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vendredi 11 juillet 2014
La communauté des sœurs Salésiennes Missionnaires de

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Homélie du jubilé des 150 ans de l’enseignement catholique à Porto-Novo

Chers Pères Concélébrants,

Directeurs à divers titres, Censeurs et Aumôniers,

Je salue avec déférence en votre nom à tous, la présence amicale et priante de toutes les autorités politiques, administratives, diplomatiques et militaires, de messieurs les Ministres du gouvernement, de messieurs les Médiateurs émérite et actuel de la République, de ses Majestés les têtes couronnées.

Je salue et remercie les anciens élèves de l’Ecole Saint Joseph et les félicite pour leur fidélité dans les divers services de la société.

Je salue et remercie les parents d’élèves, les enseignants et éducateurs qui accompagnent et soutiennent nos élèves et apprenants d’aujourd’hui, de leur présence à cette commune action de grâce.

Je salue également la présence parmi nous des frères et sœurs de vie consacrée ainsi que des chrétiens fidèles laïcs invités à cette solennelle célébration du souvenir eucharistique c’est-à-dire de reconnaissance de notre Eglise diocésaine. Oui, cette célébration est la rencontre du souvenir descendant de Dieu et du souvenir ascendant de nous tous pour la création de l’Ecole Saint Joseph il y a 150 ans, œuvre de son Excellence Mgr Melchior de Marion de BRESILLAC et de ses disciples de la Société des Mission Africaines (SMA). Heureux sommes-nous chers frères et sœurs, nous qui faisons partie des chercheurs conscients et ardents du Seigneur ! Nous ne serions pas là si nous n’avions déjà faim et soif de l’amour de Dieu. Nous sommes devant le paroxysme de l’épiphanie du Seigneur à notre Eglise du Bénin. Cette manifestation du Seigneur encore que voilée et cachée se réalise à l’Autel pendant le Sacrifice de la messe, le lieu de la prière par excellence où Jésus s’offre à son Père par le ministère des prêtres. Nous renouvelons donc solennellement aujourd’hui notre respectueux et mémorable hommage aux missionnaires, à tous les missionnaires, comme tribut de reconnaissance et d’espérance de fécondité à travers cette prière et cette communion chaleureuse de notre Eglise née de la sueur et du sang des semeurs pionniers que sont ces SMA. Ils n’avaient qu’une intention : évangéliser les peuples, c’est-à-dire, faire connaître et aimer Jésus-Christ, Fils de Dieu, envoyé du Père au monde.

Déjà de son temps la foule s’est posée des questions à son propos. Certains ont cru en lui, d’autres lui sont restés hostiles, d’autres encore ont rejeté sa messianité sous prétexte qu’il vient de Nazareth, et non de Bethléem. Or, il est né à Bethléem, même s’il a grandi à Nazareth et a, peut-être, un accent galiléen prononcé. Des recherches plus approfondies leur auraient évité une conclusion erronée. Dans notre recherche de la vérité divine, assurons-nous que nous étudions la Parole de Dieu avec soin et réflexion, avec un cœur et un esprit ouvert. En effet, la recherche de la vérité suppose nécessairement celle du bien. Car la vérité et le bien se fortifient l’un l’autre. Lorsque l’on recherche réellement la vérité, c’est pour le bien. On ne recherche pas la vérité pour diviser, affronter, agresser, dévaloriser, exclure. Quand on est motivé par la vérité et le bien, on trouve les mots et les gestes qui permettent de dire ce qu’on veut exprimer de la façon la plus délicate et efficace possible. C’est ce que prêche Jésus et ce qu’enseignent les missionnaires. L’Evangile est alors le lieu de la vérité et du bien.

Bien que maîtres de la religion, les Romains accordaient aux autorités religieuses juives le droit de régler elles-mêmes les affaires de moindre importance et les questions religieuses. Les juifs avaient donc leurs propres gardes pour la surveillance du Temple, ils avaient le droit d’arrêter toute personne qui semait le trouble ou enfreignait les lois cérémonielles. Les chefs religieux avaient développé des centaines de règles mineures de telle sorte que personne, par même eux, ne pouvait les respecter toutes sans jamais faillir. Les gardes ne trouvent pourtant aucune raison d’arrêter Jésus. En écoutant son discours afin de pouvoir l’accuser, ils sont même frappés par les merveilleuses paroles qu’il prononce. C’est ainsi parce que jamais personne n’a parlé comme cet homme que la police du Temple impressionnée, n’a pas osé arrêter. Seuls le suivent ceux qui recherchent sincèrement la vérité. L’œuvre des missionnaires, chers frères et sœurs, n’était rien d’autre que l’enseignement et l’expansion de la vérité de l’Evangile. Il s’agit toujours, comme l’a fait Jésus de communiquer le Bien, la Bonté, la Beauté. Comme l’écrivait le futur Pape Cardinal Bergoglio ; communiquer ces valeurs, rend l’homme plus pleinement homme et la communication humaine aide davantage les hommes à être plus pleinement humains. Or, que constatons-nous de nos jours quand nous essayons de lire le signe des temps pour emprunter les mots du Saint Pape Jean XXIII ? Ces signes des temps nous interpellent tous croyants et non croyants, hommes de bonne volonté du monde entier, c’est que la violence, l’injustice, la vengeance, l’intolérance, le manque de liberté et surtout de la liberté religieuse, la pauvreté et la misère qu’engendre une telle situation, continuent de peser tragiquement sur les hommes et les peuples. Ce sont là, à la vérité, quelques bien tristes signes des temps et des lieux. Comment rester sourds à ce qui se passe ainsi autour de nous aujourd’hui ?

Oui, chers frères et sœurs, dans ce contexte, l’Eglise Catholique à travers l’Ecole, veut rester fidèle à continuer de poursuivre la véritable éducation et de former la personne humaine dans la perspective de sa fin la plus haute et du bien des groupes dont l’homme est membre et au service desquels s’exercera son activité d’adulte. Elle a toujours besoin de ses éducateurs, parents, enseignants, animateurs, catéchistes pour que cette Tradition d’éducation se greffe, vive et vivifiante, sur notre présent et qu’elle puisse susciter, en ceux qui l’accueillent, des fruits toujours nouveaux de solidarité, de réconciliation, de justice et de paix à la mesure des besoins du monde actuel assoiffé du nécessaire dialogue, lieu par excellence de toute vraie communication, de communion et de développement de tout homme et de tout l’homme. L’Ecole Catholique dans ce sens, doit être le lieu de création de cette atmosphère familiale, animée par l’amour et le respect envers Dieu et les hommes, telle qu’elle favorise l’éducation personnelle et sociale de leurs enfants.

Chers frères et sœurs, l’Ecole Catholique doit semer dans le cœur de nos enfants ce que le Père Daniélou devenu Cardinal, appelait « un principe de charité universelle » qui les attachera plus tard avec leur Maitre et Seigneur Jésus-Christ au service de leurs frères et sœurs. Nous devons les initier peu à peu à la misère du monde, à l’appel pressant des hommes et femmes de ce temps, aux problèmes sociaux de notre époque. A la vérité, il s’agit de leur apprendre à aimer et à aimer de façon sincère, désintéressée et humble. Car « s’il me manque l’amour » les dons les plus éclatants, la formation la plus approfondie, la culture la plus large ne sont plus qu’airain qui résonne et cymbale qui retentit. Notre tâche missionnaire de nos jours, chers frères et sœurs, chers amis, à la manière de Jésus-Christ lui-même et de ses Apôtres missionnaires, est d’ensemencer d’Evangile une culture qui l’ignore ou qui s’en détourne, répondre aux besoins spirituels ou aux défis de notre temps. Il s’agit de former l’esprit. Pour cela, il faut des femmes et des hommes capables de pensée et d’action, sachant inventer des voies nouvelles, assumer des responsabilités. Le courage et la détermination du prophète Jérémie nous sont nécessaires : sa condamnation de l’idolâtrie, des manœuvres hypocrites et d’injustice de son peuple, la dénonciation de leur mensonge etc. Face à l’opposition, Jérémie choisit Dieu, il fait appel à Dieu. Nous devons, comme les missionnaires laisser Jésus-Christ inspirer notre système éducatif et former des hommes et des femmes spirituels. Un homme vraiment spirituel et pénétré de l’Esprit de Dieu, doué en même temps de cette autorité que donne une supériorité intellectuelle indiscutable, peut exercer sur son temps une immense influence, par ses écrits, par son exemple, réalisant ainsi une synthèse parfaite de la nature et de la grâce. L’Ecole doit nous apprendre à aimer et à servir Dieu, à imprimer au cœur de nos élèves l’amour, un amour fraternel et charitable afin qu’ils contribuent ainsi à sauver le monde, avec l’aide et le soutien de la Mère du Sauveur !

Père Jean Benoît GNAMBODE, Administrateur Apostolique

du diocèse de Porto-Novo