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QU’EST-CE QU’UNE RELIQUE ET QUELLE EST SA VALEUR RELIGIEUSE ?

Pour la culture africaine et surtout dans certaines régions, la vénération des saints ou de leurs reliques pose problème. Ainsi, une catéchèse sur ce que sont que les reliques et leurs valeurs religieuses s’avère nécessaire.

Le mot RELIQUES vient du Latin RELIQUIAE, qui veut dire les RESTES. Ce qui reste d’une personne honorée comme un saint (éléments corporels, objets lui ayant appartenu.) Rappelons que le culte rendu aux reliques, qui s’adresse aux saints est un culte de respect et non d’adoration, réservé à Dieu seul.

Les reliques ont de tout temps tenu une grande place dans les Églises chrétiennes. Dès l’origine du christianisme, les textes révèlent l’importance que l’on porte aux corps des apôtres et des disciples du Christ (Saint Pierre à Rome, Saint Jacques à Compostelle, Saint Thomas en Inde). Peu à peu les chrétiens prennent l’habitude de se retrouver à Rome autour des tombeaux des martyrs pour fêter leur naissance définitive dans le ciel. On se fait enterrer tout proche d’eux (près de la grotte de Sainte Madeleine dans l’église Saint Victor à Marseille, du tombeau de Sainte Agnès dans la catacombe Saint Callixte à Rome). Les miracles et grâces insignes se multiplient bientôt, suscitant une immense espérance auprès des pauvres et de ceux qui souffrent de mille maux. Les saints et les martyrs deviennent ainsi rapidement des modèles et des intercesseurs auprès de Dieu. Le Concile Vatican II rappelle que "selon la Tradition, les saints sont l’objet d’un culte dans l’Église, et l’on y vénère leurs reliques authentiques et leurs images". L’expression "reliques des Saints" indique surtout les corps - ou des éléments significatifs de ces corps - de tous ceux qui, par la sainteté héroïque de leur vie, se révélèrent sur cette terre des membres éminents du Corps mystique du Christ et des temples vivants de l’Esprit Saint (cf. 1 Co 3, 16 ; 6, 19 ; 2 Co 6, 16). De plus, les objets qui ont appartenu aux Saints sont aussi considérés comme des reliques : il s’agit des objets personnels, des vêtements, des lettres, et des objets qui ont été mis en contact avec leurs corps ou leurs tombeaux (huiles, morceaux d’étoffe), et aussi des objets qui ont touché les images vénérées du Saint.

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Relique de Saionte Lucie

RÉFÉRENCES BIBLIQUES

2ème livre des Rois 2, 9-14

2ème livre des Rois 13, 20-21

Évangile de Jésus-Christ selon St. Matthieu 23,29

Évangile de Jésus-Christ selon St. Luc 8,40-48

Actes des Apôtres 19, 11-12

Livre de l’Apocalypse 6, 9-10

NB : N’oublions pas que l’objet final du culte des saintes Reliques, c’est Dieu qui sanctifie les Saints, c’est Jésus-Christ, dont les saints sont les membres (cf. Mt 5,16 ; 1P 2,12). Ce culte est si légitime, que Dieu souvent glorifie Lui-même les Reliques de Ses Saints par des parfums célestes, par d’autres merveilleux signes et privilèges, par d’innombrables miracles.

LA VALEUR RELIGIEUSE DU CULTE DES SAINTS ET DE LEURS RELIQUES

Nos saints laissent passer dans leurs reliques une étincelle de l’amour de Dieu. Les reliques donnent du sens, à notre foi, à notre vie, à nos difficultés qu’ils ont rencontrées eux aussi, en un mot, ils sont proches de nous. Les reliques peuvent être aussi une aide dans la foi. Combien de personnes qui se posent mille questions ou traversent une nuit spirituelle profonde, ont mieux compris, en vénérant les reliques de sainte Thérèse ou de sainte Bernadette leur vie et leur mission. Ils en ont été éclairés et ont reçu d’elles le courage de les imiter. Les exemples abondent.

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Relique de Saint Maurice

Demander ainsi l’intercession des saints nous aide réellement à avancer dans la foi. Lorsqu’on vénère une relique, on peut demander que l’amour et les vertus dont témoignent les saints et les saintes nous prennent tout entier et nous permettent, avec la grâce divine, de pouvoir les imiter, tels par exemple l’amour de Dieu pour sainte Thérèse, l’amour des pauvres pour Saint Vincent de Paul et Mère Térésa, l’ardeur missionnaire pour saint François-Xavier.

Si l’Eglise ne promeut plus le culte des saints ou de leurs reliques, le sens humain inné trouvera d’autres formes moins nobles pour s’exprimer. C’est ainsi que tout domaine abandonné par l’Eglise est immédiatement récupéré commercialement :

*On ne jeûne plus, mais on fait des régimes ;

*On ne croit pas à la présence de Jésus dans l’Eucharistie, mais on a peur du diable et des esprits partout ;

*On n’a pas peur d’être infidèle aux commandements de Dieu et aux enseignements de l’Église, mais on a tellement peur des malédictions, des sortilèges et des envoutements ;

*On se gène pour rendre hommage à la Sainte Mère de Jésus, mais on ne se sent pas gêné de porter des pagnes pour commémorer tel papa ou telle maman qui aurait rendu un grand service à la famille ou à la nation ;

*on ne croit plus à l’intercession des anges et des saints auprès de Dieu, mais on consulte les voyants quand même, on consulte les visionnaires, les devins et autres pour demander la protection des esprits ;

Oon ne veut pas contribuer aux projets communautaires ou aux besoins des pauvres, mais on verse des sommes colossales parfois incroyables chez un soit disant pasteur, charlatan ou guérisseur ...

L’homme reste l’homme ! Mieux vaut un juste culte des saints qui nous pousse à les imiter et à adorer Dieu, que le succédané mercantile et idolâtre que le monde commercial tend à lui substituer.

INDULGENCE PLÉNIÈRE

Notre saint père, le Pape Benoît XVI, à la demande du Recteur Majeur des salésiens, a gracieusement accordé une indulgence plénière à tous les fidèles qui se rendent en pèlerin pour prier autour de l’urne de St. Jean Bosco. Les fidèles qui prieront aux pieds des reliques de saint Jean Bosco pourront obtenir l’indulgence plénière, s’ils satisfont à certaines conditions établies par l’Église (Confession sacramentelle, Communion Eucharistique, prière pour les intentions du Pape). Ces conditions doivent être satisfaites pendant le temps du pèlerinage de l’Urne de Don Bosco. Les fidèles peuvent participer dévotement à une cérémonie sacrée célébrée à l’honneur de St. Jean Bosco, ou du moins, ils doivent s’arrêter pendant un espace convenable de temps en de pieuses réflexions, en les concluant par le Credo, le Notre Père, l’invocation de la bienheureuse Vierge Marie et de St. Jean Bosco.

Père MESSAN Norbert,

salésien de Don Bosco.