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La messe d’un excommunié est-elle valide ?

Avec le phénomène de Banamè, plusieurs se posent la question sur la validité des messes célébrées par les prêtres qui font partie de ce cercle religieux. Le présent article y apporte une réponse.

Avec la suspense et l’interdit, l’excommunication fait partie des trois censures ou peines médicinales dans l’Église (cc. 1331-1335). Elle coupe le fidèle de la communion ou de l’harmonie avec l’Église. Après avoir affirmé que seul un prêtre validement ordonné célèbre validement l’Eucharistie, le législateur dispose : « Le prêtre non empêché par la loi canonique célèbre licitement l’Eucharistie en observant les dispositions des canons qui suivent » (c. 900 § 2). Le prêtre frappé par l’excommunication n’a pas le droit de célébrer licitement la messe.

Ainsi les facteurs de la licéité de la célébration de la messe sont double :

  • d’une part que le ministre ne soit pas empêché par la loi canonique en raison d’une quelconque irrégularité ou d’un empêchement (cf. c. 1044) ou par une sanction pénale qui en interdise l’exercice ;
  • d’autre part qu’il respecte dans la célébration, les normes prescrites pour la licéité selon les canon du code de droit canonique.

Rappelons au passage, qu’est irrégulier ou empêché d’exercer l’ordre reçue : celui qui a reçu illégitimement les ordres alors qu’il était sous le coup d’une irrégularité pour leur réception ;

celui qui a commis le délit d’apostasie, d’hérésie ou de schisme (c. 1041, 2), si le délit est public ;

celui qui a attenté un mariage, même purement civil, alors qu’il est lui-même empêché de contracter mariage à cause du lien matrimonial, ou d’un ordre sacré, ou du vœu perpétuel de chasteté, ou parce qu’il s’est marié avec une femme déjà validement mariée ou liée par ce même vœu ;

celui qui a commis un homicide volontaire ou procuré un avortement suivi d’effet, et tous ceux qui y ont coopéré positivement ;

celui qui, d’une manière grave et coupable, s’est mutilé ou a mutilé quelqu’un d’autre, ou celui qui a tenté de se suicider (1041 nn. 3, 4, 5, 6) ;

celui qui est atteint de folie ou d’une autre maladie psychique dont il s’agit au can. 1041 n. 1, jusqu’à ce que l’Ordinaire, après consultation d’expert, lui permette l’exercice de son ordre (c. 1044 § 2, 2).

Mais si le prêtre excommunié ou sous le coup d’une censure décide de célébrer la messe, cette célébration sera valide mais illicite. En d’autres termes, s’il célèbre l’Eucharistie, la transsubstantiation a bel et bien lieu à la consécration.

En d’autres termes, la validité de la célébration de la messe dépend de la valeur juridique de l’ordination reçue. Si celle-ci est invalide, la messe célébrée est aussi invalide. Ce sujet interpelle la conscience de tous ceux qui célèbrent encore la messe alors qu’ils sont irréguliers ou empêchés d’exercer l’ordre reçu selon les dispositions du droit.

Père Jacques M. AGOSSOU, Canoniste