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LA REVELATION DE DIEU... (4)

4. Comme sacrement et instrument de salut aujourd’hui, l’Eglise accueille et manifeste Dieu aux hommes ; autrement dit, l’Epiphanie rappelle à l’Eglise son être et sa mission. Le Pape Benoît XVI nous l’a d’ailleurs bien notifié à l’occasion de l’Epiphanie 2006 : « Dans le contexte liturgique de l’Epiphanie, disait-il, se manifestent également le mystère de l’Eglise et sa dimension missionnaire. Celle-ci est appelée à faire resplendir dans le monde la lumière du Christ en la reflétant en elle-même comme la lune reflète la lumière du soleil. » L’Eglise est donc cette communauté qui, continuellement, au cours de son Histoire, doit rendre manifeste le Mystère de Jésus et donc le Mystère de Dieu et le Mystère de l’Homme. C’est pour accomplir efficacement cette mission que le Concile Vatican II, il y a cinquante ans, a encouragé l’annonce de l’Evangile dans l’esprit même de l’Incarnation . On y a compris la nécessité de l’enracinement culturel du message de salut, sous la responsabilité des Conférences Episcopales de sorte que toute apparence de syncrétisme soit repoussée et que la vie chrétienne soit « ajustée au génie et au caractère de chaque culture. »

Nous pouvons croire que c’est ce souci qui a animé le Père Francis Aupiais lorsque, devenu en 1919, Père Supérieur de la mission de Porto-Novo et vicaire général de Mgr STEINMETZ , il entreprit de faire de l’Epiphanie un « cérémonialisme » . La fête de l’Epiphanie devrait lui fournir « l’opportunité de réaliser à propos d’un épisode de l’histoire sainte une sorte de mise en scène théâtrale aux vertus pédagogiques, où la caractéristique de la dramaturgie consistait en une audacieuse ‘africanisation’ de l’adoration des rois mages » Ceci fut considéré comme la première tentative d’inculturation. Et pour ce faire, le Père Aupiais a bénéficié de la collaboration originale de son ami Zounon Mêdjè, conteur très réputé. C’est avec ce non-chrétien, qu’il écrivit sa pièce de théâtre « Solennité de l’Epiphanie : le mystère de la Nativité » . Le Père Joseph HUCHET, témoin de cette fête en 1947, alors qu’on la célébrait déjà depuis 25 ans, dit qu’elle était bien adaptée pour « attirer les païens, en particulier les ‘Gouns’ fortement ancrés dans le fétichisme » . Cette célébration, hier plus qu’aujourd’hui, attirait du monde devant les représentations des acteurs choisis et entraînés. Les longues processions dans les rues de la ville dans la soirée donnaient l’occasion de chanter et de danser à la gloire du Messie Sauveur. 4. Comme sacrement et instrument de salut aujourd’hui, l’Eglise accueille et manifeste Dieu aux hommes ; autrement dit, l’Epiphanie rappelle à l’Eglise son être et sa mission. Le Pape Benoît XVI nous l’a d’ailleurs bien notifié à l’occasion de l’Epiphanie 2006 : « Dans le contexte liturgique de l’Epiphanie, disait-il, se manifestent également le mystère de l’Eglise et sa dimension missionnaire. Celle-ci est appelée à faire resplendir dans le monde la lumière du Christ en la reflétant en elle-même comme la lune reflète la lumière du soleil. » L’Eglise est donc cette communauté qui, continuellement, au cours de son Histoire, doit rendre manifeste le Mystère de Jésus et donc le Mystère de Dieu et le Mystère de l’Homme. C’est pour accomplir efficacement cette mission que le Concile Vatican II, il y a cinquante ans, a encouragé l’annonce de l’Evangile dans l’esprit même de l’Incarnation . On y a compris la nécessité de l’enracinement culturel du message de salut, sous la responsabilité des Conférences Episcopales de sorte que toute apparence de syncrétisme soit repoussée et que la vie chrétienne soit « ajustée au génie et au caractère de chaque culture. »

Nous pouvons croire que c’est ce souci qui a animé le Père Francis Aupiais lorsque, devenu en 1919, Père Supérieur de la mission de Porto-Novo et vicaire général de Mgr STEINMETZ , il entreprit de faire de l’Epiphanie un « cérémonialisme » . La fête de l’Epiphanie devrait lui fournir « l’opportunité de réaliser à propos d’un épisode de l’histoire sainte une sorte de mise en scène théâtrale aux vertus pédagogiques, où la caractéristique de la dramaturgie consistait en une audacieuse ‘africanisation’ de l’adoration des rois mages » Ceci fut considéré comme la première tentative d’inculturation. Et pour ce faire, le Père Aupiais a bénéficié de la collaboration originale de son ami Zounon Mêdjè, conteur très réputé. C’est avec ce non-chrétien, qu’il écrivit sa pièce de théâtre « Solennité de l’Epiphanie : le mystère de la Nativité » . Le Père Joseph HUCHET, témoin de cette fête en 1947, alors qu’on la célébrait déjà depuis 25 ans, dit qu’elle était bien adaptée pour « attirer les païens, en particulier les ‘Gouns’ fortement ancrés dans le fétichisme » . Cette célébration, hier plus qu’aujourd’hui, attirait du monde devant les représentations des acteurs choisis et entraînés. Les longues processions dans les rues de la ville dans la soirée donnaient l’occasion de chanter et de danser à la gloire du Messie Sauveur.

4. Comme sacrement et instrument de salut aujourd’hui, l’Eglise accueille et manifeste Dieu aux hommes ; autrement dit, l’Epiphanie rappelle à l’Eglise son être et sa mission. Le Pape Benoît XVI nous l’a d’ailleurs bien notifié à l’occasion de l’Epiphanie 2006 : « Dans le contexte liturgique de l’Epiphanie, disait-il, se manifestent également le mystère de l’Eglise et sa dimension missionnaire. Celle-ci est appelée à faire resplendir dans le monde la lumière du Christ en la reflétant en elle-même comme la lune reflète la lumière du soleil. » L’Eglise est donc cette communauté qui, continuellement, au cours de son Histoire, doit rendre manifeste le Mystère de Jésus et donc le Mystère de Dieu et le Mystère de l’Homme. C’est pour accomplir efficacement cette mission que le Concile Vatican II, il y a cinquante ans, a encouragé l’annonce de l’Evangile dans l’esprit même de l’Incarnation . On y a compris la nécessité de l’enracinement culturel du message de salut, sous la responsabilité des Conférences Episcopales de sorte que toute apparence de syncrétisme soit repoussée et que la vie chrétienne soit « ajustée au génie et au caractère de chaque culture. »

Nous pouvons croire que c’est ce souci qui a animé le Père Francis Aupiais lorsque, devenu en 1919, Père Supérieur de la mission de Porto-Novo et vicaire général de Mgr STEINMETZ , il entreprit de faire de l’Epiphanie un « cérémonialisme » . La fête de l’Epiphanie devrait lui fournir « l’opportunité de réaliser à propos d’un épisode de l’histoire sainte une sorte de mise en scène théâtrale aux vertus pédagogiques, où la caractéristique de la dramaturgie consistait en une audacieuse ‘africanisation’ de l’adoration des rois mages » Ceci fut considéré comme la première tentative d’inculturation. Et pour ce faire, le Père Aupiais a bénéficié de la collaboration originale de son ami Zounon Mêdjè, conteur très réputé. C’est avec ce non-chrétien, qu’il écrivit sa pièce de théâtre « Solennité de l’Epiphanie : le mystère de la Nativité » . Le Père Joseph HUCHET, témoin de cette fête en 1947, alors qu’on la célébrait déjà depuis 25 ans, dit qu’elle était bien adaptée pour « attirer les païens, en particulier les ‘Gouns’ fortement ancrés dans le fétichisme » . Cette célébration, hier plus qu’aujourd’hui, attirait du monde devant les représentations des acteurs choisis et entraînés. Les longues processions dans les rues de la ville dans la soirée donnaient l’occasion de chanter et de danser à la gloire du Messie Sauveur.