, ce qui est apparemment impossible : à notre place, « pour nous ».

2- Trahison et jugement – Tradition pour un chrétien et rendement déclaré par le plus familier des disciples, le représentant de l’Eglise future ; refus de croire que ce doux puisse être le Messie combattant, que les juifs attendent ; crainte de pouvoir être tenu sérieusement pour un disciple du condamné. Les juifs commettent la seconde trahison ; cet homme qui se prétend le Messie et le Juge du monde ne correspond nullement à l’image politique du Messie, qu’ils s’étaient figurée. Finalement c’est une trahison à l’égard de la foi pure d’Abraham. De même que Judas pense de manière juive puisqu’il trahit Jésus, ainsi les Juifs pensent d’une manière païenne, puisqu’il livre Jésus au gouvernement romain. Maintenant, c’est le peuple élu qui le trahit. L’interrogatoire devant Pilate, le païen, ne peut mener à rien, puisque maintenant toute médiation fait défaut. C’est pourquoi, Jésus, la Parole de Dieu, se tait après avoir professé, qu’il est le Roi des Juifs. Il ne peut ni ne veut arrêter le destin en marche, ou même seulement l’infléchir. Le destin s’achève à la croix, où maintenant le Père aussi, pour laisser s’achever la passion, l’abandonne. Tandis que la raillerie du monde l’entoure jusqu’à la fin, il pousse son dernier cri et sombre dans la mort.

Seul Mathieu décrit l’événement de la croix dans des couleurs que voici : ténèbres, tremblement de terre, ouverture des tombeaux (mais les morts n’en sortent qu’après la résurrection de Jésus), déchirement du rideau du temple comme signe que le culte d’Israël est passé. La croix qui se tient au milieu de l’histoire du monde est en même temps sa fin ; c’est vers elle que court toute l’histoire. Le jugement du monde a lieu. C’est maintenant le jugement du monde. Avec la mort de Jésus, et désormais avec toute mort, le monde de la mort et des enfers s’ouvre réellement, pour donner à l’humanité, à la suite de la résurrection de Jésus, de ressusciter avec le Christ.

Chers frères et sœurs, chers jeunes, avec la passion et la mort de Jésus quelque chose de nouveau doit commencer ; c’est l’accueil de l’accomplissement du dessein d’amour de Dieu sur le monde. La mort du Christ est le passage à la vie ; nous devons en témoigner, prioritairement peut-être en accompagnant ceux et celles qui sont encore aujourd’hui sur le chemin de leur passion : le Christ est déjà avec eux.

Père Jean Benoit GNAMBODE

Administrateur Apostolique du Diocèse de Porto-Novo.