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15ème Dimanche Ordinaire Année C

15e dimanche du temps ordinaire année C

QUINZIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE C

Ne demande pas aux autres d’être proche, toi, sois proche et vis la loi de l’amour et non l’amour de la loi.

Les textes de ce jour nous demandent de savoir trouver dans le bonheur de l’homme la gloire de Dieu ou inversement de savoir en glorifiant Dieu viser le bonheur de l’homme. Le Christ a clairement affirmé que le résumé de la loi était l’amour de Dieu et celui du prochain et il a dit que ce dernier c’est-à-dire l’amour du prochain est semblable au premier c’est-à-dire à l’amour de Dieu.

‘’Jésus lui dit : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit : voilà le plus grand et le premier commandement. Le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. A ces deux commandements se rattache toute la Loi, ainsi que les Prophètes." Mat 22, 40

Si le premier commandement est semblable au second, cela veut dire clairement que les deux sont à prendre et à vivre ensemble. Il faut donc réaliser un équilibre entre le premier et le deuxième. Et l’exemple choisi par le Christ est très parlant pour son interlocuteur : ce dernier est de ceux qui défendent la loi et la religion de son temps. Pourquoi le prêtre et le lévite sont ils passés sans secourir le blessé qui est lui aussi fils de leur race ? l’explication la plus connue de tous est qu’ils allaient rendre service au temple et qu’ils ne devaient pas selon la loi toucher du sang sinon ils seraient impurs et ne pourraient donc pas rendre le service. Ma recherche dans la bible a été infructueuse. Certes, il y est clairement affirmé que le sang est une chose très sacrée et les conditions pour le toucher et en user sont définies surtout dans le livre du Lévitique. Mais nulle part, je n’ai vu écrit dans la Bible qu’il était interdit de toucher un homme blessé par crainte de son sang. La recherche peut avoir été mal faite mais même si la loi de Moïse interdisait aux prêtres et lévites de toucher ou de se laisser toucher par le sang, une réalité demeure : aucune loi ne saurait interdire à l’homme de faire du bien à son prochain et de le sauver. Je suis très intéressé par ce que le prêtre et le lévite de la parabole auraient fait si le blessé était un prêtre ou un lévite. Une chose est sure : Une telle loi serait injuste au plus haut point et elle serait aussi foncièrement contraire à la volonté de Dieu : ‘’ Moi, je suis venu pour qu’on ait la vie et qu’on l’ait surabondante.’’ Jean 10,10b.

Le lévite et le prêtre de l’évangile sont donc des gens qui en suivant la loi de Dieu ont laissé mourir un être humain créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Ils ont agi par amour de la loi au lieu d’agir en suivant la loi de l’amour, en suivant leur cœur. Dieu n’a-t-il pas dit : c’est l’amour que je veux et non les sacrifices ?

Ainsi Jésus par cette parabole répond clairement au scribe : pour avoir la vie éternelle, il faut aimer Dieu autant que son prochain. Ne jamais sacrifier l’un pour l’autre. Mais la vraie réponse de Jésus à mon avis n’est pas là. Il est dans les deux dernières réponses de Jésus et du Scribe : Il ( le scribe) dit : "Celui-là qui a exercé la miséricorde envers lui." Et Jésus lui dit : "Va, et toi aussi, fais de même."

Après avoir présenté sa parabole, Jésus laisse le scribe donner lui-même la réponse à la question qu’il lui a posée à savoir qui est son prochain. Et nous voyons une chose inouïe se passer : un juif pétri de sa connaissance des écritures, affirme qu’un samaritain est le prochain donc le frère d’un juif. Extraordinaire . Aucun juif ne pourrait accepter et affirmer la chose. A plus forte raison un docteur de la loi. Ainsi la réponse à la question du scribe ( qui est mon prochain) est : (ton prochain est un samaritain) si on peut parler ainsi. Car deux juifs et pas des moindres sont passés et n’ont pas considéré le blessé comme leur prochain. C’est le samaritain qui l’a fait. On pourrait donc répondre au scribe que le prochain, c’est celui de qui on se fait proche. C’est une insistance pour briser les barrières qui séparent et éloignent les hommes les uns des autres. C’est l’ouverture à une fraternité universelle en Jésus Christ. Nous sommes appelés dans nos rapports interpersonnels à vivre la loi de l’amour et non l’amour de la loi, à éviter et lutter contre les préjugés et les idées reçues afin de savoir accueillir l’autre dans sa différence. La question ne serait plus donc, qui est mon prochain mais plutôt de qui je me fais le prochain

.

Chers frères et amis du Christ, nous servons un homme admirable et extraordinaire. Il nous appelle aujourd’hui à savoir dépasser certaines choses pour aller, mus par la charité vers tous nos frères qui ont besoin de nous. La question n’est plus d’attendre de l’autre qu’il soit mon prochain mais plutôt d’être le sien, d’être en permanence dans une attitude de bonne intention envers chacun et tous.

Mon frère, de qui es tu le prochain ? de qui te fais tu proche et dans quelle intention ?

Père S. Elzéar Spire ADOUNKPE