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RAPPORT DE LA RETRAITE ANNUELLE DE CARÊME DES PRÊTRES DU DIOCESE DE PORTO-NOVO A SEGBOHOUE

Du 10 au 14 Mars, et du 17 au 21 Mars 2014, s’est déroulée au Foyer de charité Marie Reine de la Paix à Sègbohouè, la retraite sacerdotale annuelle des prêtres du diocèse de Porto-Novo autour du thème : « LA FOI ET SON FRUIT : LA CHARITE ». Cette retraite a connu ses deux sessions sous la prédication du Père MASSI DAZOGBO Maximin. La première session a rassemblé soixante quatre participants contre cinquante neuf pour la deuxième. Un même programme a meublé le séjour des participants de ces deux sessions. Nous nous contenterons donc à travers ce rapport de présenter le compte rendu de la deuxième session, valable pour témoigner en même temps du rapport des deux sessions.

LA DEUXIEME SESSION DE LA RETRAITE

Le lundi 17 mars 2014, a débuté au foyer de charité Marie REINE DE LA PAIX à Sègbohouè, la retraite sacerdotale annuelle du temps de carême pour le deuxième groupe des prêtres du Diocèse de Porto-Novo. Prévue pour s’ouvrir à 16heures, l’ouverture a connu un léger retard pour permettre au grand nombre de participants d’y prendre part à cause du retard accusé dans le voyage. Il a fallu attendre 17heures pour entendre l’administrateur apostolique, Mgr Jean-Benoît GNAMBODE, saluer les participants et les remercier de leur présence effective. Cinquante neuf sur les soixante six participants attendus ont répondu présents à cette retraite. L’Administrateur Apostolique, Monseigneur Jean-Benoît GNAMBODE a saisi l’occasion pour remercier le père Denis SAGBO, directeur du foyer, pour tout le soin qu’il donne à nous assurer une bonne retraite. Ce fut le tour du père Robert AGBOTON, délégué du clergé diocésain, de saluer l’assemblée, et de communiquer la liste des services et de ceux à qui ils sont confiés pour un séjour agréable à tous. Il s’agit de :

- Accueil & Secrétariat : Abbé Karl BAÏMEY DAGAN

- Règlementaires : Abbés André ADEYE et Anselme AMANDJI

- Cérémoniaire :Abbés Justin AÏVODJI et Fidès GODONOU

- Liturgie : Abbés Bernardin MAFORIKAN et Bienvenue AHOUANDJINOU

- Restauration : Abbés Hervé GOUDOHESSI, Maxime NOUMOHESSI et René HOUNSA

Superviseur, et chargé des finances : Robert AGBOTON

Le père Denis SAGBO, à la demande de l’abbé Robert a ensuite pris la parole pour nous donner quelques consignes utiles. Après un temps de méditation, le Saint - Sacrement a été exposé à 17h45 pour l’adoration. Elle a pris fin avec les vêpres à 18h45 suivies de reposition.

Après le dîner et un bref temps de battement, ce fut l’ouverture officielle de la retraite à la chapelle. Ayant pris la parole, Mgr l’Administrateur a remercié le prédicateur, le père MASSI DAZOGBO Maximin, ancien Vicaire Général de Dassa Zounmè, et professeur au Grand Séminaire Saint-Gall de Ouidah, pour sa disponibilité.

Le soin lui était alors donné de nous introduire dans le thème de la retraite : « La foi chrétienne et son fruit : la charité ». Pour la présentation du compte rendu d’activité de cette retraite à travers le présent rapport, nous ferons d’abord le point sur le déroulement des activités selon la présentation du programme, avant de donner une synthèse des différentes instructions et enseignements du prédicateur, puis enfin à travers la conclusion, nous présenterons les différents sentiments, impressions, suggestions à la fin de la retraite.

I-) Le déroulement des activités de la retraite, dans l’exécution du programme

Dans le déroulement du programme, les activités s’étendant du mardi au jeudi ont connu un développement respectant un même rythme régulier d’un jour à un autre. C’est ainsi que les activités de la journée commençaient avec les laudes à 7h 00. Après le petit déjeuner qui suivait, le premier entretien commençait à 9h00 suivi d’une heure d’oraison. L’office de lectures récité à partir de 11h00 nous disposait à entrer, à partir de 11h30 dans la célébration eucharistique avec office du milieu du jour intégré.

Après le déjeuner et le repos du milieu du jour, les activités reprenaient dans la soirée à 16h00 par l’entretien du prédicateur. Après une courte pause de quinze minutes, un exercice spirituel est proposé : chapelet le mardi, chemin de croix le mercredi. Mais du fait de la solennité de saint Joseph, époux de Marie célébrée ce jour du mercredi 19 Mars, le chemin de croix a été abandonné au profit du témoignage que nous a donné le prédicateur sur l’affaire Banamè dans laquelle son nom avait été mêlé de façon méchante. Ce témoignage très émouvant avait été demandé et suggéré par nombres de participants préoccupés par la question et qui souhaitaient d’amples éclairages. A la suite de son témoignage, quelques questions et apports ont été donnés pour appuyer le témoignage du père et pour nous orienter vers des approches pour la pastorale.

Le jeudi soir, à l’heure de l’exercice spirituel, c’est la célébration pénitentielle qui a été faite avec confession individuelle. La prière des vêpres intervenait à 18h45. Le mardi, cette prière du soir a été vécue avec salut du Saint-Sacrement.

Après les dîners, en dehors du mardi où a été proposée une méditation à 20h30, le mercredi et le jeudi, à cette même heure se sont déroulées les rencontres personnelles. La possibilité a été donnée aux participants de pouvoir se retrouver par groupe de deux, afin de pouvoir échanger. La journée prenait fin avec les complies récitées à 21h30. Ces complies ont été intégrés le jeudi à la veillée eucharistique où les participants venant des différents doyennés se sont succédé en adoration jusqu’au petit matin à 7h00 pour la reposition, suivie de messe avec office intégré. Les tours d’adoration répartis sur les différents doyennés se présentent comme suit :

  • 22h à 23h : Doyenné de Sakété
  • 23h à 00h : Doyenné de Porto-Novo I (Notre Dame)
  • 00h à 01h : Doyenné de Azowlissè
  • 01h à 02h : Doyenné d’Avrankou
  • 02h à 03h : Doyennés de Porto-Novo II (Ste Anne) et de Djrègbé
  • 03h à 04h : Doyenné de Kétou
  • 04h à 05h : Doyenné d’Adjarra
  • 05h à 06h : Doyenné de Missérété
  • 06h à 07h : Doyennés de Dangbo et de Ekpè

II-) Le développement du thème de la retraite par le prédicateur

A-) De l’introduction de la prédication

A l’introduction de sa prédication le lundi soir, le père MASSI DAZOGBO Maximin, a commencé par présenter le cadre de la retraite comme une monté sur la montagne, dans les hauteurs, à la rencontre du Seigneur pour une vie d’intimité plus profonde avec lui. La montagne est en effet au sens biblique, le lieu de la rencontre du Seigneur par excellence d’où Moïse reçut la table de la loi pour le peuple ; c’est encore là que Jésus promulgue la loi nouvelle, celle du royaume, les béatitudes. De même, les apôtres dans l’attente de la venue du Saint-Esprit, se réunissaient dans la chambre haute pour prier. La retraite apparaît donc comme la recherche de cette hauteur où l’âme pourra communiquer avec son créateur et vivre d’une vie d’intimité avec lui. Ceci requiert alors une disposition fondamentale de silence.

C’est à travers cette disposition que l’on pourra bénéficier de la fécondité de la retraite. Ainsi tous les participants ont été invités à y veiller. Et qu’est ce qui peut alors justifier la nécessité d’un temps de retraite comme celui qui nous rassemble autour du thème : « La foi et son fruit : la charité » ?

Le prédicateur a justifié cette préoccupation par notre contexte d’aujourd’hui marqué par la désacralisation de l’ordre divin et où les passions, idéologies et comportements de vie déforment la juste perception de la réalité. Un monde où s’accroit le désintérêt pour la foi, où les vérités fondamentales et la loi naturelle sont bafouées avec une relativisation accrue des valeurs. Ces différents maux sont proclamés comme des valeurs et soutenus par grand renfort de publicité. Et face à la gravité de notre existence humaine qui ne se vie qu’une seule fois et dont on aura à rendre compte, notre responsabilité est alors engagée surtout en tant que pasteurs et directeurs des âmes. En face de ces défis, il urge donc de s’interroger : qu’est ce que la foi et quels en sont les fruits ? Les différentes instructions nous ont permis d’entrer progressivement dans les préoccupations que pourrait susciter cette interrogation.

B-) La foi n’est pas une opinion

C’est cet aspect du thème de la retraite qui a été traité dans la matinée du mardi. D’entrée, le prédicateur a fait remarquer que l’opinion peut se substituer à la vraie foi. En tant qu’il est un jugement porté sur une réalité donnée, et dans notre cas, sur les réalités de la foi, l’opinion pourrait aller jusqu’à se présenter comme une illusion, une dérive de la volonté vagabonde, un faux jugement sur la réalité. Or la réalité précède notre jugement et le sens réel de la réalité se découvre dans l’ascèse de cette réalité qui nous précède. Ainsi, l’opinion nous pousse souvent à voir Dieu là où nous voudrions qu’il soit pour nous. C’est le cas de ce qui se passe à Banamè. Ceci est un danger, car cette opinion fausse le sens de la réalité et empêche notre exode. C’est ainsi que de nombreuses opinions se substituent à la foi. Ceci est dû au fait que les désirs et les passions peuvent échapper à la raison et créer des opinions contraires à ce qui doit être. Aussi, du fait de l’instantanéité de l’opinion, il n’y a pas souvent de rapport profond entre son émetteur et la réalité sur laquelle l’opinion est donnée. L’opinion peut prendre plusieurs formes : elle peut être juste, fausse, médium, fondamentaliste, totalitariste, ou extrémiste. S’il est vrai qu’une opinion juste peut découler d’une foi authentique et l’exprimer dans un contexte précis, il importe de souligner que la foi ne se réduit pas à cette opinion.

La foi n’est pas une vulgaire décision, elle nécessite accueil et décision ferme, enracinement ferme en Dieu. L’adhésion à l’objet de la foi (Dieu Trine : Père, Fils et Saint-Esprit) est un long processus d’identification et de configuration qui force le sujet à se faire et à se refaire sans cesse. Dans les évangiles, cette interrogation de Jésus à ses disciples illustre bien que la foi n’est pas une opinion : « pour les gens… et vous, que dites vous, pour vous qui suis-je ? »

C-) L’opinion dans sa manifestation dans notre tradition

Dieu est considéré dans la tradition comme un être à la fois transcendant et immanent. Cette immanence fait qu’on est porté à l’assimiler à la nature et c’est la raison pour laquelle un culte est voué aux éléments de la nature. Cette divinisation de la nature conduit alors à tout attribuer à Dieu, ce qui crée une spiritualisation indue de tout. Ainsi, les lieux d’appel de la responsabilité humaine sont alors évacués au profit d’une certaine volonté de Dieu. Ceci produit pour conséquence, une mentalité niveleuse, un collectivisme écrasant, et des tendances hostiles à la différence.

A travers ces différentes opinions, on constate une grande confusion entre la matière et l’esprit. La matière qui est appelée à évoluer à travers le temps avec la conscience évolutive des choses, fait l’objet d’un fixisme dangereux au détriment de l’esprit qui en principe est fondamental. Tout ceci engendre des opinions déviantes dont le narcissisme (on prétend vivre dans la foi, mais le regard est plutôt tourné vers soi-même). L’opinion déviée quant à elle, provoque des illusions sur soi, sur les autres, sur Dieu, sur l’Église corps mystique du Christ.

Face à tout cela, il importe de réaffirmer que la foi authentique est fondée sur la révélation chrétienne. Elle est vision de l’invisible et met Jésus au cœur de nos vies, et sa vie devient notre vie. Ainsi, il est indispensable de relever que l’assimilation n’est pas la foi, et que suivre le Christ est à la fois exclusif et excluant. La foi nous appelle à une justice supérieure qui intègre la miséricorde.

D-) De l’urgence de la conversion de nos opinions

Face au danger que représentent pour nous les différentes opinions que nous nous faisons et qui sont renforcées et entretenues par nos emprunts à la tradition dans laquelle nous avons été moulés, il est indispensable que nous nous orientions davantage vers une foi authentique et débarrassée des scories.

Tout d’abord, il faut toujours reconnaître que la priorité est à Dieu, et que notre opinion ne peut se substituer à lui. Et c’est seulement dans une disposition de prière, d’écoute attentive de sa parole, de prudence et de discernement que nous pourrons y aller. A travers une telle disposition, nous nous évangélisons nous-mêmes afin d’être de bons instruments d’évangélisation.

Le fait de tailler la mission à sa mesure, ou de se poser soi-même comme la référence est à combattre de toute manière ; il est dénoncé par le pape François dans La joie de l’Évangile, qui invite aussi à éviter le mieux possible tout fixisme, et à se laisser investir par la puissance de l’humilité comme levier pour le progrès de l’évangélisation. Face aux différents défis qui se dressent devant nous, le courage est désormais une nécessité, et nous devons pouvoir poser des gestes d’amour concrets surtout à l’endroit des plus pauvres. C’est à travers ces efforts que l’Église se rapprochera au jour le jour, toujours plus proche de ce que le Christ attend d’elle.

Sachant que la vie donnée par amour a un grand mordant sur le monde et que le geste d’un instant peut sauver toute une vie, la concrétisation du témoignage est plus que nécessaire. C’est pourquoi, plutôt que d’avoir un regard extérieur sur les difficultés que traverse l’Église du Bénin, il importe que chacun se demande, quelle est sa part de responsabilité dans ce qui arrive, et ce qu’il peut faire pour être dans l’Église un ferment de l’histoire. Il importe que nous redoublions de générosité dans notre pastorale, en réapprenant à compter sur la Providence divine. Faire chaque chose, poser chaque geste dans la pastorale avec l’immortel amour comme si on la faisait pour la dernière fois, devra être notre credo pour l’avenir.

E-) La foi est à la fois personnelle et communautaire

La foi se vit en Église. L’Église notre mère est le premier sujet croyant en qui on naît à la foi. Elle a l’autorité d’authentification et d’exclusion. On ne peut croire en Dieu si on ne croît en Jésus-Christ et en son Église. L’Église apparaît donc comme le Christ révélé qui se reçoit. Experte en humanité, elle porte une sagesse qui a traversé le temps, et par elle, c’est le Christ qui aime et qui veut sauver tous les hommes. C’est pourquoi, même éprouvée, une foi authentique croit que même la mort est source de vie.

F-) Les fruits de la foi

Parmi les nombreux fruits de la foi, nous pouvons retenir :

° La conversion

° Le caractère concret de la foi : une foi sans les œuvres est une foi morte.

° Le radicalisme de la foi sans concession : les persécutions et foudres de toute sorte ne perturbent pas l’ordre ou l’équilibre de la foi. Elle est constante même au cœur des épreuves.

° Le sens aigu du péché : il est senti de façon d’autant plus vive que le sujet approche de la sainteté. En effet, plus l’âme est sainte, plus elle tiendra les péchés véniels pour des péchés mortels.

° Les confessions fréquentes et régulières.

° La joie intérieure profonde de servir Dieu : que le milieu soit favorable ou hostile, séduire par sa grandeur d’âme.

° Aller au devant de la mort qui menace les autres dans la joie intérieure (Témoignage de saint Maximilien Kolbe).

° La grande capacité d’endurance de la souffrance et de l’épreuve par amour pour Jésus-Christ.

° La vision de l’invisible : dans tout ce qu’on vit et fait, sentir la présence de Dieu qui accompagne, interpelle et interroge, ce qui pousse à faire des efforts pour ne pas le frustrer.

° L’amour parfait qui chasse la crainte et la peur : on vit une confiance indéfectible en Dieu qui donne le courage du témoignage.

° La conscience vive de l’éternité.

° L’humilité : la domestication de notre égo, de notre moi et de ses élans narcissiques pour en faire un réceptacle de la grâce de Dieu qui nous forme et nous reforme.

° Le zèle pastoral.

° Le respect humain qui se tient dans la cadre de la foi et sous son emprise.

° Un client des béatitudes : quelqu’un qui se sait aimer de Dieu et qui est conscient de ses faiblesses, qui a la capacité de dissimuler sa force pour ne pas écraser les faibles, qui a un grand souci du prochain qu’il travaille à libérer.

° Le pardon : pour l’homme de foi, la miséricorde envers l’offenseur est toujours possible. Aussi, offenseur et offensé gagnent tous deux aux sources du pardon.

° La foi en la miséricorde de Dieu.

° Sortir du schéma du permis et du défendu : le croyant réordonne tout à la lumière de sa foi conformément à Dieu en qui il croit, et à l’Esprit.

° La grâce de la pureté et de la chasteté accueillie dans la foi.

° L’esprit de créativité.

G-) Les défis pour la mission

Nous pouvons citer entre autre :

° Défi de l’unité : nous devons coordonner nos efforts pour aller dans le même sens et ne pas laisser la cible et nous combattre mutuellement. Ce comportement provoque une dispersion des énergies pastorales.

° Le souci des plus faibles : ce défi doit nous pousser à aller vers les pauvres et les personnes les plus vulnérables de notre Église.

° Le défi de la peur : le mal de la sorcellerie est un défi réel qui préoccupe nos fidèles, et nous ne devons pas nous y dérober. L’appel du Pape Paul VI doit résonner dans notre cœur : nous devons nous défendre du démon.

° Le défi de l’offensive des sectes.

Aussi, dans La joie de l’Évangile, le Pape souligne un certain nombre de défis qui se dressent devant nous à savoir notamment, le défi de la nouvelle évangélisation, et de celui d’une pastorale plus expressive et plus ouverte.

H-) Complément aux instructions : les homélies du prédicateur

Le contenu si riche des différentes instructions est quotidiennement complété et enrichi par les différentes homélies que prononçait le prédicateur aux messes quotidiennes. C’est ainsi que dans son homélie du mardi, il est parti de l’image d’un miroir pour nous rappeler que nous constituons des reflets de l’amour de Dieu dans le monde, et que le reflet que chacun produit dépend de la qualité du miroir qu’il constitue en tant qu’instrument au service de Dieu. Quand on sait qu’un miroir gâté ne peut produire qu’une image déformée de l’image réelle, il nous a invités à soigner notre relation à Dieu. Et pour ce faire, cette question essentielle doit toujours nous habiter : qui suis, où vais-je, où devrais-je aller ?

Cette interrogation est une invite, un appel à offrir constamment nos volontés parfois déformées par nos idoles, à la grâce de l’Esprit. Elle est aussi un appel à être des hommes de veille et de réveil grâce à l’aide du Seigneur dont l’Esprit de discernement nous aide à avoir le sens vrai des choses. Si le Maître, le Christ dénonce le comportement des scribes et docteurs de la loi qui disent et qui ne font pas, nous, nous sommes appelés, à la suite du Christ, à vivre une vie qui catéchise le monde.

Dans l’homélie du mercredi, en la solennité de la fête de saint Joseph, époux de Marie, c’est à un esprit d’abandon total à Dieu à l’instar de Joseph que le prédicateur nous a conviés. Devant les questionnements et les incompréhensions du mystère et Dieu, nous sommes appelés à toujours faire confiance à Dieu afin d’être de fidèles collaborateurs de la grâce de Dieu comme saint Joseph. Il est pour nous un modèle d’obéissance spontané à Dieu, un modèle de détachement de soi pour l’unique nécessaire qui est Dieu, et un modèle de chasteté.

Le jeudi, le prédicateur nous a invités à ne pas différer à demain la bataille d’aujourd’hui de l’amour. Le bien s’impose au temps et à l’homme de manière radicale, comme une exigence de sa nature, a t-il souligné. Étant donné que notre salut est profondément lié à notre engagement dans l’histoire, comme il l’a relevé, nous sommes appelés à éliminer tout ce qui nous alourdi et nous empêche de réussir notre exode.

En méditant le vendredi sur l’épisode de la vente de Joseph par ses frères dans la première lecture, et sur la péricope matthéenne des vignerons homicides, le prédicateur a accentué sa méditation sur la jalousie qui est un mal qui, lorsqu’il se manifeste en notre sein, entame largement notre crédibilité. Il a souligné que ce péché fait la transition entre les péchés véniels et les péchés mortels et qu’il est à la base de tous les péchés capitaux. Par la jalousie, c’est notre propre bonheur que nous combattons et rejetons, a-t-il souligné. III-) A L’HEURE DU BILAN

Le bilan de la session a été fait le vendredi matin après la messe de clôture. C’est d’abord le père prédicateur qui a pris la parole pour faire une synthèse des instructions de ces jours de retraite, et a mis l’accent sur l’effort que nous devons sans cesse faire pour soigner notre fond humain. Guide du peuple de Dieu, notre comportement a un impact certain sur le peuple de Dieu et provoque d’une certaine manière les fausses opinions que les croyants se font de la foi, a-t-il rappelé. Nous devons alors prendre garde d’hisser nos comportements déviants au flambeau de la gloire a t-il martelé en nous appelant à nous refaire sans cesse. Par ailleurs, il a déploré nos luttes intestines, et les situations dans lesquelles nous nous combattons, et où l’ennemi profite en occupant les lieux pastoraux que nous désertons en y plantant ses insignes. Pour finir, il nous a une fois encore invités à avoir une grande conscience du corps que nous formons et à le soigner autant que faire ce peut. Aussi, devons-nous faire l’effort d’éviter les solutions qui sacrifient les chances d’une croissance ultérieure.

Prenant la parole, les participants ont quant à eux dit leur gratitude au prédicateur pour la simplicité et la profondeur de ses propos, et pour la richesse de ses prédications. Elles ont été en effet illustrés par de nombreuses histoires puisées aussi bien de son expérience pastorale, que des faits culturels et de son expérience de vie sacerdotale. La présence de certains aînés, leur fidélité jusqu’à la fin de la retraite et leur ponctualité aux différentes activités a été aussi relevé et apprécier. Toutefois, les départs précoces avant la fin de la retraite ont été déplorés. En général, à l’heure du bilan, on remarquait une note de satisfaction sur tous les visages.

IV-) REMERCIEMENTS

Alors que prenait fin la retraite, les mots de remerciements fusaient de toute part. Il était d’abord donné au Père Emmanuel MICHODJEHOUN de prendre la parole à la fin de la messe de clôture pour dire toute la gratitude du clergé diocésain de Porto-Novo au père prédicateur qui a accepté de se mettre à l’écoute du Saint-Esprit pour nous communiquer les différentes instructions qui ont nourri notre retraite autour du thème « La foi et son fruit : la charité ». Ses remerciements sont allés aussi à l’endroit du père Denis SAGBO, Directeur du foyer qui nous a accueillis, à l’endroit des sœurs qui se sont mises à notre disposition à travers différents services afin que notre séjour soit agréable. Il a couronné son intervention par une prière en faveur de tous. A l’heure du bilan, ce fut le tour du père Robert AGBOTON, de reprendre la parole pour le même exercice. Plusieurs participants lui ont emboité le pas et n’ont pas taris de mots pour formuler leurs prières en faveur de tous ceux qui se dépensent d’une manière ou d’une autre pour nous aider à entretenir notre communion avec le Seigneur en vue d’une réussite pastorale à la gloire de Dieu. Que le Seigneur comble chacun et tous de sa bénédiction et que sa gloire vienne parmi nous. AMEN !

Karl BAÏMEY DAGAN