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Nativité de Saint Jean-Baptiste

Nous célébrons aujourd’hui la nativité de Jean-Baptiste. Et nous savons bien qu’il n’est pas fréquent dans la liturgie de fêter une nativité. Il y en a que trois qui sont célébrées : la nativité de Jésus, la nativité de la Vierge Marie et celle de Jean-Baptiste. Et la nativité de Jean-Baptiste fut même célébrée bien avant celle de la Vierge Marie : elle est attestée dès le IVe s. De tous les autres saints nous retenons uniquement le jour de leur naissance à la vie éternelle, c’est-à-dire le jour de leur passage de ce monde à l’autre. C’est dire la preuve de l’importance de cette naissance, d’autant que Jean-Baptiste est à la charnière entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Ce privilège est fondé sur ce fait que Jean a été sanctifié dès le sein de sa mère Élisabeth, quand elle reçut la visite de Marie sa cousine ; il se trouva délivré du péché originel ; sa naissance fut sainte, on peut donc la célébrer. C’est un homme à part, il n’est inférieur à personne, « Parmi les hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean-Baptiste » (Mt 11, 11) Cette fête de la nativité de Saint Jean le Baptiste a un rapport avec la nativité de Jésus célébrée quelques mois plus tard. L’ange Gabriel est venu vers Marie au sixième mois de la conception de Jean-Baptiste. Au cœur du vieux monde s’élabore la naissance de celui qui annonce une vie nouvelle. L’Église fête ce temps nouveau, cette ère de grâce, à laquelle Jean-Baptiste le précurseur nous prépare. C’est ainsi que Jean-Baptiste va montrer l’accomplissement du premier Testament pour que se profile le nouveau : « Dieu fait grâce ». C’est un temps nouveau qui s’annonce, à partir du monde qui a vieilli, Dieu fait fondamentalement du nouveau. La première lecture de ce jour nous explique que cette naissance fait partie de la réalisation des prophéties : « J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom ». Mais le fait liturgique en lui-même ne peut qu’éblouir : Jésus est l’enfant divin, Marie est l’Immaculée Conception. Jean n’est qu’un homme. Il tient sa grandeur d’avoir su se faire et demeurer, dès le sein de sa mère, petit. Celui que l’on célèbre à l’heure où les jours commencent à diminuer, de lui-même et depuis toujours, a su s’abaisser. Au point que Jean prétend n’être même pas digne de dénouer la sandale du Seigneur. Il n’est rien d’autre que la voix qui annonce la venue du sauveur, une voix qui porte loin parce qu’elle n’est étouffée par aucun orgueil.

En partant de la signification des noms, nous comprenons mieux le message de l’évangile de ce jour. Celui de Zacharie signifie : « Dieu se souvient ». C’est important de nous en imprégner. Parfois, nous avons l’impression que Dieu nous a oubliés. Quand on voit toute cette violence dans le monde, cette injustice institutionnalisée, beaucoup se demandent où est Dieu et ce qu’il fait. C’était déjà vrai à l’époque de Jean. Le pays d’Israël était occupé par l’armée romaine. Aujourd’hui Dieu nous dit qu’il ne nous oublie pas. Il a toujours été du côté des opprimés et de tous ceux qui souffrent. Il leur annonce que le mal n’aura pas le dernier mot. L’important, c’est de tenir bon et de rester fermes dans la foi. Le nom de Jean signifie « Dieu fait grâce ». C’est ce qui s’est réalisé : Dieu fait grâce à Elisabeth et Zacharie. Il leur a donné la joie d’avoir un fils alors qu’ils étaient tous deux âgés et Elisabeth dite stérile. Dieu fait grâce à son peuple et à toute l’humanité. Il voit les souffrances de son peuple. Et comme il l’a fait au temps de Moïse, Dieu intervient pour lui ouvrir un chemin de libération. Au temps de Moïse, Dieu a libéré le peuple hébreu de l’esclavage d’Egypte. Désormais, il va le faire pour tous les hommes de tous les temps. La mission de Jean sera précisément d’annoncer et de préparer la venue du Sauveur, celui par qui Dieu fait grâce. Mais sa grâce invite à la conversion, au retournement. On ne peut accueillir le Christ Sauveur qu’en accueillant le message de Jean-Baptiste : « convertissez-vous », disait-il. Et en signe de cette conversion, il proposait le baptême de pénitence. Ce n’était pas le baptême de l’Esprit Saint que nous avons reçu. C’était tout simplement une réponse à tous ces gens qui demandaient à Dieu de les purifier de leurs péchés. Mais le plus important était à venir : « Moi, je vous baptise d’eau, mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales. Lui, il vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu ». C’est ainsi que Jean a préparé la venue du Christ Sauveur. Il l’a montré aux foules de son temps et il les a renvoyés vers lui. A la suite de Jean-Baptiste, nous sommes tous appelés à préparer la venue du Sauveur dans nos vies, nos familles, nos associations et nos divers lieux de travail et de loisirs. Préparer les chemins du Seigneur, c’est enlever toutes les pierres qui font mal, c’est aplanir toutes les montagnes d’égoïsmes, c’est combler tous les fossés creusés par l’indifférence, l’orgueil. Tout au long de son ministère, Jean insistait sur le partage, la justice et le respect de l’autre. C’est une première étape car il fallait faire une route aplanie à celui qui vient. Ainsi, la liturgie et les lectures bibliques de ce jour, nous invitent à nous émerveiller de la grâce que le Seigneur donne en Jean-Baptiste. Il est important pour nous de retrouver l’écoute du cœur qui permet à la Parole de Dieu de révéler la bénédiction de Dieu dans toute sa vigueur. Car saint Jean-Baptiste n’est pas seulement un sujet d’admiration, il est aussi un modèle dans la vie chrétienne ! L’ascèse qui l’a poussé au désert n’est sans doute pas l’appel de tout chrétien, mais l’exigence de fidélité à la grâce de Dieu l’est. Et, dans un monde qui oublie les chemins de la vie, il est important que, à la suite de Jean-Baptiste, nous sachions désigner prophétiquement la présence de l’Agneau de Dieu parmi nous.