mardi 21 novembre 2017



A c t u a l i t é s
mardi 21 novembre 2017
Le pape nomme un rapporteur et deux secrétaires

vendredi 3 novembre 2017
Après la rentrée pastorale au plan diocésain, (...)

samedi 21 octobre 2017
Le missionnaire n’est jamais seul et la (...)

lundi 16 octobre 2017
Le weekend des 07 et 08 octobre 2017 restera (...)


En vrac !
vendredi 17 novembre 2017
C’est la seconde catéchèse sur la messe

mardi 17 octobre 2017
Monsieur le Directeur Général, Mesdames et (...)

mercredi 9 août 2017
L’euthanasie est le « meurtre délibéré moralement

vendredi 4 août 2017
Le pape François invite les religions à « prier (...)

mercredi 2 août 2017
Radio Vatican en français salue le 100e (...)

lundi 31 juillet 2017
A l’occasion de la « Journée mondiale de la (...)

lundi 31 juillet 2017
L’engagement de l’Eglise pour la promotion des (...)

mercredi 14 juin 2017
N’aimons pas en paroles, mais par des actes (...)

mardi 21 février 2017
Ils étaient tous au rendez-vous, les mouvements et

jeudi 2 février 2017
Chers frères et sœurs, bonjour ! Dans les (...)


V a c a n c e s
vendredi 11 juillet 2014
La communauté des sœurs Salésiennes Missionnaires de

jeudi 27 juin 2013
Pour marquer l’Année de la foi, l’aumônerie (...)

Aller à : Accueil du site > SPIRITUS LEGIS > QUELLE EST LA PROCED

QUELLE EST LA PROCEDURE DE NOMINATION D’UN CURE ?

Dans les affaires ou questions juridiques, la procédure n’est pas une simple formalité car, si elle n’est pas respectée, cela peut irriter l’acte à poser ou le rendre nul. Cet article nous instruit sur la procédure de nomination d’un curé de paroisse. Répond-il à la réalité vue ou vécue ?

Nous précisons avant tout que seul et exclusivement l’évêque diocésain est compétent à nommer un curé de paroisse (c. 523). Les vicaires généraux ou épiscopaux, même s’ils sont revêtus du caractère épiscopal, ne peuvent donc pas pourvoir à l’office du curé. Sans mandat spécial, cette nomination est invalide. L’administrateur diocésain ou celui qui dirige provisoirement le diocèse, ne peut pas nommer les curés, sauf si le siège épiscopal est vacant (c. 416) ou empêché (c. 412).

Avant de le nommer, l’évêque s’assurera de l’idonéité du sujet ou des qualités requises par le droit universel ou particulier pour la fonction curiale (cc. 521, 524). Et si l’évêque confiait une paroisse à un prêtre non idoine, la provision de l’office sera invalide si ces qualités requises sont expressément exigées à peine de nullité par le droit universel ou particulier (c. 149 § 2), sinon elle est valide, mais elle peut être rescindée par décret de l’autorité compétente ou par sentence du tribunal administratif » (c. 149 § 2). Or pour la validité de la nomination d’un curé, il faut l’ordination presbytérale (521 § 1). Pour juger de l’idonéité du candidat, le législateur fait l’obligation à l’évêque diocésain d’écouter le vicaire forain (c. 524). Cette consultation est exigée pour la validité de l’acte selon le canon 127 § 2, 2.

Le vicaire forain en effet peut offrir des éléments significatifs sur la situation de la paroisse et sur le profil ou le type de prêtre qu’il faut y nommer. Certains auteurs estiment que la consultation du vicaire forain n’est pas une condition pour la validité de la nomination.

L’évêque fera aussi une enquête appropriée, en écoutant le cas échéant certains prêtres, ainsi que des laïcs (c. 524). Parmi ces prêtres peuvent figurer le ou les vicaires paroissiaux de la paroisse à pourvoir ou des prêtres qui connaissent bien le candidat, ou du curé du candidat s’il était vicaire. Les laïcs à consulter peuvent être les membres du conseil paroissial de pastoral.

Une telle consultation doit devenir ordinaire pour mieux exprimer la participation et la coresponsabilité ecclésiale des laïcs. L’évêque diocésain nommera le curé si la paroisse où il va est vacante. Autrement la nomination est invalide, selon le canon 153 § 1.

Nous souhaitons que l’évêque, autant que faire se peut, rencontre aussi personnellement les sujets avant de les nommer curés. Cet entretien sera, à plusieurs égards, bienfaisant pour l’un et l’autre. Il est aussi souhaitable qu’il n’omette pas les consultations prévues par le législateur.

Père Jacques Mahougnon AGOSSOU

Canoniste