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Sur les traces du Père Thomas Mouléro DJOGBENOU

Pèlerinage du clergé de Porto-Novo à Gbékandji

29 mai 2018, le village de Gbékandji dans l’arrondissement d’Azowlissè, commune d’Adjohoun a exulté de joie. Et pour cause ! Jamais de mémoire d’homme, ce village n’a jamais vu autant de prêtres à la fois fouler ensemble son sol, en un seul jour..

Gbékandji est le village du 1er prêtre dahoméen-béninois, le Père Thomas Houéssou Mouléro Djogbénou A l’orée du jubilé des 90 ans d’ordination presbytérale de ce prêtre, le clergé du diocèse de Porto-Novo a effectué un pèlerinage à Gbékandji, village d’origine du prêtre. C’est là eneffet qu’il naquit en 1888. Ce sont plus de 100 prêtres qui ont effectué le déplacement, toute activité cessante, pour honorer la mémoire de l’illustre prêtre ; illustre par son rang dans le clergé, l’ainé d’une multitude. Ordonné prêtre le 15 août 1928, il décéda le 03 août 1975 après 47 ans d’un ministère aussi dense qu’intense. Provisoirement inhumé le 15 août 1975 dans le caveau des prêtres à l’ancien cimetière de Porto-Novo, il en sera exhumé et définitivement inhumé à la cathédrale Notre Dame de Porto-Novo le 15 août 2010.

Différents temps forts ont marqué cette démarche de foi et de gratitude après l’arrivée des prêtres et le mot de bienvenue du Père V. Frumence, curé doyen d’Azowlissè.

L’eucharistie  : la chapelle de Gbékandji en témoignera longtemps et très longtemps. Le clergé de Porto-Novo n’était pas venu à Gbékandji en touriste. Non ! Il est venu rendre grâce au Seigneur pour lui avoir donné un aîné en la personne du Père Thomas Mouléro DJOGBENOU, ministre de l’eucharistie. Et le meilleur moyen de rendre grâce qui vaille la peine, c’est la célébration de la sainte messe. Pour l’occasion, l’évêque du diocèse a amené avec lui, le calice du Père Thomas. Il en a d’ailleurs fait le calice principal de la célébration qu’il a présidée avec autour de lui pus d’une centaine de ses prêtres. L’émotion spirituelle était forte à la consécration quand il éleva le dit calice, utilisé par son propriétaire il y a 43 ans. L’une des soutanes lui ayant appartenues a été exhibé à la grande surprise générale.

L’histoire : une communication donnée par les pères Georges Oloudé et André Dessou, deux anciens du clergé qui ont connu et fréquenté de près le Père Thomas de son vivant alors qu’il était curé à Kétou, a tenu en haleine toute l’assistance composée non seulement de prêtres, mais aussi de fidèles laïcs parmi lesquels se trouvaient plusieurs membres de la famille Djogbénou, famille de sang du patriarche. Sa prudence, son zèle apostolique et missionnaire, sa vie spirituelle, son ascèse tant dans le boire, le manger que dans le regard, sa pauvreté légendaire et autres qualités ont été mise en exergue par les communicateurs pour mieux faire connaitre l’ecclésiastique, ce pasteur hors paire qui avait comme de vise : « la Providence ne m’a jamais fait défaut. » Question et divers apports de l’auditoire ont encore nourri la communication sous la modération du Père Nicolas Hazounmè, curé doyen de Dangbo.

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une bicyclette de du Père Thomas
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Lit du Père Thomas à Gbékandji

Retour aux origines : la visite de la maison familiale par le clergé et les fidèles ayant à leur tête l’évêque de Porto-Novo, la prière qui y a été faite, l’allocution qu’y a faite un représentant de la famille et la visite de l’appartement composé d’un séjour et d’une chambre où résidait le Père Thomas quand il rentrait en famille pour diverses raisons, ont été aussi des moments très enrichissants de la journée à Gbékandji. L’appartement, nous a-t-on confié a été érigé par le Père lui-même sur la tombe de son propre père. On y trouve un lit tout en bois d’une place et demie. Pour l’occasion une des bicyclettes utilisées par lui a été exposée en face du dit appartement.

« Il le fallait bien, il le fallait bien. Nous n’avons jamais rien vu de pareil », se sont exclamés plus d’un à la fin de ce pèlerinage. C’est un tremplin vers le jubilé des 100 ans de l’ordination de ce 1er prêtre du Dahomey-Bénin.

Père V. Frumence,

Curé d’Azowlissè