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UN PARCOURS ATYPIQUE ( SUITE)

Qu’est-ce que cela a changé pour vous de devenir catholique ?

RB : J’aimais Jésus, mais je l’aimais mal ; Jésus sans Marie ce n’est pas Jésus. C’est comme enlever une partie de la communion des saints et de la famille. C’est Marie qui fait le catalyseur pour comprendre ce qu’est la famille de Dieu qui est l’Eglise. Aujourd’hui, la Vierge Marie est tout pour moi. Et quand je prie le Rosaire, j’ai une vraie relation d’intimité avec Marie. « Une goutte de Vierge Marie vaut mieux que 25 ans de vie pentecôtiste ! ».

Et puis j’ai vraiment découvert l’Amour. J’avais le cœur de Jésus, mais il n’était pas transpercé. Il fallait qu’une flèche d’amour le perce. Et petit à petit, Dieu l’a transformé. Je me suis mis à aimer non seulement mon petit monde évangélique, mais à éprouver un grand amour pour les musulmans, les baptistes, les méthodistes... Je ne pensais plus que le monde était perdu. Et aujourd’hui, je peux annoncer l’Amour.

Qu’est ce qui a changé pour votre famille ?

RB : Tout a été bouleversé dans notre vie ; avec ma femme on est tombé amoureux de Marie, on a commencé à la prier, à méditer le Rosaire. La dimension d’amitié avec Marie, nous a amenés à tous les saints, à Thérèse, et 1 an plus tard on est devenu catholiques. Mon fils, intrigué par la conversion de ses parents, a voulu savoir. Alors, il est allé seul dans une église catholique, pour faire lui-même l’expérience de Jésus, indépendamment de nous. Et aujourd’hui, il est devenu prêtre ! Il est à Rome, au Vatican.

Avez-vous des regrets d’être catholique aujourd’hui ?

RB : Non ! Même si j’ai perdu 640 et plus de 1000 amis personnels, j’ai gagné le Christ !

Quels sont pour vous les trésors de l’Eglise Catholiques ?

RB : Les deux trésors de l’Eglise sont l’Esprit-Saint et la Croix. J’ai compris que l’Esprit-Saint aide à porter la croix. Je suis aussi très touché par la beauté de l’Église. L’Église catholique est comme un jardin ! Car dans l’Église, il y a la plénitude de ce que Dieu a voulu pour l’homme. Dans le Jardin, il y a le jardinier et le maître du Jardin. Le maître du Jardin, c’est Dieu lui-même : Père, Fils et Saint-Esprit. Le jardinier, c’est le pape, les évêques et les prêtres- j’ai d’ailleurs une très grande admiration pour Benoît XVII - non pas pour nous contrôler, mais pour nous donner un cadre dans lequel nous pouvons vivre pleinement notre liberté de fils et de filles de Dieu. Non pas pour nous contraindre, mais pour nous libérer et nous permettre de ne pas aller dans les buissons empoisonnés où nous nous abîmerions.

Accepteriez-vous de venir au Bénin pour participer à l’Evangélisation ?

RB : Oui. A condition d’être invité par l’Evêque et avec la permission des responsables de la Communauté de l’Emmanuel. Pour moi l’obéissance à l’Eglise est quelque chose de très important.

C’est-à-dire ?

RB : Le siège physique de l’Église, c’est Rome. C’est Dieu qui l’a choisi. Je l’accepte ou je le rejette. Ce n’est pas une affaire politique, c’est une affaire de vie. Si on va à Rome, qu’on entre dans la basilique Saint-Pierre et qu’on ne ressent pas la richesse du cœur de l’Église, c’est qu’on n’a pas eu vraiment cette rencontre avec l’amour de l’Église et qu’on a besoin d’une conversion. Moi, à Rome, mon cœur me dit que je suis chez moi, à la maison. Au fond de nous, il y a un « oui » ou un « non » à l’Église, s’il y a un « non », c’est qu’il y a quelque part une blessure, une ignorance ou qu’il y a eu un problème de transmission de la foi. Nos aînés n’ont pas su nous transmettre la joie de vivre comme catholique.

Mais ça peut se régler avec un peu de recherche, de désir et de prière. Moi, par le porte-à-porte, je rencontre des milliers de personnes dans le monde entier. Et à chaque fois que ma route croise celle d’un catholique blessé - et il y en a beaucoup -, avec un peu de compréhension et d’écoute les a priori sur l’Église tombent. Et dès qu’ils rencontrent vraiment Jésus et Marie, tout rentre dans l’ordre.

En tout cas, je ne crois pas que l’on puisse vivre pleinement avec Jésus et Marie et rejeter l’Église. Ce n’est pas possible. On ne peut pas séparer la tête du corps et penser que l’on peut vivre sans le corps. Ça ne fonctionne pas.

Quel est votre dernier mot ?

RB : Il faut annoncer Jésus ! Si nous n’annonçons pas Jésus, les pierres crieront : « Jésus est la solution » ! Dieu se sert de tous ceux qui veulent l’annoncer. Aujourd’hui c’est un vrai problème ; Les catholiques n’annoncent pas assez notre richesse. Et puisqu’on ne l’annonce pas, on ne l’apprécie plus. La solution, c’est l’évangélisation. L’Eglise doit évangéliser. C’est plus qu’urgent, sinon, je vous le certifie, le monde va devenir évangélique. Ça devrait être une obsession pour chacun de nous. Moi, c’est toute ma vie. Jour et nuit, je ne pense qu’à ça. Quand on va chez les gens avec humilité et miséricorde, ils nous accueillent. Le problème, c’est qu’il n’y a que les Mormons et les Témoins de Jéhovah qui visitent ainsi nos voisins et arpentent nos rues. Il faut faire du porte-à-porte, amener physiquement Jésus chez les gens. J’en fais depuis trente-quatre ans, et personne ne m’a jamais claqué la porte au nez. Les gens sont là... Ils attendent. Il faut y aller.

Monsieur Richard Borgman, nous vous remercions vraiment de tout cœur pour ce témoignage et nous espérons vraiment vous recevoir très prochainement au Bénin. Prions pour voir se développer le même esprit d’évangélisation chez beaucoup de jeunes.

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Père Nestor ATTOMATOUN