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RAPPORT GENERAL SUR LA RELECTURE REFLEXIVE DE « AD GENTES » 2ème Partie.

V. Activité missionnaire de l’Eglise et catéchèse

La catéchèse reste l’une des voies incontournables pour la réalisation de l’activité missionnaire.

 Catéchuménat et initiation chrétienne

Le catéchuménat, dans la belle définition qu’en donne le décret, « n’est point un simple exposé des dogmes et des préceptes, mais une formation à la vie chrétienne intégrale et un apprentissage par lesquels les disciples sont unis au Christ leur Maître » (AG, 14). C’est dire donc que les catéchumènes doivent être initiés au mystère pascal par les sacrements de l’initiation chrétienne que sont le Baptême, Communion et Confirmation. Le temps du catéchuménat permet aux catéchumènes, qu’ils soient adultes ou enfants, vieillards ou jeunes, de rencontrer Jésus, de Le connaître et d’adhérer à sa Personne. L’importance de ce temps n’est plus à démontrer tant il sert pour l’apprentissage de la vie chrétienne. (cf Africae munus 14)

 Formation du peuple de Dieu Le peuple de Dieu qui constitue cette communauté chrétienne a besoin elle aussi de cette formation au mystère du salut car c’est la « communauté chrétienne qui devient le signe de la présence de Dieu dans le monde » Pour ce faire il est crucial qu’elle soit pénétrée tant de l’esprit évangélique qu’œcuménique afin de bannir ce que le Pape François appelle ‘’ la mondialisation de l’indifférence’’ (message de carême 2015)

 Formation des catéchistes

L’activité missionnaire pour son accroissement a besoin des agents pastoraux. Aussi est-il impossible qu’une plantation de l’Eglise et le développement de la communauté chrétienne soient sans la participation et la collaboration des catéchistes. Vu la place de premier rang qu’occupe la catéchèse dans la vie de l’Eglise, elle revient en tout premier lieu aux prêtres, collaborateurs des évêques et ils doivent y veiller scrupuleusement (cf Africae munus, 17).

VI. Relations entre missionnaires et agents pastoraux dans le champ de la mission

Les missionnaires sont définis par le Concile comme « vocations spéciales douées de certaines aptitudes particulières ; envoyés par l’autorité légitime, ils partent dans la foi et l’obéissance vers ceux qui sont loin du Christ, et pour l’œuvre en vue de laquelle ils ont été choisis ». Dans le champ de la mission, ils rencontrent un clergé local et des laïcs avec qui ils sont appelés à travailler pour la cause de l’Evangile. Dans l’histoire de notre pays et de notre diocèse, on peut citer la Société des Missions Africaines (SMA) ; les Comboniens ; les Jésuites ; les Spiritains ; les Sœurs de Notre Dame des Apôtres…les Salésiens. Il faut reconnaitre aux pionniers le mérite d’avoir laissé famille et amis pour la mission en Afrique. Très dévoués, ils venaient par vague de toutes les nationalités et de tous les âges. Ne craignant point les maladies tropicales ou endémiques, ils ont donné leur vie pour l’annonce de la Bonne Nouvelle. Malheureusement, la méconnaissance des réalités locales et culturelles a entraîné chez certains quelques maladresses. Avec les premiers représentants du clergé local, il en est né des relations difficiles faites de complexes (de supériorité ou d’infériorité) et plus tard, des élans d’indépendance qui causèrent même l’expatriation de certains missionnaires blancs.

Aujourd’hui, dans le diocèse de Porto-Novo, nous rendons grâce à Dieu de ce que les prêtres diocésains entreprennent avec ardeur l’œuvre de l’Evangélisation, organisant une action commune avec les missionnaires étrangers avec lesquels ils forment un seul presbyterium parfaitement uni sous l’autorité de l’évêque ou de l’Administrateur Apostolique…. Mais il reste à faire : il nous faut une école diocésaine dans laquelle les futurs catéchistes cultiveront avec soin la doctrine catholique surtout en matière de Bible et Liturgie, en méthodes catéchétiques et en pratique pastorale. Il nous faut également tenir en honneur l’apostolat difficile des laïcs et les former pour que, comme membres du Christ, ils prennent conscience de leur responsabilité à l’égard de tous les hommes. Ainsi se trouveront améliorées les relations entre tous les agents pastoraux dans le champ du Seigneur. Dans cette ambition, le diocèse peut compter sur le soutien des Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM).

VII. Le soutien des OPM à l’activité missionnaire dans le diocèse de Porto-Novo

Les OPM, à travers quatre branches, sont une mise en application concrète du contenu du décret « Ad gentes » sur l’activité missionnaire de l’Eglise :

-  L’Œuvre Pontificale de la propagation de la foi
-  L’Œuvre Pontificale de l’Enfance Missionnaire
-  L’Œuvre Pontificale de Saint Pierre Apôtre
-  L’Union Pontificale Missionnaire

A travers ces quatre branches, les OPM travaillent à éveiller et animer l’esprit missionnaire dans chaque Eglise locale. L’organisation missionnaire dans notre diocèse est une véritable appropriation (quoiqu’imparfaite) des directives de « Ad Gentes » : la formation des catéchistes, la promotion et l’accompagnement spirituel des vocations. La création des institutions locales et le brassage des communautés religieuses.

La pastorale dans différentes commissions :

 pastorale des jeunes : c’est l’évangélisation des jeunes, afin de les rapprocher davantage de Jésus et de son Eglise.  pastorale des enfants : chaque enfant est amené à connaître, rencontrer et aimer Jésus ; il est appelé à son tour à le porter à ses semblables. C’est l’objectif des Journées Diocésaines de l’Enfance Missionnaire, des centres d’accueil des enfants (les orphelinats…) que dirigent certaines congrégations religieuses.  La catéchèse : ici des sessions de formation spirituelle, morale, doctrinale et apostolique sont programmées et proposées à tous les catéchistes de notre diocèse. Ce qui leur permet d’initier les catéchumènes au mystère du salut.  Pastorale de la famille : ACF, Ecole des couples…  Pastorale des vocations : l’objectif est l’éveil et la promotion des vocations sacerdotales et religieuses. Le témoignage des pasteurs est un canal qui suscite plus favorablement l’appel au cœur des jeunes gens.  La Caritas : c’est la structure de charité par excellence où se vit et se concrétise notre foi diocésaine au Christ.  L’Éducation et les Écoles catholiques : l’enracinement du dépôt de la foi et l’enseignement des vertus évangéliques sont aussi visés et promus dans nos écoles catholiques.  La formation permanente des prêtres : elle est assurée par une commission de formateurs et ne souffre d’aucun relâchement.  La liturgie.

Pour chacune de ces activités, les OPM ont fait de nos communautés des acteurs qui contribuent à la mission en même temps qu’ils bénéficient des fruits de la mission et ce, à travers différentes quêtes impérées pour l’Œuvre Pontificale de l’Enfance missionnaire le dimanche de l’Epiphanie (Janvier), pour l’Union Pontificale missionnaire le dimanche des Missions (Octobre) et pour l’Œuvre Pontificale de Saint Pierre Apôtre le 4ème dimanche de Pâques, dimanche des vocations.

C’est peut-être le lieu de remercier et de féliciter ceux qui sont chargés d’animer cette structure et de souhaiter que, pour une meilleure efficacité de la mission, les différentes aumôneries et commissions soient coordonnées par les directeurs diocésains des OPM.

VIII. Les nouveaux défis à l’heure de la nouvelle évangélisation

A- Défis au point de vue théologique

-  Accorder une attention particulière à l’inculturation de la foi… et permettre à l’Evangile de « s’incarner dans la culture de chaque peuple » (CEC n° 854).
-  Déterminer les critères de discernement par lesquels on pourrait déceler les “semences du Verbe’’ dans les religions (monothéistes) relativement au salut universel apporté par le Christ.
-  Adopter une théologie de la Réconciliation ou du pardon comme mot d’ordre de la mission au XXIème siècle avec pour but la restauration de la dignité humaine, de la culture de la vérité, de la justice…

B- Défis au point de vue missiologique et communicationnel

-  Structurer la coopération missionnaire selon le contrat de fidei donum dans notre diocèse…
-  Nécessité d’une préparation spirituelle, psychologique et morale des prêtres à envoyer en mission « fidei donum ».
-  L’urgence d’une catéchèse missiologique des fidèles sur leur rôle dans l’évangélisation et la mission qui ne sont guère l’apanage des prêtres mais un service de l’Eglise.
-  Revaloriser l’art en tant que chemin de la découverte de la beauté divine et l’émerveillement en face des œuvres humaines artistiques nouvelles pour l’architecture de nos églises particulières.
-  Diffuser tous les documents magistériels sur la mission (Fidei Donum, Redemptoris Missio, Nostra aetate, Lumen gentium, Ad gentes …) et surtout leur traduction en langues locales pour que celles-ci soient accessibles.
-  Créer, suivre et redynamiser les CEB (Communautés Ecclésiales de Bases)
-  Créer une chaîne de fréquence radio ou télévision catholique diocésaine pour rejoindre de façon pressante le peuple de Dieu plus accrochés aujourd’hui aux Technologies de l’Information, terrain sur lequel les autres confessions sont déjà en plein essor…
-  Créer un centre universitaire catholique diocésain pour renforcer et profiter de l’éducation donnée aux jeunes dans nos écoles et collèges catholiques et donner aux laïcs une formation théologique de base même lorsqu’ils sont cadres et personnalités politiques.

C- Défis au point de vue pastoral

-  Reformuler les paradigmes qui donneront désormais sens à l’idée populaire de mission : soient “mission comme accompagnement’’, “mission comme insertion’’, “mission comme marche avec les pauvres’’, “mission comme dialogue (spécialement dialogue de vie)’’, “mission comme solidarité’’.
-  La spiritualité du pardon ou de la réconciliation pour "briser le mur de la haine qui nous sépare" (Eph 2, 14).
-  Former régulièrement les agents pastoraux (prêtres, religieux et religieuses et catéchistes) sur le sens, l’unité doctrinale et les directives de l’évêque du diocèse dans son église particulière.
-  Etablir une continuité entre la première proclamation et la catéchèse qui nous instruit dans le dépôt de la foi.
-  Encourager l’alphabétisation et l’institutionnaliser au niveau de la catéchèse.
-  Mettre en place des moyens matériels et financiers et des ressources humaines pour la mission.

D- Défis au point de vue liturgique et spirituel

-  Adapter la liturgie aux réalités du milieu dans la fidélité à l’orthodoxie de notre église catholique.
-  Prendre en charge nos communautés pour de bonnes préparations liturgiques notamment la célébration des mystères du Christ …
-  Revaloriser les sacrements les l’initiation chrétienne et le sacrement de pénitence en contexte de nouvelle évangélisation …
-  Développer une spiritualité de la fraternité, dans le clergé comme dans les communautés pour mieux correspondre à cet émerveillement joyeux de Saint Jean : « voyez comme ils s’aiment » (Jn 13,35).
-  Créer chez tous le désir d’être saints par la canonisation des pionniers de la foi sur les territoires autochtones (les pères et les catéchistes) …

E- Défis au point de vue social et économique

-  Face à la globalisation : à la suite du saint pape Jean-Paul II travailler à une "Globalisation de la solidarité, globalisation sans marginalisation" (Message pour la Journée mondiale de la Paix, 1997).
-  Développer une pratique de bonne gestion dans les paroisses et au niveau diocésain…
-  Organiser une bonne gestion des ressources humaines au niveau des clercs comme des fidèles pour assurer un développement socio-économique pour le diocèse…
-  Continuer la restructuration de la Caritas diocésaine et des Caritas paroissiales pour une aide fraternelle et obligatoire aux pauvres et aux démunis.

Conclusion En définitive, grâce à cette relecture de « Ad gentes », les prêtres se sont sentis presqu’en synode, comme en 1998-1999 où, avec Feu Mgr MENSAH, et dans la puissance du Saint-Esprit, tout le peuple de Dieu a crié : « Que ton Règne vienne ».

C’est dans la mouvance du même Esprit que les prêtres de Porto-Novo continuent leur mission, soutenus par les orientations du directoire diocésain pour la vie et le ministère des prêtres qui souligne que « guidés par l’Esprit, les prêtres annoncent non seulement la parole qui sauve, mais ils contribuent à sanctifier le peuple de Dieu en administrant les sacrements et en guidant les fidèles vers le royaume de Dieu ».

En remerciant le Cardinal Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, nous renouvelons notre engagement à être témoins du Christ au milieu de notre peuple qui a plus que jamais faim et soif du Christ. Tout le diocèse de Porto-Novo compte sur l’accompagnement, la prière et la bénédiction de sa Sainteté le Pape François.

Commission diocésaine de théologie

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