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Solennité de Saint Pierre et Saint Paul

La liturgie de ce jour nous fait célébrer les apôtres Pierre et Paul dans une même solennité. Ce rapprochement est une invitation à réfléchir sur la vocation particulière de chacun de ces deux apôtres et sur la conception que nous avons de l’Eglise. Cette Eglise dont la structure hiérarchique ne favorise toujours pas l’expression de la fraternité qui la fonde. Dans une église de Rome se trouve une émouvante mosaïque qui représente Pierre embrassant Paul, en lui disant : " Paul, mon frère ! ". Cette image nous rappelle l’émouvante rencontre entre Benoît XVI et François à Castelgandolfo où le Pape François prenant le Pape émérite Benoit XVI par la main et refusant le prie-Dieu d’honneur, lui dit : « nous sommes frères, nous prions ensemble » Pierre et Paul nous rappellent que l’Eglise est l’assemblée, la communauté de ceux qui se reconnaissent frères... et ils se reconnaissent frères non pas malgré leur différences, mais au cœur même de leurs différences personnelles et culturelles. Et nous le savons, entre Pierre et Paul ce ne fut pas toujours l’entente cordiale. Les Actes des Apôtres nous montrent l’Eglise primitive qui se constitue autour de Pierre et des 12, tous unis dans la prière, l’écoute de la Parole et la fraction du pain. Et voilà que Paul, appelé par Dieu, vient ouvrir ce cercle un peu fermé en faisant entrer dans l’Eglise les nations païennes. Son zèle bouscule et perturbe les premières communautés qui sont toutes d’origine juive. Sa conception pastorale d’ouverture et de liberté désoriente l’Eglise naissante et provoque ce qu’on a appelé le concile de Jérusalem. On y voit l’autorité de Pierre déjà reconnue et acceptée. Après bien des discussions, il est décidé de ne pas imposer aux païens les prescriptions de la loi juive. Un jour, Paul s’opposera publiquement à Pierre qui paraît encore hésitant par crainte de froisser la sensibilité des chrétiens de tradition juive : c’est le conflit d’Antioche rapporté au chapitre 2 de la lettre aux Galates. Quand Pierre vint à Antioche, je me suis apposé à lui ouvertement, car il s’était mis dans son tort. Si tant de choses séparaient Pierre et Paul, une chose les unissait profondément et intimement : leur amour absolu, passionné de Jésus. Un amour que Pierre a confessé le premier : « Tu sais tout, Seigneur, tu sais bien que je t’aime » (Jean 21, 7). L’amour qui faisait vivre Paul : « Pour moi, vivre, c’est le Christ. Pour Lui j’ai tout perdu. » (Philippines 1, 27). Pierre et Paul nous rappellent que Jésus est le fondement de toute fraternité, que la fraternité n’est pas donnée d’emblée mais c’est un don à demander, à recevoir chaque jour. Oui, il est possible d’être frères et de vivre en frères ! L’évangile de ce jour nous relate un moment significatif du cheminement spirituel de Pierre. La scène se passe aux alentours de Césarée de Philippe, lorsque Jésus pose une question aux disciples : « Pour vous qui suis-je ? » La réponse de Pierre : « Tu es le Messie » porte en germe la future confession de foi de l’Eglise. Et nous connaissons la réponse de Jésus : « heureux es-tu, Simon fils de Jonas ! » Cette béatitude est la même que celle de Marie : « Bienheureuse celle qui a cru... » Cette béatitude est pour nous aussi. A nous aussi Jésus dit : « Bienheureux êtes-vous, vous qui essayez de garder l’Évangile dans toute sa pureté, sa fraîcheur et qui continuez à le proposer avec un enthousiasme renouvelé aux hommes et aux femmes de votre temps ! » « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! » Sans doute, Pierre n’avait pas encore compris le contenu profond de la mission messianique de Jésus. En effet Pierre attend un Messie, un homme divin qui accomplira les attentes du peuple en imposant à tous sa toute-puissance. Paul, venu étudier la Loi de Moïse auprès du grand Rabbi Gamaliel, considérait tout d’abord inacceptables le message des premiers chrétiens et il se mit à les persécuter. Puis saisi par le Christ sur le chemin de Damas, il consacre toute son énergie au service du Christ et de l’Évangile, jusqu’au don suprême de sa vie. Pierre et Paul, ces deux hommes que tout opposait, ont été saisis par l’amour du Seigneur et cet amour du Christ les a unis jusque dans le témoignage suprême du martyre. Des icônes représentent le baiser de Pierre et de Paul. Quelle leçon pour nos communautés ! La charité chrétienne n’unit pas seulement ceux qui se ressemblent, elle fait se ressembler ceux qu’elle unit. Les différences demeurent et même les conflits d’idées, mais grâce à un Amour qui vient d’ailleurs, l’amour même qui unit en Dieu le Père et le Fils, ces différences deviennent richesses complémentaires. Cela suppose pour chacun de faire l’expérience de sa propre faiblesse pour se laisser revêtir de la force même de Dieu. On ne devient pas disciple de Jésus sans une conversion. La prière sur les offrandes de ce jour dit justement ceci : conscients de ne rien mériter, nous sommes d’autant plus heureux que notre salut vient de ta seule grâce... Soyons des témoins crédibles de cette grâce qui seule doit déterminer nos choix.