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LE PAPE RENONCE A SA CHARGE : L’étude après la surprise (1)

Cette année, la fête de Notre-Dame de Lourdes a donné lieu à toute une surprise. Au consistoire qu’il a convoqué, et qui semblait une banale routine dans la vie de l’Église, Benoît XVI, telle une bombe inattendue, laisse éclater la nouvelle : « Je déclare renoncer au ministère d’Évêque de Rome, Successeur de saint Pierre » ! La surprise est d’autant plus générale que la dernière fois qu’on a eu une telle déclaration, c’était le 4 juillet 1415, avec un certain Grégoire XII. Et plus encore, en vingt siècles, c’est la cinquième fois qu’un pape quitte ses fonctions. La surprise de la « démission » de Benoît XVI est d’autant plus grande que la plupart taxait ce pape de conservateur, de rigide, de rigoriste, légaliste : eh bien, devrions-nous changer notre jugement sur cette figure ! Benoit XVI nous a montré comment on applique la loi en toute liberté ! Je me propose de faire une réflexion sur cet événement, en y abordant quelques questions et en réagissant à mon tour à quelques réflexions et analyses parues dans les médias.

1. Après l’émotion, la raison et le droit La renonciation du pape Benoît XVI a causé tout un émoi dans le monde entier. Les réactions des chefs d’État, des chefs religieux, tout comme la couverture médiatique qui l’a accompagnée, en sont la preuve. C’est dire que cette figure avait une place spéciale dans le monde : l’autorité et la conscience qu’il représentait ne laissent personne indifférent. Qu’on l’aime ou non, Benoît XVI fait partie des voix les plus écoutées au monde, et c’est pourquoi son départ cause un grand vide. Ce grand vide est d’autant plus ressenti par nous les catholiques : nous avions toujours compris qu’un pape ne démissionne pas ! Ce fait fait est si inusité que nous sommes tentés de dire qu’un pape qui démissionne, c’est comme un capitaine qui quitte le bateau. Notre émotion est très forte, car nous sommes attachés à notre pape ; nous l’aimons, c’est une référence pour nous, une fierté, c’est notre père, « Notre Saint Père ». Et pour nous, le Vicaire du Christ ne peut, ne doit, pas quitter la barque. On vit la renonciation de Benoît XVI comme on vivrait un deuil, comme on a vécu la mort de Jean-Paul II. On se sent abandonnés comme des orphelins, comme des brebis qui ont perdu leur berger. On ne comprend plus ce qui se passe dans notre Église. Eh bien, revenons de nos émotions… 2. « Un pape, ça démissionne aussi » ! La première chose que nous aurons apprise au sujet de cet événement, c’est que « un pape, ça démissionne aussi ». C’était si rare de le voir qu’on a fini par penser que cela ne se fait pas. Cependant, on devra se souvenir que Benoît IX (né vers 1012, mort entre le 18 septembre 1055 et le 9 janvier 1056) fut élu pape à trois reprises et dut démissionner aussi à trois reprises, certes pour des raisons politiques. Jean Gatien, son oncle et son parrain, qui le remplaça sur le siège pontifical le 1er mai 1045, sous le nom de Grégoire VI, démissionna lui aussi le 20 décembre 1046.

Saint Célestin V (né en 1209 ou 1210 et mort le 19 mai 1296), un moine-ermite appartenant à l’ordre des bénédictins, qu’on était allé sortir de son ermitage parce que les cardinaux étaient dans l’impasse d’un conclave qui durait depuis plus de deux, fut élu pape le 5 juillet 1294 à l’âge de 84 ans, et ne tarda pas à démissionner le 13 décembre de la même année, en raison en raison de son manque d’expérience et des exigences liées à la charge, avant de mourir de mort naturelle le 19 mai 1295, à l’âge de 86 ans.

Le dernier de cette courte série de papes « démissionnaires » ou « démis » fut Grégoire XII, né 1325, mort en 1417 ; élu pape le 30 novembre 1406, il renonça à la tiare pontificale le 4 juillet 1415 afin de permettre la fin du Grand Schisme d’Occident. En somme, sur les quatre papes mentionnés, Célestin V reste le seul pape à avoir renoncé vraiment en toute liberté à la charge pontificale. Les trois autres ont été forcés de renoncer ou ont été démis (déposés).Ce rapide rappel historique permet de se rassurer et d’éviter tout risque de panique dans l’Église. Ce que Benoît XVI a fait est rare, mais il n’est pas nouveau.

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Gaspé (Canada), le 12 février 2013. Abbé Serge Danialou TIDJANI, Ph. D.-JCD Docteur en droit canonique