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24 Mars 2013 : Dim. des Rameaux / Année C

La double célébration de ce dimanche appelé souvent « dimanche des rameaux » nous introduit dans la semaine sainte où nous serons appelés à vivre intensément le mystère le la passion-mort du Christ. Nous occultons souvent un aspect de cette double célébration et nous mettons plus l’accent sur les rameaux que sur la passion du Christ, sommet de cette célébration

Textes : Lc., 19, 28-40 ;

- Is, 50, 4-7

- Ps 21

- Ph, 2, 6-11

- Lc., 22, 14 – 23, 56 (Passion)

Frères et sœurs,

La double célébration de ce dimanche appelé souvent « dimanche des rameaux » nous introduit dans la semaine sainte où nous serons appelés à vivre intensément le mystère le la passion-mort du Christ. Nous occultons souvent un aspect de cette double célébration et nous mettons plus l’accent sur les rameaux que sur la passion du Christ, sommet de cette célébration.

La liturgie de ce jour est l’une des rares liturgies au cœur desquelles on célèbre deux événements liés à la vie du Christ. Son aspect physique le montre d’ailleurs. Un premier évangile à la bénédiction des rameaux qui souligne l’entrée triomphale et messianique de Jésus dans cette ville de Jérusalem et trois autres textes dans l’Eglise qui signale l’abaissement et la passion du Christ au cœur de cette ville de Jérusalem. Aujourd’hui, nous voulons, de l’ensemble de tous les textes entendus ce jour, ressortir comment l’abaissement du Christ-roi de l’univers nous a apporté l’élévation à la dignité de fils de Dieu.

Jésus est incontestablement roi et c’est cette royauté qui s’est manifestée à travers le premier évangile de Lc. (Lc. 19, 38-40) que nous avons pris à la bénédiction des rameaux. Les images comme « monter sur l’âne, les vêtements étendus sur le chemin, les cris de joie » et surtout la louange : béni soit celui qui vient, lui notre Roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus des cieux » sont des expressions qui ne peuvent être utilisées que pour qualifier et louer un être important, un grand roi ou un Messie. L’attitude du Christ aussi démontre qu’il est roi et sa royauté dépasse toute autre royauté. Jésus est conscient de son titre de roi et c’est pourquoi il a envoyé des disciples chercher l’âne d’une autre personne « parce qu’il en a besoin ». Cette volonté du roi à utiliser la chose d’autrui est très fréquente en Israël et c’est la réquisition. Ayant senti le besoin de monter à Jérusalem dans un dernier et ultime voyage, Jésus utilise cette prérogative du roi qu’il est pour réquisitionner le petit âne d’un homme lambda puisque l’écrivain sacré ne nous donne pas de précision sur le propriétaire de l’âne qui n’a d’ailleurs opposé aucune résistance à la demande du Seigneur. Dans sa montée, plusieurs mettent leur vêtements sur le passage de Jésus, Luc ne fait pas allusion aux rameaux mais les autres évangiles le soulignent un peu. La clameur du peuple, un peuple anonyme, accueille le Christ à la descente du mont des oliviers. Le Christ est donc roi au milieu d’un peuple qui peut se composer de chacun de nous. La royauté du Christ ne fait pas appelle à chacun de nous quelque soit notre condition et notre rang sociale, l’écrivain sacré aurait précisé que l’âne était pour un israélite, que c’est les israélite qui acclamaient le Roi, « celui qui vient au nom du Seigneur ». Car Luc a eu le temps de nous dire que les pharisiens ont voulu faire taire la foule mais la réponse de Jésus est sans équivoque : « s’ils se taisent, les pierres crieront ». Cette déclaration montre bien sûr que tous nous sommes appelés à louer le Seigneur qui accepte l’abaissement pour nous.

En effet, et c’est là la quintessence même de la royauté d’un Jésus qui mourra bientôt, « le Christ, lui qui était dans la condition de Dieu, n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu, mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur », c’est cet abaissement du Christ qui a fait que les pharisiens n’ont rien compris de la réaction du peuple. C’est à Dieu que la gloire doit être rendue et le peuple rend à Jésus ce qui lui revient. Mais au même moment l’entrée de Jésus dans la ville sainte scelle le pacte d’obéissance qu’il a fait avec le Père. Et cette obéissance le conduira à la mort. Dans l’évangile de la passion d’aujourd’hui, toujours de la plume de Luc, Jésus, après avoir mis ses disciples en garde contre la manière dont les rois des nations commandent, a pris le risque de montrer par l’exemple de la mort comment nous devons commander ou diriger. Dans un procès perdu à l’avance pour Jésus devant une foule qui, après avoir béni il y a quelques heures est déterminé à réclamer la mort d’un innocent comme chacun de nous le fait d’ailleurs, le Fils de Dieu ne dit rien qui puisse montrer son vrai rang. Au contraire, comme dans la première lecture, il a présenté son dos à ceux qui le frappaient et sa joue à ceux qui lui arrachaient la barbe ». C’est un véritable signe d’abaissement. Il portera sa croix sans riposter et subira la mort sans de révolter ni se dérober. Quel roi faible, sans puissance diraient les grecs. Mais c’est dans sa faiblesse volontaire qui n’est pas suicide que la christ nous élève et nous fait nous aussi participant à la gloire qui viendra bientôt.

Alors chers amis, l’acte que pose le Christ est une interpellation. Une interpellation pour chacun de nous afin que nous revoyions notre manière de suivre le Messie.
- Sommes-nous de ceux qui chantent Hosanna au Fils de David et juste après réclame sa mort ?
- Sommes-nous de ceux qui étouffent la voix des autres mais prêts à crier pour réclamer la mort de l’innocent ?
- Sommes-nous de ceux qui jugent sans justice afin d’avoir satisfaction de la mort de l’innocent ? Sommes-nous de ceux qui commencent avec le Christ et l’abandonnent au moment où l’épreuve commence ?
- Ne sommes-nous pas de cette catégorie d’hommes qui accuse inutilement et injustement l’innocent

Le Christ a accepté tout cela de nous et pour nous afin de nous indiquer le chemin à suivre pour notre propre gloire ; chemin qui passe par l’abaissement et l’obéissance.

Que cette semaine sainte soit pour nous un temps de voyage intérieur au cours duquel nous nous purifierons pour entrer dans la pâque du Christ

Bonne Semaine Sainte.

Père Olatoundji-Benoît ODOUNSI