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Pèlerinage diocésain à Mariatokpa : Février 2014 : Homélie de l’Administrateur

Pèlerinage diocésain annuel à Mari-Tokpa, XXIIème Journée mondiale des malades dimanche 09 février 2014

Textes

  • Is 58, 7-10
  • 1Co 2, 1-4
  • Mt 5, 13-16

Bien chers Pères concélébrants,

Chers Religieux et Religieuses,

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ et en Marie notre Mère,

Bien chers frères et sœurs malades,

Chers tous,

1. Ma joie est grande de vous retrouver aujourd’hui en ce lieu devenu, depuis peu, la grande attraction spirituelle de notre vie de foi personnelle et diocésaine. Je vous salue tous, au nom de Notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. Je vous remercie tous de votre confiance en la maternelle intercession de Notre-Dame, consolatrice des affligés, secours des malades, auxiliatrice des chrétiens. Avec la Vierge Marie nous avons la certitude de marcher dans la fidélité au Christ et à son Eglise. C’est ce que, l’an dernier, je voulais exprimer, en disant que la Vierge Marie doit nous servir de pédagogie pour annoncer l’Evangile de Jésus-Christ à notre monde d’aujourd’hui.

2. En effet, chers frères et sœurs, la grande dévotion que nous avons vis-à-vis de la Vierge Marie est d’abord l’expression de notre admiration pour sa foi en Dieu… La Vierge Marie est « celle qui a cru » (Lc 1, 45). Pouvons-nous admirer la plus éminente des figures de notre foi sans laisser ses traits s’imprimer en nous ? Ou bien, pouvons-nous chanter Marie sans désirer qu’elle nous engendre à la vraie foi en son Fils ? Elle dont la foi précède les signes, comment ne nous aiderait-elle pas à déceler dans les signes que Dieu nous donne aujourd’hui la présence de Jésus-Christ et son appel à nous attacher à lui et à lui seul ?

3. Engendrés à la foi véritable par la Vierge Marie, nous cheminons dans une communauté chrétienne appelée à témoigner de la charité du Christ. Dans mon message, l’an dernier, « A l’école de Marie », j’ai mis en relief le sens de la charité de Marie dans sa visite à sa cousine Elisabeth ; elle se fait l’humble servante du Seigneur et de sa cousine ; « elle se mit rapidement en route » , elle, la Mère du Sauveur, pour soulager celle sur qui pourraient peser le poids de l’âge et celui d’une grossesse presque à terme. En trois mois, elle dût tout faire pour donner à sa foi en Dieu, qu’elle porte désormais en son sein, une expression concrète de la charité, nous donnant de vérifier dans sa vie que « l’existence chrétienne consiste en une ascension continue du mont de la rencontre avec Dieu pour ensuite redescendre, en portant l’amour et la force qui en dérivent, de manière à servir nos frères et sœurs, avec le même amour que Dieu. »

4. En cette année pastorale, nous avons voulu, à travers la vertu théologale de la charité, donner un visage concret à ce que nous avons découvert du sens de la foi chrétienne catholique. Nous sommes rejoints dans notre marche par le thème choisi par notre Pape François pour cette 22ème Journée Mondiale des Malades : « Foi et charité : ‘ Et nous devons, nous aussi, donner notre vie pour nos frères’ (1Jn 3, 16) ». C’est en contemplant la vie de Marie que nous pouvons réussir notre projet de vie de foi chrétienne. Car en Marie foi et charité s’harmonisent de façon heureuse et fructueuse pour elle et pour l’humanité. La pastorale des malades au profit de laquelle ce pèlerinage est institué est l’une des formes les plus privilégiées de notre charité. Nos frères et sœurs malades, souffrants dans leur corps et dans leur âme, doivent être précieux à nos soins comme ils sont chers au cœur aimant et miséricordieux de Dieu. Ils doivent nous préoccuper et représenter à nos yeux, les figures de Jésus-Christ qui attend que nous lui manifestions combien nous l’aimons : « J’étais malade et vous m’avez visité » (Mt 25, 36). C’est ici pour moi le lieu de féliciter et de remercier tous les agents pastoraux de notre diocèse qui se dévouent à la cause des malades ; les médecins, les infirmiers, les sages-femmes, les garde-malades, les prêtres, les religieux et religieuses… Vous tous qui vous penchez sur la souffrance et la fragilité de notre humanité, que Dieu vous bénisse ! Que, par la Vierge Marie Notre-Dame des douleurs, Dieu vous soulage dans votre profession ! Qu’il vous donne la consolation dans les peines que vous rencontrez aux côtés de nos frères et sœurs. En ces jours de grande crise sociale et politique, votre tâche est plus ardue. La détresse des plus faibles et des plus vulnérables est criarde ! Cela nous appelle encore à persévérer dans la charité et à ne jamais laisser les structures du mal l’emporter sur « la civilisation de l’amour » que nous devons bâtir, avec la force et l’intelligence que donne le Christ. Comme nous l’enseigne le Pape François, « lorsque nous nous approchons avec tendresse de ceux qui ont besoin de soin, nous leur apportons l’espérance et le sourire de Dieu dans les contradictions du monde. Quand le dévouement généreux envers les autres devient le style de nos actions, nous faisons une place au Cœur du Christ et nous en sommes réchauffés, offrant ainsi notre contribution à l’avènement du Royaume de Dieu. » A nos frères et sœurs malades et souffrants, parfois désespérés, je voudrais, en ce moment, demander de contempler la Vierge Marie au pied de la croix… Regardez-là en train de souffrir réellement, elle à qui le vieillard Syméon a prédit qu’un glaive lui transpercerait le cœur (cf Lc 2, 34-35). Elle souffre mais elle garde confiance, c’est-à-dire qu’elle ne laisse pas la souffrance entamer sa foi en Jésus qu’elle sait déjà victorieux du Mal… Avec lui, elle fit de sa maternité de douleur, une marche en communion de souffrance avec Celui qui est notre unique Rédempteur. C’est avec Marie que, nous aussi, nous pouvons marcher, dans nos souffrances, à la suite du Christ comme nous y exhorte l’Apôtre Paul « Prends ta part de souffrance en bon soldat du Christ Jésus… » Pour le réussir, donnons à la prière, la priorité. Oui, avec la Vierge Marie, femme de foi, nous sommes appelés à vivre notre foi dans la confiance en Dieu et dans la prière.

5. En effet, Bien aimés du Seigneur, c’est toujours par la prière et spécialement la prière d’intercession de Marie que nous recevons la grâce de la guérison. A partir de nos blessures intérieures, de nos souffrances corporelles, une porte s’ouvre toujours sur la prière et la Vierge est là pour nous apprendre à obtenir de Dieu, par le feu de l’Esprit, la guérison. Elle agit pour nous apprendre à découvrir notre vrai visage en Dieu, notre nom propre et notre vocation. Elle nous montre même que nos blessures secrètes, inavouables aux hommes et sources de faiblesse, sont l’envers d’une réalité infiniment plus belle et qui est notre richesse. Quand personne ne nous comprend, c’est vers la Vierge Marie que nous devons aller nous refugier pour recevoir la consolation de l’Esprit. Enfin, la Vierge Marie est le miroir de la sainteté de Dieu et de ce que j’appellerais « le filtre de toutes les hérésies ». Quand nous nous regardons à travers son visage, nous voyons les moindres déformations et les taches qui souillent le nôtre et elle s’empresse de nous inviter à la conversion, pour que Dieu puisse à son tour se refléter en nous. Rendons grâce à Dieu d’avoir pour Mère une telle Femme, la Vierge Marie.

6. Chrétiens mes frères et sœurs, chers pèlerins, tout ce que je viens de vous dire se résume admirablement par l’exhortation du Christ à nous adressée à être « sel de la terre » et « lumière du monde ». Le ferment que nous, chrétiens, devons insérer dans le monde, le témoignage que nous devons donner, c’est celui de la charité envers le pauvre, qu’il soit pauvre de pain, de culture, de santé, ou pauvre d’amour. C’était déjà, selon la première lecture de ce jour, l’enseignement de l’Ancien Testament : « Partage ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, ne te dérobe pas à ton semblable ». En nous invitant à aller encore plus loin dans tous les gestes de fraternité et d’amour que vous posez dans la foi, je remercie tous les bienfaiteurs de ce haut lieu de spiritualité mariale. Je remercie tous ceux qui depuis toujours et spécialement depuis l’an dernier ont commencé à investir ici de leur économie pour donner à ce cadre de prière le nouveau visage qui est le sien. Que resplendisse en vos cœurs la beauté de la Vierge Marie. Que dans vos activités vous éprouviez tous la douceur de son secours ; que dans vos épreuves Marie combatte pour vous et vous obtienne la grâce de la victoire de Jésus-Christ : victoire du bien sur le mal, victoire de l’amour sur la haine…

C’est à la Vierge Marie que je nous confie tous en l’implorant d’intercéder pour tous les pèlerins de ce jour. Que Dieu vous bénisse encore et encore ! Amen.

Mgr Jean-Benoît GNAMBODE, Administrateur Apostolique de Porto-Novo