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Méditation du troisième dimanche de Carême C

le carême, temps de réconciliation soutenu par la miséricorde et le pardon de Dieu

Textes Ex 3, 1-8a. 10. 13-15

Ps : 102

1Co 10, 1-6. 10-12

Lc 13, 1-9

Frères et sœurs en Christ, Biens aimés de Dieu.

Il y a quelques semaines, nous avons commencé notre marche pénitentielle vers Pâque, où la Christ ressuscité rendra nos corps semblables aux siens. Aujourd’hui troisième Dimanche de ce temps de réconciliation avec Dieu et les autres, d’espérance et de renouvellement de notre vie de foi, la liturgie voudrait bien mettre une fois encore un accent particulier sur cet aspect d’espérance soutenue par le pardon et la miséricorde de Dieu. C’est trois éléments sont retracés à travers les trois textes de ce jour même si cela n’apparaît pas visible dans la première lecture tirée du livre de l’exode.

En effet l’épisode de la vision de Moïse à l’Horeb présente plus Yahvé comme le vivant qui est et qui vit éternellement. Le « je suis » du livre de l’Exode voudrait bien confirmer cette vie infinie d’un Dieu qui traverse le temps et donc nos souffrances humaines. Yahvé dira lui-même qu’il est le Dieu des vivants et non celui des morts. les noms cités : Abraham, Isaac et Jacob justifient bien que le Dieu qui se propose de sauver le peuple de la servitude égyptienne est vraiment vivant puisque pour le peuple juif, ces ancêtres Abraham, Isaac et Jacob vivent éternellement même s’ils sont physiquement morts. C’est ce qui justifiera plus tard la rage des juifs contre Jésus quand il aura dit : « avant que Abraham ne soit, je suis ». la mission que Moïse reçoit à l’Horeb n’est qu’une mission d’espérance. Le peuple de Dieu peut donc désormais porter la pleine espérance d’une vie meilleure que celle qu’il vit actuellement en Egypte. Par le simple geste de miséricorde de la part de celui qui est le Dieu de leurs Pères, les fils d’Israël pourraient espérer retrouver leur terre où coulent le lait et le miel. C’est cette espérance portée durant les âges qui fait crier le psalmiste qui s’éclate dans le psaume 102 de ce jour en ces termes : « le Seigneur est tendresse et pitié, … il révèle ses desseins à Moïse, aux fils d’Israël, ses hauts faits… il est lent à la colère et plein d’amour ». Mais cet amour que le Seigneur a pour son peuple, souffrira bien d’infidélité de la part des fils d’Israël.

Saint Paul peint dans un tableau peu élogieux le comportement désobligeant d’un peuple à la nuque raide. Et comme pour dire aux descendants d’Abraham « qu’au cœur sans mémoire qu’un temps soit accordé pour qu’il se souvienne », Paul rappelle à ses fidèles que malgré la tendresse que Yahvé a manifesté à leurs ancêtres, en pardonnant leur péchés en leur faisant marcher sur ses voies, en leur donnant un repas venu du ciel, la plupart n’ont fait « que déplaire à Dieu, et ils sont tombés au désert ». Pour l’apôtre des gentils, ces morts massifs des fils d’Israël ne sont que des exemples pour attirer notre attention sur notre manière de vivre notre attachement avec Dieu. C’est pourquoi Jésus lui-même dans la belle page de l’évangile selon saint Luc que la liturgie nous propose, considère l’épisode des Galiléens exterminés par Pilate ou des dix-huit personnes tuées par la tour de Siloé comme un exemple qui interpelle chaque chrétien et nous invite à une réelle conversion, réponse à la miséricorde de Dieu envers nous. La parabole du figuier stérile met bien en évidence cette « miséricorde patiente » de Dieu qui appelle à coup sûr la conversion de l’homme.

Chers amis en Christ, Qu’il est merveilleux de voir l’espérance qui vient de Dieu ; qu’il est réjouissant de contempler la miséricorde que Dieu dans sa pédagogie de la deuxième chance offerte à chacun de nous pour que nous remodelions notre vie de foi selon le cœur de Dieu. En disant du figuier : « peut-être qu’il donnera du fruit à l’avenir », Jésus nous donne une nouvelle chance de conversion. Il urge donc que chacun de nous en ce temps de carême, repense sa manière de vivre sa foi dans ce monde en perte de repères afin d’éviter le coup de hache du vigneron. Un travail personnel est à faire pour que les courants idéologiques et spirituels de l’heure ne tuent en nous les bourgeons de fruits de foi que nous portons en réponse à la miséricorde divine. Une lutte est à mener dans vie pour recentrer notre cœur détourné par les sollicitations de ce monde sur le Christ afin de voir les signes de la miséricorde qu’il nous fait à chaque instant de notre existence. Notre Dieu n’est pas un bourreau qui écrase celui qui l’offense, mais un père qui tend la perche de la miséricorde et de pardon à tous et chacun.

Prions pour que tous et chacun puisse bénéficier de cette miséricorde en ce temps de carême.

Père Olatoundji-Benoît ODOUNSI , POBE