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Méditation du quatrième dimanche de Carême C

La conversion comme chemin du salut avec le Christ

- 1ère Lecture : Josué 5,10-12 ;

Psaume : 33(34) ;

- 2ème Lecture : 2Co 5, 17-21.

- Evangile : Lc 15, 1-3.11-32

Fils et Filles de Dieu.

« Après le passage du Jourdain, les fils d’Israël campaient à Guilgal et célébraient la Pâques… » La célébration de cette Pâques sur la terre promise vient après une longue et rude marche de quarante ans, un exode qui entre deux Pâques a préparé le cœur du peuple choisi. Ce temps passé au désert voudrait bien symboliser notre marche actuelle vers la Pâques du Seigneur. Le temps de carême est donc pour nous la longue, douloureuse mais combien sanctifiante marche qui nous conduit à la splendide résurrection du Fils de l’homme. Durant leur exode, le peuple d’Israël a vécu des durs moments, des situations de rébellion etc. mais chaque fois le Seigneur l’appelle à la conversion et à la réconciliation avec lui. L’essentiel des textes liturgiques de ce jour voudrait se résumer en ces deux réalités : la conversion et la réconciliation. Ces deux réalités nous font retourner chaque jour vers celui que nous abandonnons presque tout le temps : Dieu.

Dans l’évangile de ce jour, il est question de l’enfant prodigue. Le plus jeune d’une famille peu nombreuse (l’évangile dit : un homme avait deux fils Lc 15, 11) qui décide d’abandonner la fièvre familiale, la protection paternelle, la chaleur fraternelle pour aller faire route seul. Loin d’être une expérience de vie, ce geste est une homicide volontaire exercée sur son père puisque dans aucune culture au monde, encore moins celle juive, aucun enfant ne peut hériter du vivant de son père. Ce geste, nous le faisons chaque jour quand nous tournons dos à la volonté de Dieu, quand nous fuyons Dieu pour nous retrouver dans certaines situations de la vie qui n’honore pas le maître de notre vie. Presque tous, nous tuons Dieu dans notre vie par des comportements que seuls nous pouvons décrire. Mais comme le Père, Dieu nous laisse faire. Ce n’est que, dans le dénuement, quand l’enfant a touché le fond de la misère, qu’il s’est souvenu de son Père. Alors il réfléchit (cf. Lc 15, 17-18). Cet appel à la conversion est déjà un pas même si c’est après avoir mener une vie de désordre. C’est le Seigneur lui-même qui nous appel à la conversion et il nous devance dans notre choix de « retour vers ». Parfois quand tout s’efface, quand nous ne voyons plus rien, quand nous touchons le fond de la misère à cause de nos fautes, nous n’avons pas le courage de faire le pas. Ce qui grandit l’enfant « pécheur » devant son père, c’est le risque du retour, la volonté de conversion. Nous devons aussi oser revenir vers notre Père malgré nos fautes. Dans ce clair-obscur de la recherche du salut, c’est Dieu lui-même qui accueille et se réjouit. Le père qui n’existait plus pour le jeune homme est le premier à voir son enfant. Il se jette au coup d’un pécheur et l’embrasse. Quel merveilleux père ! il le couvre de ses baisers nous dit l’évangile. Il se réconcilie avec son fils avant même que celui-ci ne fasse la demande de réconciliation. Très content et fier de la conversion de son fils, le père fait tuer « le veau gras » ; non pas un veau gras mais « le veau gras ». Cette précision de l’évangile et le « kpakpato » du serviteur au fils aîné, justifie que le ce père n’avait qu’un seul veau gras. Peut-être le réserve-t-il pour ses propres convives, peut-être le garde-t-il pour le mariage de l’aîné, personne ne saurait le dire. Tout compte fait, le père a sacrifié son veau gras pour un pécheur converti.

C’est la faiblesse de Dieu, chers amis en Christ. Dieu se rend faible devant notre démarche de conversion. Il est prêt à s’abandonner pour nous accueillir de nouveau dans sa maison une fois que notre retour est effectif. C’est seulement lui qui est capable de nous rendre la dignité du fils que nous perdons par nos péchés. « Mettez-lui des sandales, portez-lui les habits de fête, donnez-lui la bague d’or… » a déclaré le père plein de fierté de voir son fils revenir. C’est ainsi que dans le ciel le père et toute sa cour se réjouit pour le retour d’un seul pécheur. Alors chers amis, le temps de carême est pour nous le moment de réfléchir sur notre relation avec le Seigneur. J’ose dire que la conversion que nous impose ce temps est celle qui nous ouvre sans ambages la porte du salut. Mais combien de fois allons nous vivre sans Dieu ? Sommes-nous nés pour vivre sans Dieu ? Notre vie est elle faite pour ne pas retrouver son auteur. Saint augustin disait : « tu nous as fait pour toi Seigneur et notre vie est sans repos tant qu’elle ne repose en toi ».

Vous voyez donc que l’interpellation de Saint Paul est toujours actuelle : « laissez-vous réconcilier avec Dieu ! ». Nous vivons tellement loin de Dieu et quand bien même il nous cherche, il ne nous trouve pas. Il s’est sacrifié pour nous mais nous avons des yeux pour ne pas le voir. Il nous appelle à la conversion mais nos oreilles sont bouchées, il nous tend la main mais nous lui faisons dos. Jusques à quand durera notre fuite devant le Seigneur, jusques à quand resterons-nous dans notre sombre passé, jusques à quand vivrons-nous sans souci de nous convertir. Convertissons-nous et laissons-nous réconcilier véritablement dans la sincérité avec notre Dieu.

Profitons frères et sœur, de ce temps de carême pour refaire notre relation filiale avec notre Père, notre relation fraternelle avec nos frères et sœurs, et celle personnelle avec nous-mêmes pour être de véritables ambassadeurs du Christ dans ce monde qui a besoin de vrais adorateurs.

Bon temps de Carême.

Père Olatoundji-Benoît ODOUNSI, POBE