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UN NOUVEL EVÊQUE BENINOIS

Rome, samedi 10 septembre 2011. Il est midi. Le Pape Benoît XVI a nommé évêque Mgr Barthélemy ADOUKONOU. Depuis le 03 décembre 2009, le nouvel évêque nommé est secrétaire du Conseil pontifical de la culture. Il a 69 ans. Son sacré est prévu à Rome le 08 octobre 2011 dans la Basilique Saint Pierre. Crescameus in Cristum omnia (Faisons croître toutes choses dans le Christ) est sa devise épiscopale. Portons-le surtout dans nos prière.

Un confrère lui adresse cette lettre ouverte.

Excellence Monseigneur , Telle la joie du guetteur harassé qui, de la cime abrupte des remparts, voit poindre les premières lueurs de l’aurore naissante, ainsi ma joie en ce beau moment tant attendu de votre élévation à la dignité épiscopale. Elle a sonné ! Oui, l’heure du Seigneur a sonné !... Et les retentissements euphoriques de ses échos répétés font bondir mon cœur, fou de joie. Déjà votre nomination comme Secrétaire Général du Conseil Pontifical pour la Culture avait fait danser, à l’aéroport de Roma-Fiumicino, les drapeaux du Bénin et du Vatican qui semblaient répondre aux acclamations de mon cœur heureux.

En son temps, cette nomination avait suscité un peu partout une joie contagieuse motivée par un profond sentiment de fierté nationale. A l’annonce de ladite nomination, la légitime fierté m’avait même fait croire que votre nouvel office ecclésiastique fût lié à la dignité épiscopale que vous méritez bien, à mon humble avis. Puis, je me suis exhorté à la Patience et à l’Espérance, étant convaincu que le Dessein du Seigneur se manifeste suivant une Pédagogie spécifique dont le déploiement est souvent jalonné de grâces ascendantes. Et voici une nouvelle Grâce de DIEU : votre nomination épiscopale ! Cela m’enchante et chante la Grandeur de Celui qui élève les humbles. Et ce n’est pas fini : la Grâce actuelle en annoncera certainement d’autres...

Pour l’instant, épaté devant les prouesses du Seigneur, mon cœur filial voudrait, de ses ailes chargées d’exultation, s’envoler au sommet des hommages pour fredonner dans le feuillage du silence un magnifique cantique en votre honneur. Si David j’étais, que n’aurais-je pas modulé sur mes cithares un mélodieux hymne digne de la circonstance ! Et si Boileau j’étais, que n’aurais-je pas déclamé des vers à saveur romantique pour exprimer mon allégresse ! Si Picasso j’étais, que n’aurais-je pas peint un truculent tableau pour matérialiser ma liesse !

Mais, pour ne pas me figer dans l’exclusive extase d’une liesse désincarnée, un devoir de mémoire me fait jeter un regard rétrospectif sur votre parcours, et je m’aperçois que la route n’a pas été paisible. Vous avez connu de durs obstacles, des heures d’impasse où tout semblait bloqué, des moments où vous avez cheminé sur un sentier tantôt sablonneux ou couvert de ronces, tantôt rocailleux ou parsemé de pierres difficiles à briser, tantôt glissant ou obstrué de sommets anguleux à gravir. Mais, avec l’aide du Seigneur, vous avez su traverser un tel paysage au relief accidenté, malgré le vacarme impétueux des vents contraires... Les multiples épreuves ont été, sans doute, très douloureuses... C’est, en quelque sorte, la douleur de l’enfantement !... La souffrance de l’argile au creuset du feu du potier !... Tout est Grâce !... Et Dieu a fait justice !... Je rends Grâce au Seigneur des Grâces qui a su écrire droit sur les lignes courbes de votre vie... Haute Gloire et Louange Éternelle au Divin Tisserand, Ingénieux Artisan de votre histoire sacrée !

Monument d’humilité et de réceptivité, vous avez su porter et supporter les difficultés, en développant en vous des qualités inoxydables qui donnent leur preuve en résistant aux épreuves de l’érosion des intempéries multiformes... Vous avez su saisir les outils de la persévérance priante pour planter dans le champ de votre ministère labouré par ces épreuves, la fleur qui porte l’espérance des lendemains féconds et reluisants... Décidément, le Renard de Djrègbé avait raison quand il affirmait : ‘’ Lorsque les hommes s’acharnent à vous barrer la route, DIEU vous trace un Boulevard qu’il faut avoir la présence d’esprit de découvrir et le courage d’emprunter.’’ ... Et c’est maintenant le temps favorable !... Cher Monseigneur, vous constituez pour la jeunesse béninoise une précieuse perle dont le témoignage de vie demeure un credo en la persévérance, une boussole sûre dans un monde en perte de repères de valeurs. Haute école de soumission, votre exemple nous enseigne que l’orgueil enferme dans la prison de l’autosatisfaction aveugle dont la lumière n’est qu’une étincelle éphémère sans devenir ni avenir. Avec vous, nous avons compris que servir c’est s’abaisser, se faire petit, s’effacer pour valoriser l’autre, tel le sel qui disparaît dans la sauce pour rendre le service de sa douce saveur.

Sel dans la sauce, tel est aussi votre rôle au Conseil Pontifical pour la Culture, avec vos immenses qualités humaines, intellectuelles et spirituelles. Votre détermination légendaire et votre sens du sacrifice y apportent déjà beaucoup. D’ailleurs la Culture de notre temps où s’entremêlent le meilleur et le pire nous convoque à un carrefour de défis complexes qui exigent cette détermination et ce sens du sacrifice. Tandis que notre cœur s’émerveille, notre esprit s’éveille à la densité et à l’intensité de la tâche qui vous incombe. En effet, face à la Culture contemporaine de la mort, de l’athéisme, des contre-valeurs et du relativisme aigu, vous êtes appelé à renverser les assises du mal et de l’anormal, à aider l’homme à se secouer, refusant le sous-sol de la perdition ou le rez-de-chaussée de la médiocrité, pour prendre courageusement l’ascenseur de la crédibilité des valeurs évangéliques afin de se hisser à la hauteur des défis qui s’imposent. Votre cahier de charge comporte également, sans doute, la noble mission d’inculturation pour laquelle vous êtes si passionné et à travers laquelle vous vous employez à porter au Fils l’Héritage des Nations dont le Père l’a comblé. Tout en vous exprimant mes Félicitations empreintes d’exultation et d’Action de Grâce, Excellence Monseigneur, fierté du Bénin, je vous assure de mon constant soutien spirituel. Je confie votre ministère à la Vierge Marie. Et je suis persuadé qu’elle sera toujours disponible et présente à vos côtés, d’une présence par mode d’absence, une présence discrète mais efficace ! Puisse son assistance maternelle vous aider à toujours tenir bon dans les éventuelles tempêtes, à maintenir vif le cap de votre détermination , à entretenir votre amour de DIEU, de l’Eglise et du travail bien fait, et à porter très haut le flambeau de notre cher BENIN. Amen !

Enfants du BENIN, debout !... Filiales Considérations ! Union de Prière !

Abbé Bertin Adéniran FATOUMBI