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LE DROIT DE L’EGLISE D’AVOIR DES BIENS

Par Église, on entend dans le livre VI sur les biens temporels, le Saint Siège (c. 361), les Églises particulières (c.368), les personnes juridiques ecclésiastiques privées ou publiques (c.116§2) comme les séminaires, les paroisses, les instituts religieux, les associations des fidèles, les fondations pieuses.

En effet, Corps mystique du Christ, l’Église est aussi une société sui generis. Par conséquent, elle a le droit de posséder des biens. Le canon 1254 qualifie ce droit d’inné, c’est-à-dire naturel, originel et lié à la nature même de l’Église. Ce droit ne lui est pas donné ou concédé par un État. C’est pourquoi, il est dit aussi indépendant, dans son existence et dans son exercice, de tout pouvoir public. Ce droit est aussi plénier car il se rapporte aux aspects tant juridiques qu’économiques. En d’autres termes, l’Église peur acquérir, conserver, administrer et aliéner des biens, dans le respect des solennités et formalités du droit civil. Les finalités de ces biens sont de trois grands ordres que le canon 1254 § 2 décrit comme suit : « Ces fins propres sont principalement : organiser le culte public, procurer l’honnête subsistance du clergé et des autres ministres, accomplir les œuvres de l’apostolat sacré et de la charité, surtout envers les pauvres ». Pour rendre le culte à Dieu, l’Église a besoin de moyens économiques pour construire des édifices ou lieux sacrés (églises, oratoires, chapelles privées, sanctuaires, autels, cimetières) et les entretenir. Plus que les édifices, l’Eglise doit surtout entretenir ses ministres en leur procurant une honnête subsistance, un logement décent. Elle doit assurer leur formation complète (spirituelle, culturelle, intellectuelle, scientifique). Si, pour être à la mesure de la tâche aujourd’hui, nos diocèses ont besoin d’experts en différentes disciplines tant sacrées que profanes, il faut trouver ou disposer des moyens financiers pour payer leurs études où qu’elles se fassent. Or de nos jours, les bourses d’études étrangères se font de plus en plus rares. De même, pour organiser les retraites spirituelles au niveau diocésain, national, en faveur des ministres sacrés, il faut des moyens matériels. La troisième finalité des biens temporels de l’Église est l’accomplissement de l’apostolat et de la charité en un monde où les pauvres se multiplient, avec divers besoins et pas des moindres. En effet, si nous devons soulager toutes les misères et éradiquer la pauvreté du monde contemporain (ce qui est d’ailleurs utopique et idéaliste), l’Église doit disposer et mobiliser de grands moyens économiques et beaucoup d’énergies. Ces biens dont se servira l’Église viendront d’abord et avant tout de la générosité de ses fils et filles, les fidèles.

Que la charité imprègne donc les critiques contre l’Église et ses biens car il faut, dans certains cas, distinguer les biens de l’Église d’avec les biens d’une personne ou d’un serviteur de l’Église.