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LA REVELATION DE DIEU... (5)

5. L’initiative du Révérend Père Aupiais devait être poursuivie par tous les évangélisateurs, en particulier par le clergé autochtone. C’est ici le lieu de rendre hommage à nos Pères dans la foi et à nos aînés dans le sacerdoce qui ont œuvré dans ce sens : Les Pères Michel HOUNGBEDJI, Antoine DOSSOU, Laurent SAH, Michel AHODANTIN, Mgr Noël BOUCHEIX et Mgr Vincent MENSAH à qui nous devons d’avoir réussi, non sans peines, à toujours faire célébrer la fête populaire de l’Epiphanie au jour d’incidence fixée par la sainte Liturgie de notre Eglise. Nous ne saurions oublier le zèle et l’abnégation de tant de fidèles laïcs qui n’avaient, à la limite, d’autres raisons d’être chrétiens que leur engagement pour la fête de l’Epiphanie. Après tant d’années d’organisation et de célébration de l’Epiphanie à Porto-Novo, et en cette Année de la Foi, il me paraît utile de nous exhorter à revenir sur l’essentiel de cette fête afin de faire des réjouissances populaires auxquelles elle donne lieu une occasion de grande évangélisation. Ceci est d’autant plus urgent que dans son Exhortation Apostolique post-synodale Africae munus, le Saint Père a grandement insisté sur « l’inculturation de l’Evangile et l’évangélisation de la culture » déjà évoquée dans Ecclesia in Africa. Ceci passe par une identification rigoureuse des « aspects de la culture qui font obstacle à l’incarnation des valeurs de l’Evangile tout comme ceux qui les promeuvent » . Bien entendu, nous rejoignons ici le sens donné au mot culture par le dictionnaire des mots de la foi chrétienne : « l’on nomme couramment culture, en Sociologie, l’ensemble des modèles de comportement et d’expression, des schèmes de pensée, des normes morales et des échelles de valeurs qui sont admis dans une société ou un groupe donné et qui règlent l’interaction des individus qui les composent » . Ce sens a été synthétisé et approfondi par le Concile Vatican II qui a désigné la culture comme « tout ce par quoi l’homme affine et développe les multiples capacités de son esprit et de son corps ; s’efforce de soumettre l’univers par la connaissance et le travail ; humanise la vie sociale… » C’est à la culture de Porto-Novo que le message de « l’Evangile de l’Epiphanie » est adressé pour la transformer de l’intérieur, c’est-à-dire pour la rendre capable de structurer pour Dieu des hommes et des femmes « à son image et à sa ressemblance » . Percevoir ainsi la mission de l’évangélisation de notre culture accroît notre responsabilité de pasteurs et de fidèles laïcs appelés au dialogue d’interculturalité où le Christ Jésus doit être reconnu et adoré comme le seul universel concret. C’est grâce à Lui que se fait, avec la certitude de la victoire, le combat contre les forces négatrices et inhibitrices des valeurs culturelles qui développent l’homme. La fête de l’Epiphanie le révèle ainsi quand, par la puissance du Saint Esprit, les mages sont guidés à retourner chez eux sans passer chez Hérode qui avait le vil dessein de tuer le Nouveau-né.

5. L’initiative du Révérend Père Aupiais devait être poursuivie par tous les évangélisateurs, en particulier par le clergé autochtone. C’est ici le lieu de rendre hommage à nos Pères dans la foi et à nos aînés dans le sacerdoce qui ont œuvré dans ce sens : Les Pères Michel HOUNGBEDJI, Antoine DOSSOU, Laurent SAH, Michel AHODANTIN, Mgr Noël BOUCHEIX et Mgr Vincent MENSAH à qui nous devons d’avoir réussi, non sans peines, à toujours faire célébrer la fête populaire de l’Epiphanie au jour d’incidence fixée par la sainte Liturgie de notre Eglise. Nous ne saurions oublier le zèle et l’abnégation de tant de fidèles laïcs qui n’avaient, à la limite, d’autres raisons d’être chrétiens que leur engagement pour la fête de l’Epiphanie. Après tant d’années d’organisation et de célébration de l’Epiphanie à Porto-Novo, et en cette Année de la Foi, il me paraît utile de nous exhorter à revenir sur l’essentiel de cette fête afin de faire des réjouissances populaires auxquelles elle donne lieu une occasion de grande évangélisation. Ceci est d’autant plus urgent que dans son Exhortation Apostolique post-synodale Africae munus, le Saint Père a grandement insisté sur « l’inculturation de l’Evangile et l’évangélisation de la culture » déjà évoquée dans Ecclesia in Africa. Ceci passe par une identification rigoureuse des « aspects de la culture qui font obstacle à l’incarnation des valeurs de l’Evangile tout comme ceux qui les promeuvent » . Bien entendu, nous rejoignons ici le sens donné au mot culture par le dictionnaire des mots de la foi chrétienne : « l’on nomme couramment culture, en Sociologie, l’ensemble des modèles de comportement et d’expression, des schèmes de pensée, des normes morales et des échelles de valeurs qui sont admis dans une société ou un groupe donné et qui règlent l’interaction des individus qui les composent » . Ce sens a été synthétisé et approfondi par le Concile Vatican II qui a désigné la culture comme « tout ce par quoi l’homme affine et développe les multiples capacités de son esprit et de son corps ; s’efforce de soumettre l’univers par la connaissance et le travail ; humanise la vie sociale… » C’est à la culture de Porto-Novo que le message de « l’Evangile de l’Epiphanie » est adressé pour la transformer de l’intérieur, c’est-à-dire pour la rendre capable de structurer pour Dieu des hommes et des femmes « à son image et à sa ressemblance » . Percevoir ainsi la mission de l’évangélisation de notre culture accroît notre responsabilité de pasteurs et de fidèles laïcs appelés au dialogue d’interculturalité où le Christ Jésus doit être reconnu et adoré comme le seul universel concret. C’est grâce à Lui que se fait, avec la certitude de la victoire, le combat contre les forces négatrices et inhibitrices des valeurs culturelles qui développent l’homme. La fête de l’Epiphanie le révèle ainsi quand, par la puissance du Saint Esprit, les mages sont guidés à retourner chez eux sans passer chez Hérode qui avait le vil dessein de tuer le Nouveau-né.