mercredi 22 novembre 2017



A c t u a l i t é s
mardi 21 novembre 2017
Le pape nomme un rapporteur et deux secrétaires

vendredi 3 novembre 2017
Après la rentrée pastorale au plan diocésain, (...)

samedi 21 octobre 2017
Le missionnaire n’est jamais seul et la (...)

lundi 16 octobre 2017
Le weekend des 07 et 08 octobre 2017 restera (...)


En vrac !
mercredi 22 novembre 2017
Dans l’eucharistie, le Christ « communique » (...)

vendredi 17 novembre 2017
C’est la seconde catéchèse sur la messe

mardi 17 octobre 2017
Monsieur le Directeur Général, Mesdames et (...)

mercredi 9 août 2017
L’euthanasie est le « meurtre délibéré moralement

vendredi 4 août 2017
Le pape François invite les religions à « prier (...)

mercredi 2 août 2017
Radio Vatican en français salue le 100e (...)

lundi 31 juillet 2017
A l’occasion de la « Journée mondiale de la (...)

lundi 31 juillet 2017
L’engagement de l’Eglise pour la promotion des (...)

mercredi 14 juin 2017
N’aimons pas en paroles, mais par des actes (...)

mardi 21 février 2017
Ils étaient tous au rendez-vous, les mouvements et


V a c a n c e s
vendredi 11 juillet 2014
La communauté des sœurs Salésiennes Missionnaires de

jeudi 27 juin 2013
Pour marquer l’Année de la foi, l’aumônerie (...)

Aller à : Accueil du site > Historiques > Historique (...) > Paroisse Saint (...)

Paroisse Saint MICHEL d’Avrankou

Tout commença au début du siècle dernier

La religion catholique pénétra dans la contrée d’Avrankou vers les années 1919, à la fin de la première Guerre Mondiale. A l’époque, il y avait Barthélémy YEGNON qui enseignait la catéchèse à Simon KOUNNOU de Houédakomey, Gaston AKOLA d’Avaligbo, Maurice HOUNGBEME d’Agbokou-Vagnon et Jean Tadokpèdé DJIDOHOKPIN de Hounsou –Tokpa.

Vers 1927, Simon KOUNNOU devenu catéchiste, a agrandi le groupe avec son équipe composée des catéchumènes tels que : Marcellin ATEDJI, Christophe KOUNNOU, Matthieu AKONDE, Denis HONNOUGAN, Hilaire NOUKPOZOUNKOU, Faustin ATINNINHEKPON, François VINNINHEKPON et Valentin HOUSSA. Tous reçurent le baptême en août 1933 à Adjarra.

En ce temps-là, deux offices religieux étaient obligatoires pour tout fidèle le dimanche : il s’agit bien entendu de la messe dominicale célébrée le matin, et l’adoration du Saint Sacrement communément appelée Bénédiction, l’après-midi. Quiconque manquait l’un de ces offices sans raison valable, était sévèrement sanctionné.

Vers 1944, le Père BARREAU fut envoyé sur la paroisse d’Adjarra. A son arrivée, il constata que ceux qui venaient d’Avrankou, Sado et Vagnon, rencontraient d’énormes difficultés au cours de leur déplacement sur Adjarra. En effet, la traversée du cours d’eau qui séparait ces localités d’Adjarra, lieu de résidence du prêtre, n’était pas toujours un parti de plaisir. Certes, Sado et Vagnon avaient déjà leur chapelle, mais à défaut de maître catéchiste ou de chargé de prière, ils se déplaçaient toujours sur Adjarra. Assez vite cependant, le Père BARREAU permit de faire certaines prières communautaires comme le rosaire et le chemin de croix sur ces stations. Avrankou étant alors la seule des trois stations à ne pas avoir de lieu de culte, l’ordre fut donné à ceux d’Avrankou de prier à domicile. Et c’est la maison de Barthélémy YEGNON qui fut ce premier cénacle. La première eucharistie elle-même y fut célébrée. D’autres y suivront. De la maison à la voie ferroviaire

Les choses en étaient à ce stade quand, en janvier 1946, à la fin de la 2nde Guerre Mondiale, le Père Manuel SHANU arriva à Adjarra pour prendre la relève. Dès sa prise de fonction, il exigea et obtint des fidèles d’Avrankou la construction d’au moins un hangar pour servir de lieu de prière. Autre emplacement ne fut trouvé que la devanture de la maison de Barthélémy YEGNON. La première messe sous ce hangar de fortune a été célébrée en août 1946, soit environ 8 mois après l’arrivée du Père Manuel SHANU. Ce hangar prit le nom de l’archange Michel. La première fête patronale de la jeune communauté advenait moins de deux ans après, précisément le 29 septembre 1947. Mais cette date coïncidant avec celle de la communauté de Katagon ayant aussi l’Archange Michel pour saint Patron, le Père SHANU a dû avancer d’un jour celle d’Avrankou. La première eut alors lieu le 30 septembre 1947.

Le nombre des fidèles devenant de plus en plus important, l’endroit choisit se montra exigu et le choix d’un emplacement plus spacieux s’imposa. Le hangar fut abandonné. On traversa simplement les rails pour atterrir sur un nouveau site d’où l’appellation de Saint Michel Ganto ; comprenez Saint Michel à proximité des rails. La 2ème fête patronale a été célébrée en cet endroit. Elle a rassemblé un nombre plus important de fidèles et a connu aussi la présence remarquable du chef canton d’alors, KEKE Adjignon. Pendant longtemps, on célébra la fête chaque année à la date du 30 septembre. De la voix ferroviaire à la grande route.

Un nouveau tournant surgira dans la vie de la communauté. En 1962, la famille KEKE a demandé une messe qui a drainé un monde fou. Non seulement l’emplacement se montra derechef exigu, mais il n’y avait pas une route spacieuse pouvant permettre aux véhicules de se rendre jusqu’à l’église, et elles étaient garées à une bonne distance. La situation vécue ce jour commanda le choix d’un autre emplacement. On jugea meilleur de se rapprocher de la grande route, actuel lieu d’implantation de la paroisse. La pose de la première pierre a été faite en 1963 par le chef canton qui du reste avait octroyé le terrain. Il y prononça la prière suivante : « plaise à Dieu, on viendra ici nombreux l’adorer ». Il faut cependant noter qu’aucun prêtre n’était de la partie ce jour-là. Et personne ne semble plus s’y être rassemblé pour quelque célébration après la pose de la première pierre. Il fallait attendre l’année 1969. Suite au décès du chef canton KEKE Adjignon et après son inhumation, c’est à l’occasion de la célébration de la messe de huitaine que l’actuel emplacement abrita la première célébration eucharistique. Nous sommes le 03 Août 1969.

Toujours station secondaire dépendant de la paroisse Sainte Famille d’Adjarra, Avrankou vécut au rythme de toute station ordinaire, sans régime particulier. Il est à noter que les localités comme Kouti et Gbozounmè et Gbèdjèwen étaient aussi des centres de rayonnement de la foi catholique. Le zèle des pasteurs, l’engagement et détermination des catéchistes, la naissance et l’éclosion des mouvements, associations et autres groupes, sous la poussée du Paraclet, permirent à la communauté de s’ancrer dans la foi chaque jour davantage. Saint Michel d’Avrankou, fille cadette de la Sainte Famille d’Adjarra

Après saint Hubert de Missérété en 1969, quand il s’est agit de délester Adjarra, c’est sur Avrankou que le choix se porta. Une nouvelle page de l’histoire de cette communauté commença alors le 1er novembre 1989. C’est à cette date en effet que Monseigneur Vincent MENSAH, en la 19ème année de son épiscopat créa canoniquement la paroisse saint Michel d’Avrankou par démembrement d’Adjarra. Et c’est à l’abbé Jacob AFFOGNON qu’ont échu l’honneur et la responsabilité pastoraux de 1er curé d’Avrankou.

Il résida au tout début au presbytère d’Adjarra, Avrankou ne disposant pas encore d’aucun lieu pour loger un prêtre. Mais pour les besoins de la cause, il se rabattit sans tarder sur Avrankou. Non pas qu’un presbytère y ait été construit, mais un fidèle, M. DJOSSOU Alexandre, offrit généreusement son domicile au quartier Latchè pour servir provisoirement de presbytère. Ne fallait-il pas le rapprochement du pasteur de ses ouailles ? Il y avait tant et tant à faire : la catéchèse, la liturgie, la vie des mouvements et associations, les infrastructures… En un mot bâtir une Eglise-famille, Corps mystique du Christ qui en est la Tête. La catéchèse connut un nouvel essor à travers la formation des catéchistes ; les adhésions au Christ devinrent nombreuses. A ce sujet, laissons la parole aux chiffres sans toutefois nous laisser leurrer tant il vrai qu’en matière de foi, il s’agit d’abord et surtout de la qualité. Années Population Catholiques Catéchistes Catéchumènes Baptêmes Mariages 1990 42 319 4 936 66 322 438 23 1995 47 894 6 909 92 721 440 16 2000 54 650 8 622 121 803 592 23 2004 58 729 10 120 132 907 524 26

Quelques constats et commentaires s’imposent suite à ce tableau : la population globale est passée de 42 319 en 1990 à 58 729 en 2004 ; elle n’a pas doublé. Alors que pour la même période, le nombre de catholiques a plus que doublé, passant de 4 936 à 10 120 ; il en est de même pour celui des catéchistes (de 66 à 132) d’une part et celui des catéchumènes a presque triplé d’autre part (de 322 à 907). Le nombre de baptêmes connut une légère et constante croissance (438 à 524) tandis que celui des mariages chrétiens reste presque constant. Le temps des bâtisseurs

Dans le même temps un effort louable a été fait pour doter la paroisse d’infrastructures. Il fallait commencer par régler les problèmes domaniaux. Avec l’avènement du régime militaro-marxiste léniniste, le vaste domaine qui appartenait à la mission a été corrodé par des rongeurs aux dents longues. Il a fallu la croix et la bannière, il a fallu une autre lutte dans laquelle pasteurs et fidèles se sont jetés corps et âmes. Saluons la vaillance et la bravoure des uns et la générosité des autres pour recouvrer et/ou acquérir le domaine dans sa superficie actuelle. Ensuite un autre effort dans le même sens a été fait pour que le domaine soit clôturé ; et il l’est presque.

Après la construction du presbytère, il fallait une église. Un premier effort a été fait pour agrandir la petite chapelle initiale. On eût dit que cet effort fut vain. En tout cas le nombre croissant des fidèles le rendit vain. Aux messes dominicales, ils étaient plus nombreux dehors qu’à l’intérieur de l’église. L’idée incontournable d’une nouvelle église plus grande s’imposa rapidement. Rien ni personne ne fut épargné. L’édifice sortit de terre, connut de sérieuses difficultés – pas de gloire sans la croix– et fut achevé comme par enchantement. C’est l’œuvre du Seigneur, une merveille à nos yeux. Cet édifice à son terme, se dresse resplendissant et majestueux. La plupart des stations ont pu aussi se doter de domaine assez vaste et avoir aussi leur lieu de culte réalisé en matériaux définitifs.

Si l’abbé Jacob AFFOGNON est resté seul prêtre pendant les premières années à Avrankou, le moment arriva où il reçut du renfort. D’abord un premier vicaire en la personne de l’Abbé Alexis AFAGNON ( -2004 ) et un second en la personne de l’abbé André NAYETON (2003-2004). Dans la même période, l’abbé Henri HOUNTON y vécut comme prêtre habitué. Il mourut d’ailleurs à Avrankou le 19 août 2001.

En l’année de sa création, la paroisse Saint Michel d’Avrankou couvrait une superficie de 110 km2. Elle est limitée au nord par la paroisse saint André de Banigbé, au sud par la sainte famille d’Adjarra, à l’ouest par saint Hubert de Missérété et à l’est par le Nigéria. Elle comptait alors 12 stations : Gbozounmè, Houéli, Sado, Vagnon, Gbejewen, Ahovo, Kotan, Agbomassè, Houngon, Kouti, Tokpo et Gbagla-Ganfan. Aujourd’hui, en l’année de la consécration de l’église paroissiale, les donnes ont changé. Si jusqu’en décembre 2004 la paroisse d’Avrankou comptait encore 17 stations, depuis le 19 décembre elle en compte plutôt 10. Entre temps l’Esprit a soufflé. Une fille nous est née, une descendance nous est donnée !

L’Esprit a soufflé si fort que le 19 décembre 2004, à l’orée de la Nativité du Seigneur, la paroisse d’Avrankou, seulement âgée de 15 ans, engendre sa première fille : la paroisse Notre-Dame de l’Assomption de Kouti. Dès lors, une nouvelle étape commence pour l’une et pour l’autre. Kouti naît et prend avec elle 6 autres stations. Avrankou en garde 10 ; ce sont Gbozounmè, Agbomassè, Houngon, Kotan, Sado, Vagnon, Gbèjèwen, Ahovo, Gbégodo et Sèjè-Ahovo. La paroisse d’Avrankou est désormais limitée au nord par la paroisse saint Vincent de Tchaada, créée en 2002, au sud par sainte Famille d’Adjarra, au sud-ouest par Notre-Dame de Lourdes d’Atchoukpa créée en 2003, à l’ouest par Notre-Dame de l’Assomption de Kouti et à l’est par le Nigéria. Le temps des nouveaux défis

Un nouveau jour se lève ! Une nouvelle heure sonne ! L’heure des nouveaux défis. Ils ont pour non : l’assaut intempestifs des sectes, la forte prégnance de la religion traditionnelle ancestrale avec leur corollaire de syncrétisme, l’assimilation et le vivre au quotidien de la nouvelle ecclésiologie de l’Eglise Famille de Dieu avec toutes ses implications et exigences.

La mise sur pied et/ou la redynamisation des CEB dans l’esprit de l’Eglise famille de Dieu, sera salutaire ainsi que la création de nouvelles stations secondaires dans certains villages comme Wamon, Kate-Kliko et Gbechou. L’approfondissement de la foi dans le dynamisme nourricier d’une conversion vraie et sincère au Christ unique Sauveur, le suivi pastoral des mouvements et associations… sont une question de vie ou de mort.

Poursuivre aussi l’œuvre des vocations et ouvrir le cœur des fidèles et des communautés à la mission prophétique de l’Eglise à laquelle tout baptisé et même tout catéchumène doit prendre part de façon indiscutable.

On ne saurait oublier l’acquisition d’infrastructures et la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus aux fins de saluer tôt le matin de Pâques où s’amorce le processus du développement de l’homme dont l’Eglise famille en serait le levier.

Père V. Frumence