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La Grâce de Dieu

M E S S A G E de L’ADMINISTRATEUR APOSTOLIQUE

AUX PRETRES, RELIGIEUX, RELIGIEUSES, FIDELES CHRETIENS

ET AUX HOMMES DE BONNE VOLONTE

1. La grâce de Dieu qui, à notre baptême, fait de nous ses enfants, est toujours à l’œuvre dans notre croissance, dans l’Église du Christ. Son action montre toute son efficacité non seulement dans les sacrements, mais aussi dans le temps que nous vivons, notamment les moments privilégiés de notre marche chrétienne comme le temps de l’Avent.

Vous comprenez alors que je puisse saisir l’occasion de notre entrée dans ce temps de grâce de l’Avent 2012 pour m’adresser à vous et vous saluer dans la foi qui nous unit au Christ et dans la même espérance en notre Dieu dont les œuvres de merveille se renouvellent toujours, car Il est Amour.

2. C’est ce Dieu, le même hier, aujourd’hui et toujours, qui a inspiré à notre bien-aimé Pape Benoît XVI de proposer à l’Église universelle une Année de la Foi, du 11 Octobre 2012 au 24 Novembre 2013, pour que, nous convertissant authentiquement au Seigneur, nous mettions en lumière de façon toujours plus évidente « la joie et l’enthousiasme renouvelé de la rencontre avec le Christ. »

Pour nous, chrétiens d’Afrique, l’invitation du Pape sonne comme un prolongement de l’Exhortation Apostolique post-synodale Africae munus où le Saint Père nous engageait à une authentique conversion lorsqu’il affirmait que, « par la grâce de leur baptême, les chrétiens sont invités à renoncer aux tendances nocives dominantes de leur époque et de leur milieu et à aller à contre-courant » . Nous nous souvenons également que, sur la même problématique, Mgr Antoine GANYE, archevêque de Cotonou et Président de la Conférence Episcopale du Bénin, dans sa lettre pastorale « l’amour du Christ nous presse » a peint la situation de la foi dans notre pays en ces termes : « Le peuple auquel notre message de la foi est destiné est pris souvent dans des épreuves de vie où il ne semble pas trouver du côté de l’Église un langage approprié à sa situation. Désemparé, il se tourne souvent vers les pratiques traditionnelles ou il se laisse prendre au piège des nombreux marchands d’illusion qui lui proposent leurs recettes miracles. »

L’Année de la Foi est donc la bienvenue pour recueillir les orientations de Africae munus, les approfondir et les monnayer dans notre vie quotidienne. Pour Benoît XVI, en effet, « la contribution des chrétiens, en Afrique, ne sera décisive que si l’intelligence de la foi aboutit à l’intelligence de la réalité. Et pour cela, l’éducation à la foi est indispensable » . Notre diocèse de Porto-Novo, accueillant fidèlement cette injonction, a choisi, en étroite ligne avec le Motu Proprio Porta Fidei, comme thème de son année pastorale 2012-2013 : Enracinés dans la Parole de Dieu, et à l’école de Marie, vivons notre foi chrétienne catholique.

Souffrez, chers frères dans le Sacerdoce, et chers fils et filles de Dieu, que je souligne ici, à partir de ce thème, l’importance, au quotidien, de la Parole de Dieu et la place de la Vierge Marie dans notre vie de foi.

3. Le Pape Benoît XVI n’a eu de cesse, depuis son accession au trône de Saint Pierre, de nous rappeler que c’est seulement la Parole de Dieu qui fait de ceux et celles qui en vivent d’authentiques témoins de Dieu. Cette conviction transparaît dans tous ses écrits et il a même consacré à la Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Église un Synode pour rappeler l’impérieux devoir du disciple à écouter le Christ qui appelle à travers sa Parole. C’est ainsi que dans l’Exhortation Apostolique post-synodale Verbum Domini , il affirme avec force que « l’Église est fondée sur la Parole de Dieu, elle en naît et en vit ».

A la suite du Saint Père et comme on peut le lire notamment dans Porta Fidei, je voudrais réaffirmer la nécessité pour chacun d’entre nous de découvrir dans les Saintes Ecritures la Source et le Lieu de l’approfondissement de la Foi. La lecture, l’écoute, la méditation de la Parole de Dieu donnent au chrétien d’asseoir sa vie sur le Roc qu’est le Christ et d’avoir un Guide sûr dans le discernement quotidien qu’exige chacune de ses décisions. Dans la foi, et au cœur de nos souffrances, accueillons la Parole du Christ : « l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole venant de la bouche de Dieu. »

Dans nos familles et communautés chrétiennes, que ce temps de l’Avent soit un moment de grâce, d’écoute et de méditation de la Parole de Dieu, quotidiennement. Car « la foi découle du fait d’écouter la Parole de Dieu. » Les efforts entrepris par les différents groupes de traduction des textes liturgiques dans notre diocèse ont favorisé l’accès d’un plus grand nombre à la compréhension des Saintes Écritures. Grâce aux textes sacrés publiés aussi par l’Alliance Biblique du Bénin, nombre de nos fidèles découvrent la solidité d’une foi nourrie par la Parole de Dieu. Le temps est plus que jamais venu, pour nous, d’aller plus loin dans les traductions, l’alphabétisation dans nos langues et les séances de partage d’Evangile entre chrétiens, dans les communautés de base, sous la conduite éclairée des prêtres. C’est alors que la foi de chaque croyant sera une réponse effective et personnelle à la Parole de Dieu. C’est cet enracinement dans la Parole de Dieu qui favorise « l’obéissance de la foi » chez le chrétien et je souhaite que nous y progressions tous, à l’école de Marie, notre Mère.

4. Mère de tous les croyants, Marie est pour le Chrétien un modèle de Foi et de persévérance. Dans les incompréhensions, difficultés et souffrances qui ont pu jalonner sa vie de Mère, et jusqu’au Golgotha, elle a cru en la Parole de Dieu et lui est restée fidèle, gardant et méditant tout dans son cœur . C’est donc avec la Vierge que chacun de nous peut et doit apprendre à cheminer comme chrétien, comme témoin du Christ, capable de s’investir dans l’œuvre de l’évangélisation.

Notre diocèse a l’heureuse habitude, depuis maintenant plus de 50 ans, d’une dévotion collective et personnelle à la Vierge Marie, notamment à Maria-Tokpa. Ce grand lieu de prière, après tous les soins que chacun de nos Pères dans la Foi lui a donné, mérite toujours que nous lui consacrions une attention particulière. Ensemble, nous nous investirons à le réaménager afin que nous y vivions mieux nos grands rassemblements de pèlerinage diocésain. La présence régulière de prêtres pour l’écoute et l’accompagnement des pèlerins individuels favorisera, j’en suis convaincu, un meilleur apprentissage de l’esprit de Foi de Marie. Pour tout cela, la prière et le don de chacun sont requis, et nous croyons que la Vierge qui sait présenter nos besoins à Jésus, son Fils, nous obtiendra aussi la force de pouvoir accomplir toute œuvre à la Gloire de Dieu : « Faites tout ce qu’il vous dira » .

5. Le Concile Vatican II dont nous célébrons le jubilé d’or, rappelle en effet, combien fut grand le mérite de la Bienheureuse Vierge Marie : « (…) gardant fidèlement l’union avec son Fils jusqu’à la croix où, non sans un dessein divin, elle était debout , souffrant cruellement avec son Fils unique, associée d’un cœur maternel à son sacrifice, donnant à l’immolation de la victime, née de sa chair, le consentement de son amour, pour être, enfin, par le même Christ Jésus mourant sur la croix, donnée comme sa Mère au disciple » . C’est donc à juste titre que nous l’invoquons comme Notre-Dame des douleurs, l’implorant de nous accompagner sur nos chemins de croix. C’est à elle, sous ce vocable de Notre-Dame des douleurs, qu’est dédicacée l’une des deux chapelles érigées dans notre Centre de Chemin de Croix de Gbodjè.

Notre Père évêque défunt, Mgr René-Marie EHOUZOU, dans ce haut lieu de spiritualité, nous a adressé par courrier, le 14 Septembre dernier, un message officiel qu’il convient de considérer maintenant comme son testament spirituel, dans lequel, prenant lui-même la pleine mesure de l’immensité de l’amour du Christ qui a souffert et qui est mort et ressuscité pour nous, a demandé que nous prions pour lui afin qu’il unisse mieux ses souffrances à celles du Christ pour la sanctification de notre Église et de chacun de ses fils et filles.

6. Chers frères dans le Sacerdoce, il y a une grâce d’état que l’on reçoit avec l’appel à entrer dans le mystère de la croix et à donner sa vie. La croix est le chemin incontournable de la suite du Christ. Quelles que soient les modalités selon lesquelles elle s’offre à nous, elle est le moyen de la communion avec Jésus dans un don réciproque. C’est sûrement dans cette ligne que nous est proposé depuis maintenant une dizaine d’années d’aller vivre nos temps de récollection au Centre de Chemin de Croix à Gbodjè.

En ce lieu, je souhaite que les sacrifices auxquels consentent les institutions, les doyennés, les paroisses, les hommes de bonne volonté se poursuivent afin que l’Évangile de la Passion du Christ soit lu dans l’art de la représentation matérielle pour mieux toucher notre sensibilité et éveiller notre spiritualité ; et que nous envisagions d’y bâtir également des infrastructures qui nous attirent à y passer de longs moments de prière. Car c’est dans la prière que le chrétien comprend et dépasse le scandale du mal et de la souffrance ; prière à Jésus souffrant, prière à Marie, Notre- Dame des douleurs. Et la véritable prière qui guérit est celle-là qui fait du pardon reçu de Dieu et du pardon offert au prochain le chemin de la purification et de la sanctification. C’est pourquoi Jésus peut nous enseigner solennellement : « Quand donc tu vas présenter ton offrande à l’autel, si là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse-là ton offrande, devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; viens alors présenter ton offrande. » Dans l’Exhortation Apostolique post-synodale Africae munus , le Pape Benoît XVI a souligné à propos du pardon et de la réconciliation que « c’est la grâce de Dieu qui nous donne un cœur nouveau et qui nous réconcilie avec lui et avec nos frères » .C’est Lui l’origine de la force qui nous porte vers le prochain pour faire de nous, comme le dit admirablement Saint Paul, des « ambassadeurs de la réconciliation » de Dieu. Je souhaite que les sacrements de réconciliation qu’organiseront les doyennés, en ce temps de l’Avent 2012, soient aussi des temps de grâce, pour notre renouvellement à la source intarissable de la Miséricorde de Dieu, afin que nos familles, nos communautés sacerdotales, religieuses et ecclésiales, nos associations et aumôneries vivent Noël et en éprouvent une joie profonde et durable.

7. En vérité, lorsque la vie du croyant se renouvelle ainsi à la source du pardon, elle croît ; et son témoignage devient crédible. Nous ne devons jamais l’oublier, si notre être chrétien est né de la Passion-Mort-Résurrection du Christ, ce qui nous donne de grandir, c’est la grâce qui naît de la qualité de notre foi au don de Jésus qui se renouvelle dans le Saint Sacrifice de la Messe. Comme dit le Saint Père, « notre foi grandit et se renforce seulement en croyant » . C’est en approfondissant notre foi, une foi convenablement célébrée dans la liturgie, que nous faisons vraiment œuvre de théologie, autrement dit, que notre vie dit Dieu de façon authentique et crédible.

C’est là le chemin que nous trace le Saint Père quand il nous engage, dans Africae munus, à une éducation de la Foi. Le contenu de cette éducation est tout donné dans le Catéchisme de l’Église Catholique dont nous célébrons, en cette année de la foi, le 20ème anniversaire de la publication par le Bienheureux Pape Jean-Paul II. Chacun des articles de notre CREDO y est expliqué et nous pouvons en comprendre l’enracinement dans les Saintes Écritures de même que le développement théologique qui en a été fait à travers l’histoire de notre Église. Je recommande à tous les catéchistes de participer activement à toutes les formations organisées à leur intention et aux jeunes de vivre pleinement les moments de récollection qui leur seront proposés au cours de cette année. Que tous, nous avancions avec courage, en nous laissant dire par le Christ, comme à ses Apôtres, « n’ayez pas peur ! »

8. Si « la foi grandit et se renforce en croyant », retenons également que « la foi sans la charité ne porte pas de fruit » . Il s’agit d’abord et avant tout de la charité vécue comme vertu théologale, dont la force est en Dieu qui nous a aimés le premier. C’est en réponse à son amour que nous devons l’aimer, Lui, de « tout notre cœur, de toute notre force, de toute notre âme et de toute notre intelligence » et aimer le prochain comme nous-mêmes. Notre amour pour le prochain s’inspire, lui aussi, de l’amour et de l’attention du Christ pour chacun, particulièrement pour les pauvres, dans leurs besoins matériels, culturels et spirituels.

En méditant Mathieu 25,31-46, nous pouvons nous rendre compte, encore aujourd’hui, que les pauvres nous sont confiés et que, sur cette responsabilité, Dieu nous jugera. La visite du Cardinal Robert SARAH, Président du Conseil Pontifical Cor Unum, au Liban du 7 au 10 novembre 2012, comme envoyé spécial du Pape Benoît XVI, pour manifester la charité de l’Église catholique au peuple syrien est une indication pour nous de la nécessité d’ouvrir nos cœurs à la souffrance de tout homme. C’est là une dimension de la mission qui caractérise la foi catholique que nous professons. Et le Pape Benoit XVI lui-même, dès les premières pages de l’encyclique Caritas in veritate, avait déjà souligné que « la charité est la voie maîtresse de la doctrine sociale de l’Église. Toute responsabilité et tout engagement définis par cette doctrine sont imprégnés de l’amour qui, selon l’enseignement du Christ, est la synthèse de toute la Loi »

Il me paraît alors urgent que nos Communautés se réorganisent, se restructurent pour trouver le minimum qui nous permette, toujours, d’être d’authentiques témoins du Christ par la charité. L’un des aspects de la restructuration à laquelle je nous invite est la création et l’installation d’un Comité pour les Affaires Économiques dans toutes les communautés paroissiales de notre diocèse, ainsi que le stipule le canon 537 du Code de Droit Canonique et que le recommande le Saint Père dans Africae munus . Le grand intérêt que nous tirerons de la bonne administration des biens de nos paroisses et institutions est la solidarité qui doit exister entre tous les agents pastoraux (prêtres, religieux et religieuses), partout où ils se trouvent, pour leur subsistance et leur juste rémunération.

C’est le lieu de féliciter et d’encourager la belle pratique dénommée « Pain de Monseigneur » qui a cours dans notre diocèse. Je vous exhorte donc à l’intensifier en gardant toujours à l’esprit, qu’au-delà de la modestie de l’image choisie, cette opération contribuera à soutenir financièrement :

-  Les prêtres et les religieuses envoyés en mission pastorale ou d’études ;

-  Les communautés paroissiales dans le besoin ;

-  L’Evêque dans l’accomplissement de la charité à l’égard des personnes les plus démunies en cas d’urgence.

Pour finir, c’est à Dieu que je voudrais recommander le ministère de chacun des prêtres de ce diocèse dont Dieu m’a fait, par pure grâce et appel de l’Église, l’Administrateur Apostolique. Par la prière de la Vierge Marie dont nous sommes les enfants de prédilection, que chacun progresse dans la vie de foi et y entraîne ses frères et sœurs. Comme l’Apôtre Paul à Philémon, je vous dis : « Frères, tout ce qu’il y a de vrai, d’honorable, tout ce qui est juste, pur, digne d’être aimé, tout ce qui est vertueux et digne d’éloge, faites-en l’objet de vos pensées. Et le Dieu de paix sera toujours avec vous. »

Bon temps de l’Avent ! Joyeux Noël 2012 ! Heureuse et Sainte Année de la Foi.

Porto-Novo, le 02 Décembre 2012, En ce Premier Dimanche de l’Avent

Père Jean-Benoît GNAMBODE, Administrateur Apostolique

Porta Fidei, 2011, N° 2

Benoît XVI, Africae munus, Ouidah, 2011

Africae munus, N°32

Mgr Antoine GANYE, L’amour du Christ nous presse, Cotonou 2010, p16 Africae munusN° 32

Benoît XVI, Verbum Domini, 2010, N° 3

Mt 4,4

Commission Théologique Internationale, La théologie aujourd’hui, Cerf, 2012, p 26.

Rm 1, 5

Cf Lc 2, 51

Jn 2, 5

CfJn 19, 25

Concile Vatican II, Lumen Gentium N°58

Mt 5, 24-25

Africae munus, N°20

Cf 2 Co 5, 20

Porta Fidei N°7

Mc 6, 50

Porta Fidei N°14

Cf Marc 12, 29-31

Benoît XVI, Caritas in veritate, 2009, N°2

Africae munus N° 103

Philémon 4, 8-9