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LE TEMPS DE CARÊME

Avec le mercredi des Cendres s’ouvre le temps de Carême qui est un temps privilégié de pèlerinage intérieur et de conversion pour se préparer à la joie de Pâques.

  • Le jeûne,
  • la prière
  • et le partage (Tb 12, 8 ; Mt 6, 1-18) sont les moyens concrets proposés par l’Eglise pour accéder à une plus grande disponibilité et se mettre à l’écoute du Christ. Nous saisissons l’occasion pour réfléchir sur le sens de ce temps et son historique.

Le sens du mot Carême Le mot « Carême » est une contraction de l’expression latine « quadragesima dies » qui signifie « le quarantième jour ». En effet, le chiffre quarante, dans la Bible, est un chiffre symbolique qui désigne un temps d’attente, de maturation, de dépouillement, de solitude, qui prépare à la rencontre de Dieu, un temps de préparation à de nouveaux commencements. Les quarante jours de Carême nous rappellent les quarante ans que le peuple hébreu, libéré par Dieu de l’esclavage en Egypte a passés au désert avant d’entrer en Terre promise (livre de l’Exode). Ils nous rappellent également et surtout les quarante jours que Jésus a vécu dans le désert, entre son baptême et le début de sa vie publique (Mt 4, 1-11). « L’Eglise s’unit chaque année par les quarante jours du Grand Carême, au mystère de Jésus dans le désert » (CEC, n° 540). Durant ce temps, l’Eglise nous invite à nous préparer à la grande fête de Pâques, cœur de la foi chrétienne, qui célèbre la Résurrection du Christ, venu libérer tous les hommes du poids de leurs entraves et proposer l’amour à tous. C’est en cela que le Carême se distingue de tout autre temps de jeûne et de purification vécu dans d’autres confessions religieuses ou dans les pratiques des sagesses orientales. Le jeûne, la prière, le partage sont les moyens concrets vécus par le Christ, et proposés par l’Eglise, pour convertir son rapport à soi-même, à Dieu et aux autres.

Le Carême n’est donc pas seulement un temps de sacrifice ou de pénitence, c’est avant tout une invitation à nous concentrer sur l’essentiel : Jésus-Christ. Mais garder ses yeux sur lui, le suivre et l’imiter, est exigeant. Cela demande de choisir entre la vie d’amour proposée par le Christ et nos petits égoïsmes… Le Carême est un temps pour revenir à l’essentiel et mettre le superflu et l’accessoire à leur juste place. Faire pénitence, c’est se détacher de ce qui nous retient, s’ouvrir aux autres et se convertir au Christ pour accéder à la vraie liberté d’aimer comme lui nous a aimés jusqu’à donner sa vie. C’est justement ce que nous rappelle le Pape Benoît XVI au début de son message de Carême 2012 dont le thème est : « Faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes » (He 10, 24). « Le Carême nous offre encore une fois l’opportunité de réfléchir sur ce qui est au cœur de la vie chrétienne : la charité. En effet, c’est un temps favorable pour renouveler, à l’aide de la Parole de Dieu et des Sacrements, notre itinéraire de foi, aussi bien personnel que communautaire. C’est un cheminement marqué par la prière et la partage, par le silence et le jeûne, dans l’attente de vivre la joie pascale. » (Message du Pape Benoît XVI pour le Carême 2012).

Du mercredi des Cendres, qui nous rappelle que notre vie sur terre n’est qu’un passage, à la nuit de Pâques qui nous montre que l’éternité nous attend, il y a quarante jours de préparation. Pour atteindre ce nombre symbolique, il faut enlever les cinq dimanches du Carême ainsi que le dimanche des Rameaux, qui ne sont pas des jours de pénitence. En effet, même pendant le Carême, nous sommes invités, le dimanche, à célébrer la Résurrection du Seigneur. A travers la messe de chacun de ces jours de Carême, l’Eglise nous donne un nouvel élan pour profiter pleinement de ce temps de Carême.

L’origine et l’histoire du Carême dans l’Eglise La pratique du Carême a subi beaucoup de fluctuations. Dans l’Eglise primitive, le Carême est un temps ultime de préparation au baptême des catéchumènes adultes célébré la nuit de Pâques. Une lettre de saint Irénée au Pape Victor, à la fin du IIème siècle, indique que le jeûne durait alors d’un jour avant Pâques à toute la semaine sainte. Au IVème siècle, le Carême est devenu un temps liturgique spécifique, orienté vers la fête de la Résurrection, et empreint d’austérité (la couleur liturgique devient le violet, et les acclamations joyeuses [Gloria et Alléluia] sont supprimées dans les célébrations).

Le jeûne qui a pour but de donner soif et faim de Dieu et de sa Parole est alors porté à quarante jours. On en trouve trace dans le canon du concile de Nicée en 325. Le calcul de ces quarante jours va varier dans le temps avant d’être harmonisé. Au départ, le jeûne consistait à ne prendre qu’un repas quotidien composé de pain, de légumes et d’eau, et à s’abstenir de toute nourriture les vendredi et samedi saints. Peu à peu, il va perdre de sa rigueur. Aujourd’hui, l’Eglise catholique ne prescrit plus le jeûne obligatoire que le mercredi des Cendres et le vendredi saint. Les enfants et les personnes âgées de plus de soixante ans n’y sont pas tenus. Elle invite néanmoins les fidèles à réduire leur consommation dans le domaine de leur choix (alcool, tabac, télévision, téléphone-portable, ordinateur, divertissement…) et à partager, notamment sous forme de don.

Vivons donc ce temps privilégié de Carême comme un temps de grâce et accueillons les moyens (prière, jeûne, partage) comme des moyens de croître dans le véritable esprit de pénitence et dans l’amour du Seigneur. « Accueillons l’invitation toujours actuelle à tendre au ‘’haut degré de la vie chrétienne’’ (Jean-Paul II, Lettre apostolique Novo millennio ineunte [6 janvier 2001], n. 31).[…] Face à un monde qui exige des chrétiens un témoignage renouvelé d’amour et de fidélité au Seigneur, tous sentent l’urgence de tout faire pour rivaliser dans la charité, dans le service et dans les œuvres bonnes (cf. He 6, 10). Ce rappel est particulièrement fort durant le saint temps de préparation à Pâques. » (Message du Pape Benoît XVI pour le Carême 2012).

Saint et fécond Carême à tous !

Les yeux fixés sur Jésus-Christ, Entrons dans le combat de Dieu !

Père Ambroise ZOUNON,

Professeur au Grand séminaire Saint Gall de Ouidah.