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L’ECONOMIE SACRAMENTELLE (Suite et fin)

III LES SEPT SACREMENTS DE L’EGLISE

· Par sa vie, sa mort et sa résurrection, le Christ nous donne accès aux biens éternels. « Dans les sacrements, l’Eglise reçoit déjà une anticipation de la vie éternelle, tout en demeurant « dans l’attente de la bienheureuse espérance et de la manifestation de la gloire de notre Dieu et Seigneur Jésus Christ » (Tt2, 13) » (C.C.E.C.n°232) · Nous pouvons déjà goûter dès ici-bas les « fruits de la Rédemption du Christ ». En célébrant les sacrements, l’Eglise nous les communique. C’est le Christ lui-même qui agit à travers les sacrements administrés par les ministres de l’Eglise. C’est pourquoi les sacrements sont efficaces en eux-mêmes « indépendamment de la sainteté personnelle du ministre ; toutefois les fruits du sacrement dépendent aussi des dispositions de ceux qui les reçoivent ». Les sacrements sont des actes du Christ confiés à l’Eglise pour son édification (Cf. C.C.E.C.n°220 ; 225 ; 226 ; 229).

Ce sont « des signes sensibles et efficaces de la grâce, institués par le Christ et confiés à l’Eglise, par lesquels nous est donnée la vie divine. Ils sont au nombre de sept : le Baptême, la Confirmation, l’Eucharistie, la Pénitence, l’Onction des malades, l’Ordre et le Mariage. » (C.C.E.C. n°224).

Les signes et les gestes, qu’accompagnent les paroles dans sacrements, proviennent de plusieurs sources : « certains proviennent de la création (la lumière, l’eau, le feu, le pain, le vin, l’huile) ; d’autre encore, de l’histoire du salut dans l’Ancienne Alliance (les rites de la Pâque, les sacrifices, l’imposition des mains, les consécrations). De tels signes, dont certains sont prescrits et immuables, assumés par le Christ, sont porteurs de l’action du salut et de la sanctification. » (C.C.E.C. n°238). Les signes qui sont susceptibles de changement sont modifiés selon le juste jugement de l’Eglise ‘‘ qui a le pouvoir et parfois le devoir de (les) adapter aux cultures des différents peuples’’ (C.C.E.C. n°249). Les Pères de l’Eglise ont unanimement reconnu la vérité fondamentale selon laquelle les sacrements de l’Eglise sont nécessaires au salut du genre humain. Signes de l’alliance et du culte en esprit et en vérité, ils sont des gestes du Christ qui vient à notre rencontre. Par ces actes, le Christ délivre du mal, guérit, pardonne, sanctifie, rend l’espoir, la vie et le bonheur. En exhortant à chercher le Royaume de Dieu et sa perfection, le Christ entretient et développe la vie de sa famille, l’Eglise. L’Eglise est le dépositaire des sacrements institués par le Christ pour le bonheur de l’homme et de tout homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Les sacrements ne sont pas des gestes magiques qui sauvent l’homme sans son action propre, mais des rencontres entre Dieu et l’homme dans l’amour par la foi. C’est pour cela que la liturgie de chaque sacrement de l’Eglise Catholique présent toujours quatre (4) éléments :

La Parole de Dieu qui montre l’initiative de Dieu et qui fait appel à l’homme à vivre l’alliance avec Dieu

La profession de foi qui est la réponse de l’homme à cet appel et qui engage l’homme à vivre ce qui est célébré Le Signe sacramentel qui est un geste accompagné d’une parole ü L’action de grâce de toute la communauté réunie qui reconnaît les merveilles de Dieu. Les différents sacrements peuvent être classés en 3 catégories :

Les sacrements de l’initiation chrétienne : Baptême, Confirmation et Eucharistie. Les sacrements de la guérison : Pénitence et Onction des malades. Les sacrements au service de la communion et de la mission : Ordre et Mariage.

· Le rite essentiel du sacrement du Baptême consiste « à plonger dans l’eau le candidat ou à verser de l’eau sur sa tête, en prononçant l’invocation : au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. » (C.C.E.C.n°256). · Quant au sacrement de la Confirmation, toute personne déjà baptisée ‘‘ peut et doit le recevoir, et cela une seule fois. Pour le recevoir efficacement, le baptisé doit être en état de grâce.’’ Pour l’administrer, l’évêque ou le prêtre délégué utilise le Saint-chrême. Le ministre impose les mains au confirmand et prononce les paroles sacramentelles propres au sacrement lorsqu’il fait l’onction sur le front du baptisé en disant : « Sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu » (Cf. C.C.E.C. n°267 ; 270). · « L’Eucharistie est le sacrifice même du Corps et du Sang du Seigneur Jésus, qu’il a instituée pour perpétuer au long des siècles jusqu’à son retour le sacrifice de la croix, confiant ainsi à son Eglise signe de le mémorial de sa Mort et de sa Résurrection. L’Eucharistie est le signe de l’unité, le lien de la charité, le repas pascal, où l’on reçoit le Christ, où l’âme est comblée de grâce et où est donné le gage de la vie éternelle. » (C.C.E.C. n°271) · Les éléments essentiels du sacrement de la Réconciliation encore appelé Sacrement de Pénitence, du Pardon, de la Confession, de la Conversion) sont au nombre de deux : -les actes accomplis (examen de conscience, contrition, confession, satisfaction) par l’homme qui se converti sous l’action de l’Esprit Saint et l’absolution du prêtre qui, au nom du Christ, accorde le pardon et précise les modalités de la satisfaction. (Cf. C.C.E.C.n°302.303). · Tout fidèle baptisé peut recevoir le sacrement de l’Onction des malades lorsqu’il commence à se trouver en danger de mort en raison de la maladie ou de son âge. Le même fidèle peut le recevoir de nouveau plusieurs fois, si l’on constate une aggravation de la maladie ou dans le cas d’une autre maladie grave. La célébration du sacrement (qui ne peut être administré que par les Evêques ou les prêtres) doit être précédée, si possible, de la confession individuelle du malade. (Cf. C.C.E.C. n°316 ; 317). · « Le Viatique est l’Eucharistie reçue par ceux qui vont quitter cette vie terrestre et qui préparent leur passage vers la vie éternelle. Reçue au moment de passer de ce monde au Père, la Communion au Corps et au Sang du Christ mort et ressuscité est semence de vie éternelle et puissance de résurrection. » (C.C.E.C.n°320). · Le sacrement de l’Ordre comprend trois degrés : l’épiscopat, le presbytérat et le diaconat. · Ne peut recevoir validement le sacrement de l’Ordre qu’un baptisé de sexe masculin jugé apte par l’Eglise. Pour l’épiscopat, le célibat est toujours requis. Dans les Eglises Catholiques de rite latin, sont acceptés ordinairement au presbytérat des hommes croyants qui vivent dans le célibat et qui veulent garder » à causse du royaume des ceux » (Mt 19 ; 12).Cette discipline vaut pour les diacres ordonnés en vue presbytérat. Quant aux diacres permanents ; il leur est permis de se marier avant l’ordination. Dans les Eglises catholiques de rite oriental ; des hommes mariés peuvent être ordonnés prêtres ; mais on n’accepte pas le mariage après l’ordination. Des hommes déjà mariés peuvent eux aussi accéder diaconat permanent. (Cf.C.C.E.C. n°332-334). · « L’union matrimoniale de l’homme et de la femme, fondée et structurée par les lois du Créateur, est ordonnée par nature à la communion et au bien des conjoints, à la génération et à l’éducation des enfants. Selon le plan originel de Dieu, l’union matrimoniale est indissoluble, comme Jésus Christ l’a affirmé : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Mc10, 9) (C.C.E.C. n°338)

Conclusion

En définitive, Dieu veut entrer en communion avec tous les hommes. Notre cœur est sans repos tant qu’il ne se tourne vers Dieu. Notre vie est modelée intérieurement par la communion avec la Trinité Sainte et les Sacrements au long de toute notre existence. Pour vivre, entretenir, célébrer et témoigner de cette alliance partout au long de la vie, les chrétiens qui ont fait l’expérience du Ressuscité à l’instar des premiers disciples se rassemblent dans le souvenir de Jésus et l’attente de son retour. Ils accueillent dans l’eau du baptême leurs nouveaux frères. Ils se laissent pénétrer par l’Esprit au sept dons sacrés. A la fraction du pain, ils n’ont qu’un seul cœur, une seule âme et un seul esprit en formant dans l’unité une seule et même famille. Ils sont renouvelés par le pardon et la réconciliation. Le Christ victorieux du mal, de la souffrance et de la mort vient les consoler et les guérir dans la maladie. Ils vivent le mariage dans l’union de Dieu. Ils reçoivent et collaborent avec les serviteurs et servantes de tous.

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Sources : La Bible de Jérusalem ; La Bible des Peuples ; Le Catéchisme de l’Eglise Catholique et son Compendium ; Le Vocabulaire de Théologie Biblique ; Dossiers de Catéchèse sur les sacrements ; La célébration des Sacrements ; Le livre des sacrements.

Abbé Romain AHOLOU,

Aumônier diocésain de la Catéchèse et Curé de Gbozounmè.