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POUR MIEUX CONNAÎTRE LE PERE THOMAS...

TEMOIGNAGES

  • Rapports avec ses Parents

J’avais entre 6 et 7 ans quand le Père Mouléro venait rendre visite à ses parents à GAMEY. A cet âge déjà j’étais impressionné par la qualité des rapports qu’il entretenait avec ses parents. Il venait régulièrement chaque année s’enquérir des nouvelles de la famille. Parfois nous sommes au champ quand on vient nous annoncer l’arrivée de Tavè (oncle). En guise de reconnaissance pour ses multiples déplacements, nous les tout Jeunes tapions en cadence sur notre poitrine et chantions pour lui donner de la joie. Quand on finissait de danser, il nous offrait des médaillons de la sainte vierge Marie ou de saint Christophe, jamais d’argent. Il passait toute la journée avec nous avant de repartir le soir pour Saketé. Cet attachement, sans distinction, que le Père Mouléro a pour chaque membre de sa famille (maternelle comme paternelle) m’a beaucoup touché.

  • Son Amour pour nous apres le décès de son frère Hossou (mon Père)

Au décès de mon père Hossou (frère du Père Mouléro), il était venu présenter ses condoléances à toute la famille. Conscient de la misère qui allait s’installer chez nous après le décès de notre père, le Père Mouléro entreprit de façon très habile de soulager la veuve (notre mère) en lui arrachant la charge des enfants. C’est ainsi qu’en 1947, en route pour la retraite annuelle au Séminaire de Ouidah, il ordonna à Olympio LAGBENOU maître catéchiste du Curé de la paroisse de Saketé le Père BAROTHIN d’aller me chercher à GAMEY. Dès son retour de Ouidah il vint me prendre à Sakété pour me scolariser. J’avais déjà 10 ans.

Ensuite il revient prendre ma sœur Jacqueline (Soeur Marie-Paul présentement en France). En 1953 ce fut le tour de mon frère frère Antoine de bénéficier de la garde du Père Mouléro. C’était sa stratégie pour nous récupérer tous à notre maman sauf notre grand frère qui n’était plus scolarisable. Mais dans sa tentative de prendre notre benjamine Marie, il se heurta à un refus systématique de notre mère qui souhaite qu’elle au moins reste pour la servir dans ses différents besoins. C’est pour cela que chaque fois qu’elle apprend que le Père Mouléro est venu, elle fait tout pour éloigner notre sœur de peur que le Père ne la prenne malgré tout.

En même temps que le Père Mouléro prenait en charge mes frères et moi il avait aussi la charge de ses autres neveux. C’est dire que le Père était d’un soutien appréciable pour toute la famille. Que le Seigneur bénisse sa mémoire.

  • Mes rapports personnels avec le Père Mouléro

L’éducation que j’ai reçue du Père Mouléro est à l’origine de ma réussite aujourd’hui. En effet il était le symbole même vivant de la rigueur ; un sentiment qu’il faisait partager à tous ceux dont il avait la charge. C’est ainsi qu’il punissait jusqu’à l’extrême sévérité si cela est nécessaire. Je me rappelle, en tant que son chambrier, j’ai été complice d’un vol de trois paquets de pointes dont mon cousin était l’auteur. Conscient du fait qu’il faut faire un peu de mal à un enfant pour lui apporter beaucoup de bien, le Père Mouléro m’a renvoyé chez mes parents malgré mon passage en classe supérieure. Et pendant un an j’ai été obligé de me séparer de toute l’abondance dont je bénéficiais chez le Père. Cette punition m’avait beaucoup marqué.

"Merci mon Père pour m’avoir inculqué cette éducation qui est aujourd’hui mon repère dans la vie."

A l'arrière plan et au centre, le Père Mouléro lors de ses 25 ans de sacerdoce

Ce que je retiens du Père : l’esprit du Père Thomas Mouléro a agi dans mes affaires en apportant beaucoup de bénédiction. Voici ce qu’il m’écrit à propos de mon école c’était le 3 -12- 1973. “ N’oublie jamais mes réflexions concernant cette école quand tu m’en avais mis au courant”. La dernière occasion pour moi de voir le Père avant sa mort a été une période de dures épreuves. En effet mes deux voyages entrepris pour le Bénin en partant d’Abidjan ont été soldés par des accidents. Sans raison apparente j’ai pourtant insisté à effectuer mon voyage. C’est avec un bandage au front que je me suis retrouvé auprès du Père Mouléro avec qui j’ai passé la fête de janvier 1975. C’était la dernière fois que je vis le Père Thomas Mouléro.

Et dans sa dernière lettre qu’il m’écrit après cette rencontre je retiens ceci : << Merci pour tes gestes de générosité distribués par-ci, par là. Dieu t’en remerciera et te les rendra au centuple. L’aumône n’appauvrit personne au contraire elle enrichit >>.

Ce fit à propos des dons que j’ai offerts à mes beaux parents. C’est seulement maintenant que je réalise que les bénédictions du Père pour moi ont eu beaucoup d’influence dans mes affaires. Le père Thomas Mouléro a passé toute sa vie à servir Dieu sous toutes ses formes, à écouter ses paroles, à s’inspirer de la vie des Saints. Mêmes à tables, au cours des repas de midi et du soir, le Père et ses vicaires savourent la parole de Dieu. Ainsi pendant qu’ils mangeaient, l’un ses internes lit l’imitation de Jésus Christ ou le Martyrologue romain.

“ Merci, merci, mille fois merci au Père pour tout. Nul doute que tous les responsables ecclésiastiques s’inspireront des talents du Père Mouléro qu’ils prennent pour un modèle”

Mes frères d’internat et tous ceux qui ont approché le père thèmes Mouléro ont certainement été embarrassés comme moi par des propos de ce genre : " Le Père Mouléro était un homme saint ». Ma réponse est la même que celle de ma sœur : ’’Je ne sais pas’’ Tout ce que je sais, c’est qu’il fut un homme de grande foi. On venait de partout pour lui demander de dire des messes et des prières d’intercession.

A mon humble niveau, je peux témoigner que lorsque je suis confronté à des problèmes insurmontables ou que je désire une grâce, j’associe la mémoire du Père Mouléro à ma prière de supplication et je suis toujours exaucé. D’autres personnes peuvent témoigner de ce qu’ils ont pu obtenir par son intercession.

Le Père Mouléro a marqué son époque et ceux qui l’ont connu. Il est vivant dans leur esprit. Le Révérend Père Thomas Mouléro Djogbénou, à mon avis n’appartient plus à sa seule famille mais à toute la Communauté Chrétienne du Bénin.

Son neuveu, Benoît DJOBENOU

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