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LA MESSE POUR LES VIVANTS ET POUR LES MORTS

Le mois de novembre est un mois privilégié pour penser à ceux qui nous ont quittés. Et la meilleure façon de leur témoigner notre affection est la prière et l’offrande de messes à leur intention.

Saint Jean Chrysostome disait à ses paroissiens : « Au lieu de pleurer ceux que vous avez perdus, secourez-les par des prières, par des aumônes, par de saintes oblations. Non ce n’est pas en vain que nous nous souvenons d’eux dans les divins mystères (c’est-à-dire la messe). Ce n’est pas en vain que nous approchons, en priant pour eux, de la table sacrée où repose l’Agneau qui porta le péché du monde. Nous avons confiance qu’ils reçoivent de là quelque soulagement. Non ce n’est pas sans motif que celui qui est debout à l’autel, au moment où s’accomplissent les redoutables mystères, élève la voix et dit : « Pour tous ceux qui se sont endormis en Jésus Christ, et pour ceux qui célèbrent leur mémoire » ; si cela n’avait pas d’objet, à quoi bon ce langage ? Nos cérémonies ne sont pas des fictions de théâtre, l’Esprit Saint lui-même y a tout réglé. »

Si, dans la pratique de l’Eglise, il est fortement recommandé de célébrer des messes pour les défunts, on peut cependant se demander : pourquoi est-il bon d’offrir l’Eucharistie pour leurs âmes ? Quels bienfaits les âmes des défunts peuvent-elles en retirer ?

Nicolas Buttet, dans son livre « L’Eucharistie à l’école des saints » donne des réponses claires. Nous nous inspirons ici de ses écrits et des points forts de son argumentaire pour répondre à ces questions. Cette de doctrine de l’Eglise, trouve son fondement dans le livre des Macchabées (2M 12, 44-45) où Judas Macchabée, sur la foi en la Résurrection, fit « faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu’ils fussent délivrés de leurs péchés ». Car seuls, le sacrifice du Christ sur la Croix et sa miséricorde peuvent nous ouvrir les portes du Ciel. L’Eucharistie est donc offerte pour le salut des âmes des défunts.

Avec les premiers Pères, l’Eglise affirme cette doctrine. Aristide au IIème siècle disait aux chrétiens : « Si l’un des fidèles vient à mourir, procurez-lui le salut en célébrant l’Eucharistie… ». Plus tard, St Cyrille de Jérusalem exhorte les fidèles à prier « pour tous ceux qui se sont endormis avant nous, croyant qu’il y aura un très grand profit pour les âmes, en faveur desquelles la supplication est offerte, tandis que se trouve présente la sainte et redoutable Victime ».

St Jérôme insiste sur l’Eucharistie comme salut des âmes des défunts ; il disait que pour chaque messe célébrée dévotement, de nombreuses âmes quittent le purgatoire pour rejoindre le Ciel.

St Thomas d’Aquin viendra confirmer cette doctrine de l’Eglise, car dit-il : « Ce sacrifice est le meilleur moyen de libérer promptement les âmes souffrantes ».

Nous voyons donc que la Bible elle-même nous enseigne qu’il est bon de faire dire la messe pour les défunts et que leurs âmes en tirent le bénéfice suprême, l’entrée au Ciel.

Sainte Monique, mère de saint Augustin d’Hippone était si consciente de cela, qu’avant de mourir, elle ne demanda qu’une seule chose à ses fils : « vous souvenir de moi devant l’autel du Seigneur en quelque endroit que vous soyez ».

Dans l’histoire de l’Eglise, il y a ainsi de nombreux témoignages de saints ou de mystiques sur ce sujet. Dieu a donné à sainte Marie Madeleine de Pazzi de voir les âmes du Purgatoire monter au ciel à chaque messe…

Célébrer l’Eucharistie à l’intention des défunts, c’est aussi rappeler l’importance de la communion de toute l’Eglise ; les défunts ne sont pas en dehors de l’Eglise mais dans le Christ avec les vivants. Car, nous dit Nicolas Buttet : « Le Père veut tout rassembler sous un seul chef, son Fils ». C’est le mystère de la communion des saints. Et réunis par l’Eucharistie, nous pouvons intercéder les uns pour les autres. Il n’y a qu’une Eglise, ajoute Nicolas Buttet, « celle qui rassemble tous les enfants rachetés par le Sang du Christ : ceux qui militent encore sur la terre, ceux qui attendent dans une dernière préparation purificatoire la joie de voir Dieu face à face et ceux qui partagent avec tous les saints et les anges le bonheur du ciel. ».

Faire célébrer la messe pour les défunts est un véritable acte de foi. Et si l’Eucharistie célébrée pour les défunts est pour eux source de grande grâce, elle l’est aussi pour les vivants.

Voici pour illustrer ce propos cette belle histoire : abandonné par son père, un enfant livré à lui-même n’avait pour seule ressource que le fruit de son humble travail, gardien de pourceaux. Son père mourut mais il ne l’apprit que bien tard et ne put assister à ses obsèques. Un jour, l’enfant trouva un écu par terre et sa première réaction fut de courir à l’église faire dire une messe pour son père avec cet argent. Cet enfant s’appelait Pierre Damien, et devint cardinal ; il fut canonisé et déclaré docteurs de l’Eglise.

Oui la messe est célébrée pour les morts et pour les vivants. Laissons, pour conclure, la parole au Pape Benoit XV : « Le profit retiré de la messe est beaucoup plus utile aux vivants qu’aux défunts. Bien des gens, par oubli ou par ingratitude, se rendent souvent coupables en négligeant de faire célébrer la messe pour purifier les âmes de ceux qu’ils semblaient vraiment aimer ; mais il y en a beaucoup qui, au grave détriment de leur profit spirituel, ignorent que le sacrifice de leur la messe leur servira davantage s’ils le font célébrer de leur vivant au lieu de charger leurs héritiers, leurs parents et leurs amis de s’en acquitter après leur mort. »

Père Nestor ATTOMATOUN,

Communauté de l’Emmanuel