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L’EFFUSION DE L’ESPRIT SAINT

Nous voilà arrivés au terme du cycle pascal, noyau de l’année liturgique. Le Carême nous a préparés à la grande fête de Pâques et le temps pascal à la dernière fête du cycle, la Pentecôte. L’œuvre de rachat et de régénération accomplie par le Christ va trouver son achèvement. L’Esprit Saint est envoyé aux Apôtres, les colonnes de l’Église naissante, et il y restera jusqu’à la fin des temps. C’est lui le protagoniste de la première expansion de l’Église, de toutes celles qui ont suivi et de sa sanctification. C’est pourquoi la Pentecôte est beaucoup plus que le simple rappel d’un événement passé. Elle est l’actualisation du mystère pascal et de la venue du Paraclet. Poussé par son amour pour nous, le Père a d’abord envoyé son Fils dans ce monde pour le sauver. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils Unique » (Jn 3, 16). Ensuite le Père et le Fils envoient le Saint-Esprit dans l’Église, pour qu’elle puisse accomplir sa mission parmi les hommes. Ils l’envoient aussi dans notre âme, pour que nous aussi nous puissions atteindre la fin qui nous a été fixée : notre sainteté. Pensons souvent à cette présence et à l’aide puissante qui nous vient de lui, même si nous aurons toujours du mal à décrire son action en nous, tant elle est riche et surprenante. C’est pourquoi elle doit faire l’objet de notre méditation assidue. La Pentecôte chrétienne, qui célèbre l’effusion de l’Esprit Saint, est présentée de diverses manières dans les écrits du Nouveau Testament. La première lecture choisie pour la messe de la solennité est tirée du chapitre 2 du livre des Actes, le passage le plus connu, le plus commenté et même le plus représenté par l’art chrétien. Saint Luc, place le don de l’Esprit Saint à l’intérieur d’une théophanie, c’est-à-dire d’une manifestation de la Trinité aux hommes, dans le droit fil de l’expérience du Peuple élu au Sinaï (Ex 19) : fracas, vent impétueux, langues de feu, autant de signes qui évoquent la majesté de Dieu. C’est le Père qui donne l’Esprit par l’intervention du Christ glorifié. Il existe cependant dans le Nouveau Testament un autre récit, un texte que nous pourrions appeler la Pentecôte de saint Jean. Dans le quatrième Évangile, l’effusion de l’Esprit se situe le soir de Pâques, pour bien montrer qu’elle est intimement liée à la Résurrection. Il est sans doute utile de relire le passage : « Jésus vint et se tint au milieu et il leur dit : “Paix à vous !” Ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur. Il leur dit alors, de nouveau : “Paix à vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie.” Ayant dit cela, il souffla et leur dit : “Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.” » (Jn 20,19-23). Très logiquement, ce passage a été assez souvent commenté, parce qu’il rapporte l’institution du sacrement de la Réconciliation, accompagné du souffle de l’Esprit en souvenir du premier souffle de Dieu au moment de la création de l’homme : « Il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l’homme devint un être vivant » (Gn 2, 7). Il est ainsi bien signifié que chaque confession nous fait renaître à une vie nouvelle, la vie du Christ. Dans ce récit également resplendit la gloire de la Trinité. Le Christ Ressuscité se montre dans son corps glorieux avec toute sa force. Le Père est la source même de la mission apostolique confiée aux apôtres et qui se poursuit dans l’Église. L’Esprit est répandu comme un don de paix, de miséricorde et de pardon. Que pourrions-nous conclure de toutes ces idées qui se situent au cœur même de la vie de l’Église ? Compte tenu de nos besoins personnels, servons-nous des titres que le Christ a donnés à la Troisième Personne : Défenseur, Avocat, Consolateur, Paraclet (littéralement, celui qu’on appelle au secours). Faisons appel à lui lorsque nous serons tentés. Ayons recours à ses bons offices lorsque nous seront tombés. Cherchons un réconfort auprès de lui lorsque nous risquerons de perdre la paix et la joie. C’est lui le « Doux hôte de l’âme », selon la formule de la séquence de la messe. C’est à lui qu’est attribuée la sanctification des chrétiens, l’affaire la plus importante que nous ayons à gérer dans ce monde. C’est pourquoi n’hésitons jamais à passer par la Vierge Marie, son Épouse très sainte, pour apprendre d’elle à seconder avec la plus grande docilité son action dans notre âme.

Père Ambroise ZOUNNON Séminaire Saint Gall de Ouidah