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Mystère d’amour ! Mystère de foi ! Mystère de vie !

La Pâques célébrée en cette condition humaine ! Oui, à la rencontre du visible et de l’invisible, une vie renaît dans l’éternité. On ne saurait nullement appréhender avec les yeux de la rationalité comment s’opère cet heureux échange ou mieux cet heureux passage d’une vie biologique à une vie éternelle qui ne voudrait pas dire un temps qui finit mais simplement entrée dans le mystère de Dieu. La finitude que nous impose la nature humaine nous ouvre à l’infinitude du mystère de Dieu quand la mort est vécue dans la foi comme une nouvelle naissance en Dieu, comme nous le systématise Saint Grégoire de Nysse en ces mots :

« Maintenant, le règne de la vie est venue, le pouvoir de la mort a été détruit. Il est survenu une autre naissance, une vie différente, un nouveau genre de vie, une transformation de notre nature elle-même. Quelle naissance ? »

Il s’agit bel et bien de la Pâques du Père Laurent SAH dans le royaume des cieux où il a été accueilli par le cortège des saints ce jeudi 30 avril 2015. Je voudrais placer tout cet éditorial sous le signe de cette Pâques où à la rencontre du fini et de l’infini, jaillit une nouvelle vie dans l’éternité. En revoyant les derniers jours de notre cher Père Laurent SAH, on pouvait y déceler un nouvel espoir, une nouvelle jeunesse, une nouvelle mission, une nouvelle manière d’être comme l’aurore d’une nouvelle vie qui attendait d’éclore ses bourgeons, sans toutefois manquer d’affronter d’abord l’opacité de la nuit. Cette nouvelle vie qui devrait commencer n’était pas une rupture de l’œuvre de Dieu en celui qui nous a disparu mais une continuité de son dessein d’amour dont toute sa vie terrestre en est un témoignage vivant et éloquent. Ordonné le 1er Juin 1958, il a montré son zèle pastoral et son amour dévorant pour la cause de l’Evangile sur la paroisse Sainte Anne d’Attakè où il était vicaire. Déjà sa fertilité intellectuelle ne pouvait que séduire les pères missionnaires qui le tenaient en haut estime. Ce qui lui a valu, tout en étant vicaire, un poste d’enseignement au collège Notre-Dame de Lourdes de Porto-Novo. Quatre ans plus tard, Monseigneur BOUCHEIX l’a nommé Directeur diocésain de l’Enseignement. Un apostolat que le Père Laurent SAH a assumé avec beaucoup d’abnégation et un soin méticuleux pour former la conscience des enfants à lui confiés. En 1968, nommé curé d’Adjarra, un an plus tard, il a été envoyé comme étudiant à la Sorbonne-Paris, l’une des plus prestigieuses universités du monde occidental dont la simple évocation faisait saliver le désir des études. De retour en 1973, il a été vicaire économe à Adjohoun pendant six ans avant d’être envoyé comme professeur au Séminaire Notre-Dame de Fatima de Parakou où nous avons été son étudiant. D’un calme apparent et d’une timidité avérée, il savait sortir de sa carapace pour faire valoir ses droits, extérioriser ses pensées et faire advenir la vérité et la justice surtout à travers sa plume. Cette manière d’être lui fait coller souvent l’étiquette du rebelle. Après un long ministère pastoral à Parakou, il est revenu dans son diocèse où il fut accueilli à la cathédrale au sein de la communauté sacerdotale et paroissiale que dirigeait le Père André DESSOU. Au commencement était Notre-Dame et à la fin encore Notre-Dame. Ce n’est nullement le fruit d’un heureux hasard mais la providence de Dieu qui conduit l’histoire du Père Laurent SAH sous le regard maternel de la Vierge Marie, Notre Dame de l’Immaculée Conception.

C’est le lieu plus indiqué pour remercier la communauté paroissiale qui a ouvert les bras pour l’accueillir en 2008 à son retour. Malgré son âge avancé en signe de reconnaissance, il s’est encore mis au service de cette communauté en exerçant un fécond ministère d’écoute et de prière pour les âmes tourmentées par le prince du monde, Satan et ses anges apostats. En aimant cette communauté paroissiale comme la sienne, il n’a pas manqué de chercher à se retrouver au milieu des siens sans être à leur charge. Il est opportun tout en remerciant la communauté paroissiale de remercier de façon particulière avec un vibrant satisfécit toutes les équipes sacerdotales qui ont pris soin de lui. L’Eucharistie étant le plus haut lieu du ministère du prêtre, nous revoyons avec beaucoup d’émotion le Père Laurent malgré la fatigue de l’âge élevé la coupe du salut pour la dernière fois le 1er Juin 2014, jour anniversaire de son 56ème année de sacerdoce. Après tant d’années au service du Peuple de Dieu, maintenant le règne d’une nouvelle vie commence pour le Père Laurent SAH. A la croisée du visible et de l’invisible, une vie renait dans l’éternité.

Père Charlemagne KOUDHOROT