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QU’EST-CE QU’ETRE CURE ?

Dans le code de droit canonique, la fonction du curé est d’une grande importance. Savoir ce qu’etre curé pourrait aider plus d’uns à bien exercer leur ministère au service du peuple de Dieu

La « fonction » curiale est avant tout un office ecclésiastique, c’est-à-dire une « charge constituée de façon stable par disposition divine ou ecclésiastique pour être exercée en vue d’une fin spirituelle » (c. 145 § 1). Comme l’évêque et le diacre, le curé, de par le sacrement de l’ordre, est un « pasteur » tout court (c. 1008). Ailleurs il peut être de ceux-là que le législateur appelle « pasteurs sacrés » (cc. 212, 213, 228) ou « pasteurs d’âmes »(cc. 771, 773, 774). Selon le canon 519, le curé, est le pasteur propre de la paroisse qui lui est confiée, comme l’évêque l’est le pour son diocèse. L’expression « pasteur propre » veut dire que le curé est un pasteur qui appartient à la paroisse à lui confiée. Cela exclut les autres pasteurs. Par conséquent, les paroissiens ne doivent recourir qu’à lui, leur pasteur propre pour recevoir les aides spirituelles auxquelles ils ont droit (c. 213), comme par exemple le mariage (c. 1115) ou pour le baptême (c. 858 § 2, 877), les funérailles (c. 1177). Dire que le curé exerce un pouvoir ordinaire propre signifie qu’il n’agit pas en vertu d’un pouvoir ordinaire vicaire, encore moins délégué. Il n’exerce même pas son pouvoir au nom de l’évêque. Le curé exerce un pouvoir attaché de par le droit à son office. Mais il a une limite : il exerce son pouvoir ou sa charge paroissiale sous l’autorité de l’évêque dont il est appelé à partager le ministère du Christ (c. 519). Il exerce son pouvoir dans la communion hiérarchique qui lie les prêtres aux évêques (Cf. PO 7). Le curé participe à ce qui est le propre de la mission canonique de l’évêque, à savoir être le pasteur propre d’une portion du peuple de Dieu. Il est alors coopérateur de l’évêque (CD 30). Il est pasteur propre pour accomplir pour la communauté les fonctions d’enseignement, de gouvernement et de sanctification dont il a reçu la mission par l’imposition des mains. Somme toute, le pouvoir propre du curé ne l’autorise pas à faire comme bon lui semble ou comme il veut. Il est sous l‘autorité épiscopale et il est exercé dans le respect des normes canoniques. Le curé doit avoir toute la sollicitude du pasteur comme l’indiquent les Saintes Écritures. Le pouvoir propre du curé doit grandir les fidèles dans la foi et faire progresser la communauté. Ce n’est pas un pouvoir despotique ou dictatorial, surtout qu’il l’exercera avec « la collaboration éventuelle d’autres prêtres ou de diacres, et avec l’aide apportée par des laïcs, selon le droit » (c. 519). Tout curé doit passer de l’amour du pouvoir au pouvoir de l’amour qui fait de lui un serviteur.

Père Jacques Mahougnon AGOSSOU Canoniste