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L’EUCHARISTIE, SACREMENT DE L’AMOUR PAR EXCELLENCE.

A l’occasion de la Fête du St Sacrement, voici quelques extraits du livre de Nicolas Buttet " L’Eucharistie à l’Ecole des Saints". Cet ouvrage contient la fleur eucharistique des saints, amoureux de l’Eucharistie.

Seuls ceux qui ont fait l’expérience de cet admirable Sacrement peuvent en parler, et nous introduire à leur suite, dans cette sublime expérience d’amour. Et qui mieux que les saints pour en parler. Dans son livre « L’Eucharistie à l’école des Saints », véritable nourriture pour l’âme, Nicolas Buttet présente la fleur des saints eucharistiques.

Voici un très beau témoignage du P Cantalamessa sur l’Eucharistie, qui nous fait immanquablement penser à cet ouvrage :

"Le Seigneur, dit-il, s’est servi d’une femme non croyante pour me faire comprendre ce que devrait ressentir quelqu’un qui prend l’Eucharistie au sérieux. Je lui avais donné à lire un livre sur ce thème, la voyant intéressée à la question religieuse, bien qu’étant athée. Au bout d’une semaine elle me le rend me disant : "Ce n’est pas un livre que vous m’avez mis entre les mains, c’est une bombe… Mais vous vous rendez compte de l’énormité de la chose ? Si on s’en tenait à ce qui est écrit là-dedans il suffirait d’ouvrir les yeux pour découvrir qu’il existe tout un autre monde autour de nous ; que le sang d’un homme mort il y a deux mille ans nous sauve tous. Savez-vous qu’en le lisant j’avais les jambes qui tremblaient et que je devais de temps en temps m’arrêter de lire et me lever ? Si cela est vrai, ça change tout". Le P. Cantalamessa ne précise pas le titre du livre offert à cette femme, mais cela pourrait tout a fait être celui de Nicolas Buttet : c’est une bombe !

A l’occasion de la Fête du St Sacrement, voici quelques extraits de cet ouvrage.

L’Eucharistie, source d’émerveillement

« A Angèle de Foligno Jésus disait : « En face de l’Eucharistie, nul ne s’étonne : avez-vous mesuré la toute puissance ? Sur tant d’autels à la fois, en deçà et au-delà de la mer, ici et là, ailleurs encore ». Les saints et les enfants se retrouvent pour exprimer, autant qu’il est possible de le faire une telle merveille d’amour. Emmanuel, 5ans vient d’assister à une messe en allemand. Au moment de la Consécration, il reconnut les gestes du prêtre et, se penchant vers sa maman, il lui demanda :

- Maman, le Jésus qui vient ici, c’est le même que celui qui vient chez nous ?
- Oui répondit, sa mère.
- Et c’est le même que celui qui vient en Afrique ?
- Oui tu sais, il n’y a qu’un Jésus.
- Alors, Dieu il est vraiment grand ! s’exclama Emmanuel avant de tourner son regard vers le prêtre, par la bouche et les mains duquel le miracle allait se produire.

Mgr François-Xavier Nguyen Van Thuan raconte sa messe en prison : « Quand j’ai été arrêté, j’ai dû m’en aller tout de suite, les mains vides. Le lendemain on me permit d’écrire pour demander les choses les plus nécessaires : vêtements, dentifrice…J’ai écrit à mon destinataire : « s’il vous plait, pouvez-vous m’envoyer un peu de vin comme médicament contre les mots d’estomac ? Les fidèles comprennent ce que cela veut dire et ils m’envoient une petite bouteille de vin de messe avec l’étiquette « médicament contre les maux d’estomac » et des hosties dans un flacon étanche. Je ne pourrai jamais exprimer ma grande joie : chaque jour, avec 3 gouttes de vin et une goutte d’eau dans le creux de ma main, je célèbre la messe. »

L’Eucharistie, sacrement d’amour

L’institution de l’Eucharistie est une déclaration permanente d’amour et elle résume à elle seule le tourment d’un Dieu qui veut s’unir aux hommes. C’est ce que l’Amour en personne a inventé pour rester… au cœur des siens. M. Olier, fondateur des prêtres de St Sulpice, brûlait du désir de répandre le culte du St Sacrement. Il aurait voulu être pain afin de pouvoir être transformé en Jésus-Eucharistie. Il disait : « La communion est l’invention d’amour et de religion, que Notre Seigneur Jésus-Christ a trouvée pour multiplier ses louanges, ses adorations, ses amours ; en un mot, tous les devoirs qu’il rend à son Père, il ne se contente pas de les offrir lui seul à Dieu, mais il désire nous les donner, et les répandre en nous, comme en autant de tabernacles vivants et en autant de ciboires animés, capables de recevoir les impressions de son amour et de ses louanges, pour répandre ainsi partout , et pour avoir de la sorte autant de saints autels, de vrai parfum, qu’il y a de cœurs des chrétiens capables et disposés de recevoir ses sentiments, et de communier à son Esprit et à sa religion. »

La communion fréquente

« Si le monde vous demande pourquoi vous communiez si souvent, disait-il à sainte Jeanne de Chantal, dites au monde que c’est pour apprendre à aimer Dieu, pour vous purifier de vos imperfections, pour vous délivrer de vos misères, pour trouver la consolation de vos peines, et pour vous soutenir dans vos faiblesses. Dites au monde que deux sortes de gens doivent communier souvent : les parfaits parce qu’étant bien disposés, ils auraient grand tort de ne pas s’approcher de la source de la perfection ; et les imparfaits afin d’aspirer à la perfection ; les forts de peur de s’affaiblir, les faibles afin de se fortifier ; les saints pour se préserver de toute maladies, les malades pour chercher leur guérison. Mais ajoutez que pour vous, étant du nombre des âmes imparfaites, faibles et malades, vous avez besoin de recevoir souvent l’Auteur de la perfection, le Dieu de la force, le Médecin de votre âme. » (St François de Sales, Introduction à la vie dévote)

L’Eucharistie, source de guérison

« Jésus dit clairement à sainte Gertrude d’Helfa : « Là, dans l’Eucharistie, dans la généreuse bonté de mon Cœur, je guéris les blessures de tous les hommes, je procure le soulagement aux pécheurs, j’enrichis la pauvreté par le don des vertus, et je console chacun dans les épreuves. ». Nous sommes appelés à être greffés sur le Christ (cf.Rom 11,23). Or pour que cette greffe puisse permettre à la sève de passer(…) il faut qu’il n’y ait aucun espace. Nous devons donc appliquer nos blessures sur celles du Christ pour recevoir la vie. Que nos blessures soient collées aux siennes afin que nous soyons irrigués. Si les blessures du Christ sont le lieu de notre guérison, nos propres blessures seront l’endroit par où les rayons jaillissant des blessures de l’Agneau vont pouvoir entrer en nous et opérer le miracle de la guérison.

L’Adoration, regard d’amour

« Quelqu’un demanda un jour à Michel-Ange comment il s’y prenait pour faire une si belle statue. Celui-ci répondit : « Je ne fais rien ! Je dégage de la pierre la statue qui s’y trouve déjà ! ». En posant son regard sur nous ; le Christ Eucharistie agit de même en nous dépouillant de nous-mêmes, si nous voulons bien le laisser faire. Il nous taille et nous sculpte pour ne plus laisser apparaitre que son doux et beau visage, enfoui sous les scories du pêché, de l’orgueil et de nos habitudes. Nous devenons ainsi dans la contemplation du Christ et par la grâce de l’Esprit, « une louange à la gloire du Père » (cf. Ep 1,9-12)…Ce travail de l’artiste divin se fait dans l’atelier d’art de l’oratoire ou de l’église, là où Jésus est exposé au St Sacrement. « Quand Jésus a regardé une âme, nous dit Ste Thérèse, aussitôt Il lui donne sa divine ressemblance, mais il faut que cette âme ne cesse de fixer sur Lui seul ses regards ».

Marie, Mère de l’Eucharistie

De nos jours Marie se révèle de plus en plus comme Mère de l’Eucharistie. Marie-Benoîte Angot nous en donne une explication : « Si Marie est de plus en plus aimée, de plus en plus celle qui règne vraiment en nos cœurs, Jésus en même temps se dévoile de plus en plus dans son mystère eucharistique. Il est caché comme il était caché en Marie. En nous faisant davantage connaitre et aimer sa Mère, il nous approche en même temps davantage du don inexprimable de son Amour qui est l’Eucharistie. Il ne pouvait nous la révéler davantage, son Eucharistie, sans l’amour de Marie, car ce mystère est trop grand. Il nous faut la douce présence de Marie pour nous y amener humblement, discrètement, silencieusement. Car le mystère de l’Eucharistie lui ressemble beaucoup : il est tout caché, caché au secret du Cœur de Jésus, caché en son Cœur à elle et caché au plus secret de notre cœur aussi, lorsque Jésus, avec Marie, nous en approche. »

Que la Seigneur fasse de nous de vrais adorateurs, des témoins de l’Eucharistie pour ce monde qui a soif d’amour.

P.Nestor Attomatoun,

Curé de la Paroisse du Sacré-Cœur de Wadon