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Les publications de bans d’ordination sont-elles nécessaires ?

En comprenant les publications de bans comme nous l’expliquons dans les lignes suivantes, les fidèles participent activement au discernement des vocations. Que la vérité dans la charité guide cet acte de grande importance et valeur dans la réception des sacrements et de l’ordre en particulier.

De par leur nature, les sacrements ne sont pas des actes privés mais publics : ils sont œuvres du Christ et de l’Eglise. Les sacrements de mariage et de l’ordre engagent dans un état de vie de toute la vie. C’est pourquoi, ordinairement, on fait la publication des bans de ces sacrements. Il s’agit de véritables enquêtes canoniques pour prouver l’idonéité des sujets à célébrer ou à recevoir lesdits sacrements. En ce qui concerne les ordres du diaconat et du presbytérat, le canon 1043 dispose : « Les fidèles sont tenus par l’obligation de révéler avant l’ordination à l’Ordinaire ou au curé, les empêchements aux ordres sacrés dont ils auraient connaissance ». Les irrégularités ou empêchements à recevoir l’ordre sont énumérés aux canons 1041 et 1042. Les enquêtes canoniques par la publication des bans d’ordination ont aussi pour but de vérifier si les candidats aux ordres jouissent des qualités requises par le droit : la liberté voulue (c. 1026 ; cf. c. 1036) ; une foi intègre ; une intention droite ; la science voulue ;’une bonne réputation, une intégrité de mœurs ; les aptitudes physiques et psychiques ; des vertus éprouvées (1029). Mais le Supérieurs ou l’évêque peut choisir d’autres moyens qui lui paraissent utiles pour faire ces enquêtes : les lettres testimoniales, les renseignements qu’il peut demander à des clercs, à des fidèles laïcs ou religieux (c. 1051 § 2). C’est ici que nous proposons que, dans le respect des personnes, le conseil paroissial de pastorale aide le curé ou l’ordinaire du lieu non seulement dans le discernement des vocations mais aussi dans les enquêtes canoniques en vue du diaconat ou de presbytérat. L’appel aux ordres avant les résultats des publications de bans n’oblige pas l’évêque à conférer l’ordre, car si les enquêtes révèlent des empêchements ou des irrégularités, le candidat ne sera pas ordonné. A ce propos le législateur affirme : « Si malgré tout cela, pour des raisons déterminées, l’évêque doute de l’idonéité du candidat à recevoir les ordres, il s’abstiendra de le promouvoir » (c. 1052 § 3). Somme toute, à travers la publication des bans d’ordination, l’Eglise valorise la participation de tous les fidèles au discernement des vocations et au soin dans le choix de qualité des candidats aux ordres. C’est à la fois un honneur et une charge pour les fidèles. C’est une obligation juridique des fidèles de révéler les irrégularités et empêchements qu’ils connaissent d’un candidat aux ordres. Leur silence à ce sujet est et sera toujours coupable. Il est même un péché contre la vérité et contre l’Eglise.

Père Jacques Mahougnon AGOSSOU

Canoniste