mardi 12 décembre 2017



A c t u a l i t é s
mardi 5 décembre 2017
C’est au sanctuaire marial à Dassa que la (...)

mercredi 29 novembre 2017
« Rendez grâce au Seigneur, éternel est son (...)

mardi 21 novembre 2017
Le pape nomme un rapporteur et deux secrétaires

vendredi 3 novembre 2017
Après la rentrée pastorale au plan diocésain, (...)


En vrac !
mercredi 22 novembre 2017
Dans l’eucharistie, le Christ « communique » (...)

vendredi 17 novembre 2017
C’est la seconde catéchèse sur la messe

mardi 17 octobre 2017
Monsieur le Directeur Général, Mesdames et (...)

mercredi 9 août 2017
L’euthanasie est le « meurtre délibéré moralement

vendredi 4 août 2017
Le pape François invite les religions à « prier (...)

mercredi 2 août 2017
Radio Vatican en français salue le 100e (...)

lundi 31 juillet 2017
A l’occasion de la « Journée mondiale de la (...)

lundi 31 juillet 2017
L’engagement de l’Eglise pour la promotion des (...)

mercredi 14 juin 2017
N’aimons pas en paroles, mais par des actes (...)

mardi 21 février 2017
Ils étaient tous au rendez-vous, les mouvements et


V a c a n c e s
vendredi 11 juillet 2014
La communauté des sœurs Salésiennes Missionnaires de

jeudi 27 juin 2013
Pour marquer l’Année de la foi, l’aumônerie (...)

Aller à : Accueil du site > Autres articles > Oeucuménisme : En

Oeucuménisme : En savoir un peu plus (suite)

PRECEDENT

- Certaines décisions prises par l’Eglise anglicane, et qui l’éloignent de Rome, sont-elles encore une préoccupation ?

Cardinal Koch : L’unité que nous visons est une unité dans la foi, dans les sacrements et dans les ministères ; et si les anglicans changent tout dans leur ministère, cela devient un grand défi pour nous aussi, car ce développement dans la communauté mondiale des anglicans provoque beaucoup de tension au sein de la communauté locale. Cela est un grand défi pour nous aussi. Nous voulons et nous devons aider les anglicans à retrouver leur unité mais seulement s’ils veulent notre aide.

- La sécularisation en Europe et ailleurs est un autre sujet de préoccupation pour tout le monde. Comment les Eglises chrétiennes peuvent-elles répondre à ces courants, qui annulent ou effacent Dieu de la vie publique ?

Cardinal Koch : Tout d’abord, en Europe, les chrétiens doivent considérer la responsabilité qu’ils ont sur ce développement, car après la Réforme nous avons le schisme, la division, et après la division nous avons eu beaucoup de guerres confessionnelles. Et je dirais que ces guerres et ces divisions ont fait qu’en Europe la religion n’est plus le fondement de l’unité dans la société mais la racine de tous les conflits. Si bien que la société moderne a du trouver un nouveau fondement pour l’unité dans la société indépendante de la religion.

- Ce que vous dites explique aujourd’hui tant de choses …

Cardinal Koch : Ainsi, le revers de la médaille serait que le christianisme aide la société européenne à retrouver sa dimension religieuse et transcendante, mais pour cela il doit retrouver son unité. Une situation très sécularisée comme celle de l’Europe est un beau défi pour l’œcuménisme aujourd’hui, car ce n’est qu’en formant une seule voix commune – et en unissant leurs valeurs - que les chrétiens pourront aider l’Europe à réintroduire dans son histoire les grandes valeurs chrétiennes.

- Comment les autres églises chrétiennes ont-elles accueilli la décision catholique de lancer une Nouvelle Evangélisation ?

Cardinal Koch : La Nouvelle évangélisation doit aussi avoir une dimension œcuménique, car il est évident que Jésus, dans sa prière sacerdotale, demande que tous les disciples « soient une seule chose, afin que le monde croie ». La crédibilité de l’annonce de l’Evangile repose sur cette unité de l’Eglise. J’ai beaucoup de partenaires œcuméniques qui sont contents de cette initiative ; mais il y en a encore quelques uns qui ne le sont pas. Il est très important d’encourager tous ces partenaires, pour approfondir ce défi de la Nouvelle Evangélisation.

- Quelles sont les Eglises les plus enthousiastes ?

Cardinal Koch : Je dois dire que l’œcuménisme est confronté aujourd’hui à une grande division qui traverse les Eglises. D’un côté nous avons un œcuménisme libéral entre les catholiques et les réformés. Et de l’autre, l’optique est d’approfondir le fondement de la foi entre les communautés évangéliques et catholiques. Dans le second groupe la Nouvelle évangélisation est un beau défi.

- Quels sont les projets de votre dicastère ?

Cardinal Koch :Tout d’abord, en cette Année de la Foi, notre défi sera d’approfondir le fondement de la foi dans l’œcuménisme, car l’œcuménisme n’est pas une question diplomatique ou politique, mais une question qui relève de la foi. Nous devons retrouver une foi commune et la confession de la foi apostolique, nous devons développer un objectif œcuménique commun. Puis il y a la question de l’approfondissement spirituel, et la recherche des racines spirituelles de l’œcuménisme, et tout notre travail visant cette unité.

- En fin de compte, quelle devrait être l’attitude du catholique face aux autres chrétiens ?

Cardinal Koch : Je trouve très importante la phrase du bienheureux Jean Paul II qui dit que l’œcuménisme n’est pas seulement un échange d’idées mais « un échanges de dons ». Chaque Eglise a dans sa tradition des trésors particuliers. Nous ne devons donc pas avoir peur de l’œcuménisme, car c’est un enrichissement. Personnellement, l’expérience de l’œcuménisme m’a rendu beaucoup plus catholique. Car je vois aussi les grandes choses, les avantages de notre Eglise. Surtout le grand cadeau que nous avons reçu avec la papauté, avec le primat de l’évêque de Rome comme centre de l’unité de notre Eglise ; et cela est un grand avantage.

- En somme, une grande vision …

Cardinal Koch : Le pape Pie XII a dit que l’œcuménisme est une idée de l’Esprit Saint. Paul VI, Jean Paul II, Benoît XVI, sont tous convaincus que l’œcuménisme est un cadeau de l’Esprit Saint et que nous devons ouvrir notre cœur à ce cadeau ; et bien écouter ce que veut nous dire l’Esprit Saint dans la situation que vit notre œcuménisme aujourd’hui.