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LA JOIE DE L’IMMACULEE

La joie de l’Immaculée. Où trouver la joie tant cherchée ? Où trouver cette neuvième béatitude dont parlait St Bonaventure ?

Qui est, après Jésus, l’être le plus joyeux au monde ? Qui jubile sous l’action du Saint Esprit ?

C’est sans nul doute la Vierge Marie.

En cette fête de l’Immaculée Conception, nous pouvons contempler la joie de Marie. Et ceci pour plusieurs raisons.

  • D’abord, à en croire Saint Maximilien Kolbe, l’Immaculée révèle l’Esprit Saint . Or nous savons que la joie est l’un des plus beaux fruits de l’Esprit. On comprend donc aisément que l’Esprit Saint ait gratifié son Épouse de cette grâce. Marie est donc la fleur de la joie parfaite.
  • Ensuite, Marie l’Immaculée est la « comblée de grâces » reconnue et célébrée par les anges envoyés par Dieu le Père. Autrement dit le « Réjouis-toi » est la première parole adressée par le Père à Marie par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel. Jean Paul II exprime avec clarté la dimension joyeuse de la salutation angélique : « Par cette première parole adressé à Marie, le Père révèle son intention de communiquer la joie, la joie véritable et définitive, à l’humanité. La joie propre au Père, qui consiste à avoir son Fils près de lui, est offerte à tous, mais elle est tout d’abord confiée à Marie pour que, par elle, elle soit communiquée à la communauté humaine ».
  • Enfin, l’Immaculée est la joie de Dieu en tant que la nouvelle Eve. Une joie qui exprime la miséricorde de Dieu par sa puissance de guérison. Nous pouvons contempler ici l’Immaculée Notre Dame dont le sourire a guérit Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, et qu’elle raconte avec beaucoup d’émotion : « …ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme, dit-elle, ce fut le ravissant sourire de la Ste Vierge. Alors toutes mes peines s’évanouirent, deux grosses larmes jaillirent de mes paupières et coulèrent silencieusement sur mes joues, mais c’était des larmes d’une joie sans mélange... ».

Comment se manifeste la joie de Marie ?

C’est une joie intérieure, fruit de la méditation de la Parole. Marie « conservait tous les événements dans son cœur ».

Mais cette joie n’est pas qu’intérieure, elle est aussi extérieure et communicative.

Elisabeth pourrait en témoigner, elle qui la première entendit le Magnificat, la plus belle expression de la joie de Marie : « Exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse ». On se souvient que ce chant d’allégresse a pu convertir nombre de personnes, dont Paul Claudel, un 25 décembre 1886, à Notre Dame de Paris. Il en sortira avec cette conviction que : « La joie, c’est le premier et le dernier mot de l’Evangile ».

En contemplons l’Immaculée, laissons nous saisir par sa joie, car Marie est éducatrice à la joie. Elle nous enseignera à être heureux. Elle nous indiquera que la joie n’est pas d’abord le plaisir, qui en est parfois le principal obstacle, comme le confirme Jean Ladame : « Tel et tel ont connu les plus raffinées des jouissances, ils ont cherché leurs délices en toutes les nourritures terrestres, ils ont trempé les lèvres aux coupes de toutes les voluptés. De tout cela, pourtant, ils n’ont gardé qu’un écœurement profond. D’autres ont possédé la fortune, mais celle-ci n’a pas assouvi la fringale de leur cœur…d’autres ont gouverné, régi, dominé, ils se sont saoulé de gloire humaine…mais le bonheur n’est pas venu. » Les enfants de Marie sont à l’abri de ces quêtes infructueuses de la joie car Notre Dame leur apprend le secret de la joie parfaite, elle leur apprend aussi à conserver cette joie en la donnant aux autres, comme elle le fit elle-même pour sa cousine Elisabeth. « On ne possède bien en effet que ce que l’on distribue, poursuit Jean Ladame. On ne retient bien que ce que l’on livre. Si notre joie est authentique, elle sera contagieuse, éclairant le visage et le cœur d’autrui. »

Tel fut le témoignage des saints à l’école de la Vierge Marie qui rayonnaient leur soleil intérieur. Car l’Immaculée leur rappelle sans cesse cette forte parole du Christ : « Votre tristesse se changera en joie et celle-ci personne ne pourra vous la ravir. » Accueillons l’Immaculée chez nous, c’est elle qui « … nous conduit à la connaissance du secret de la joie chrétienne, en nous rappelant que le christianisme est avant tout euangelion, "bonne nouvelle", dont le centre, plus encore le contenu lui-même, réside dans la personne du Christ, le Verbe fait chair, l’unique Sauveur du monde ».

Père Nestor Attomatoun,

Communauté de l’Emmanuel