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QUELLES SONT LES QUALITÉS REQUISES POUR ÊTRE NOMMÉ CURÉ ?

Pour recevoir un office ecclésiastique, le droit universel ou particulier exige un certain nombre de qualités soit pour la validité ou la licéité de l’acte juridique à possible. Cet article explore ce champ de l’idonéité du candidat à la fonction curiale.

Seul celui qui est constitué dans l’ordre du presbytérat (le prêtre) est qualifié pour être curé. C’est une condition pour la validité de la nomination d’un curé. « Pour que quelqu’un soit désigné validement comme curé, il faut qu’il soit constitué dans l’ordre sacré du presbytérat », dispose le canon 521 § 1. Une telle norme se comprend, vu la charge d’âmes qu’a le curé (c. 150) ou les taches pastorales qui sont les siens. La célébration de l’eucharistie y tient une place éminente. Elle est le centre et le sommet de toute la vie communautaire (CD 30 ; PO 6). Partant, les diacres et les laïcs sont exclus de la fonction curiale. Mais la pénurie de prêtre tout autre motif peut conduire à leur confier la responsabilité du quotidien d’une paroisse. Ainsi ils participent à l’exercice de la charge pastorale d’une paroisse. Même dans ce cas, l’évêque diocésain « constituera un prêtre qui, muni des pouvoirs et facultés du curé, sera le modérateur de la charge pastorale » (c. 517 § 2).

Les autres conditions sont pour la licéité de la nomination. Ainsi celui qui sera nommé curé sera

  • « remarquable par sa saine doctrine », car il doit enseigner.
  • Il sera de « mœurs intègres » en vue de la fonction de sanctification
  • et « mû par le zèle apostolique » pour gouverner la portion du peuple de Dieu à lui confiée (c. 517 § 2).

En d’autres termes, il ne doit pas être un ignare ou un ignorant en matière de doctrine de l’Église. Ces connaissances à ce propos doivent être conformes au contenu du dépôt de la foi. Sa vie morale ne doit pas laisser à désirer. Elle doit inciter aux bonnes mœurs. Le curé ne doit pas être un paresseux, un fainéant : il doit se dépenser de tout son être pour les fidèles.

Il doit aussi avoir d’autres vertus que le code ne précise pas : par exemple,

  1. l’accueil,
  2. la bienveillance,
  3. la tolérance,
  4. la tempérance,
  5. la sobriété,
  6. le sens de la justice, de la vérité, de la charité,
  7. le respect, etc.…

Le droit particulier peut aussi fixer d’autres qualités qu’il exigera des prêtres.

Mais ce n’est pas le prêtre lui-même qui se déclare idoine à être curé. Il revient à l’évêque diocésain de s’assurer de ces aptitudes du candidat et de fixer les modalités d’y parvenir, même s’il le faut par un examen (c. 521 § 3 ; c. 459 § 3, 3, CIC 1917) ou par des enquêtes.

Aujourd’hui, l’une des qualités importantes au curé est la gestion des biens (de la paroisse) et des personnes. La mauvaise gestion à ce double niveau constitue l’une des grandes et puantes plaies de la fonction curiale.

  • La mauvaise gestion des biens de la paroisse entraine des dettes que les fidèles ont de plus en plus en horreur, même si ces biens, surtout l’argent, ont servi à réaliser des œuvres que voient leurs yeux. C’est pourquoi, les pasteurs, laissant les grandes ambitions, devront apprendre à concevoir les projets paroissiaux selon les possibilités ou moyens réels de la communauté. Ou avant de commencer des œuvres qui peuvent porter à des dettes, il leur faudra non seulement prendre l’avis du conseil pastoral mais aussi avertir la communauté des fidèles. Les dettes ternissent et tuent parfois les bonnes relations des pasteurs entre eux (surtout aux successions) et des pasteurs avec leurs fidèles.
  • La mauvaise gestion des personnes conduit au non respect des personnes, âgés ou non, au mauvais traitement des fidèles : colère, arrogance, éclats de voie, insultes, manque de collaboration etc.… Les fidèles, quel que soit leur état (marié ou non), leur âge (enfant, jeune, adulte, ancien), leur sexe (homme ou femme) portent en eux une valeur et une dignité, celle de fils de Dieu. Dieu lui-même leur protège cette dignité, quels que soient leurs péchés. Ils ne viennent pas ou ne participent aux diverses célébrations liturgiques à cause du curé mais à cause de Dieu. Ils ne recherchent pas le pasteur ou le curé mais ils cherchent Dieu. Autrement, ils ne braveraient pas parfois les intempéries, ils ne laisseraient pas leurs activités pour venir aux liturgies paroissiales. Dans chaque fidèle, les pasteurs doivent respecter la présence de Dieu.

Père Jacques Mahougnon AGOSSOU,

Canoniste