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LA CONFESSION PAR TELEPHONE

L’apparition des nouveaux moyens de communication fait apparaitre de nouveau problèmes à l’Eglise. Mais ces moyens sont-ils utiles et nécessaires partout ?

La confession des péchés est l’une des étapes de la célébration du sacrement de pénitence. Selon le canon 960, la façon ordinaire et habituelle dans l’Église de recevoir le sacrement de pénitence consiste à se confesser individuellement, à un ministre ordonné ayant la faculté requise et à recevoir personnellement et individuellement l’absolution. Elle nécessite donc de la part du pénitent une marche ou une démarche de foi vers le confesseur pour cette rencontre d’amour au cours de laquelle Dieu manifeste sa miséricorde. Seule une impossibilité physique ou morale peut excuser de ce mode de confession et permettre aux fidèles d’avoir recours à d’autres formes, comme la confession avec absolution sacramentelle par mode général à plusieurs pénitents (cc. 961 § 1 ; 962 § 1.2, 963). En France, depuis le 17 février 2010 une ligne téléphonique appelée « Sur le fil du Seigneur » propose désormais un nouveau service, à plein temps. Il permettrait de confesser ses pêchés sur une boîte vocale. Il n’est plus besoin de se rendre à l’Eglise ; il suffit de composer un simple numéro pour se faire pardonné ses péchés. Cette confession coûte environ € 0,34 225 f Cfa) ou € 0,15 (100 f CFA) par minute. Une seconde ligne permet de reverser une somme représentant 40% du prix des appels à une association. Cette méthode permettrait aux timides, aux handicapés, aux personnes immobilisées par l’âge, la maladie, ou à ceux qui manquent de temps de toujours libérer leur conscience sur un serveur vocal. Une telle méthode est inadmissible et l’Eglise ne saurait la permettre car elle ouvrirait la voie à des abus, à de graves impostures. Du coup, le principe fondamental, vital et sacro-saint du secret sacramentel n’aurait plus du tout sa raison d’être. En effet, les appels téléphoniques n’offrent aucune garantie de confidentialité ou de secret. Ils peuvent être interceptés, enregistrés et servir à d’autres fins. « Sur le fils du Seigneur » est une instrumentalisation ou une commercialisation du sacrement de pénitence, une grâce gratuite du Seigneur. Au lieu de raviver la foi des catholiques, il approfondit la désaffection des Eglises et surtout du sacrement de réconciliation. Si l’Eglise l’accepte, on se confesserait bientôt par SMS, par Fax, par Yahoo Messenger ou par Skype, ou par les réseaux sociaux comme Facebook ou Badoo. La méthode traditionnelle de confession reste la seule valable dans l’Eglise catholique.

Père Jacques Mahougnon AGOSSOU