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UN PARCOURS ATYPIQUE

Quand 3 prêtres béninois rencontrent un ancien pasteur évangélique !

Richard Borgman a été Pasteur évangélique, pentecôtiste pendant plus de trente ans en Afrique et aux États-Unis. Cet Américain est devenu catholique en 1999. Aujourd’hui ce « Jésus freak », comme on le surnomme (doux-dingue de Jésus) parcourt le monde pour évangéliser, en faisant du porte-à-porte, avec comme arme un gros chapelet. Il est en ce moment à Paray-le-Monial. C’est ainsi qu’avec le Père Philippe HANTO et le Père Dieudonné ALANTEKPO, de passage dans la Cité du Sacré-Cœur, j’ai pu le rencontrer et échanger avec lui ! Avec son doux accent américain et une joie profonde, il nous a livré son cheminement. Voici en quelques questions-réponses, le fruit de notre fructueux échange !

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur vous ?

RB : Aujourd’hui ma femme et moi sommes membres de la Communauté de l’Emmanuel, mais j’ai donc été Pasteur Pentecôtiste pendant 25 ans. C’est ma femme, qui la première est devenue Pentecôtiste. Du jour au lendemain, je ne l’ai plus reconnue ! Elle était remplie d’amour, elle avait une patience surnaturelle, et souriait tout le temps, au point d’attraper des crampes aux joues ! Mais malgré tout elle ne supportait plus mon caractère cassant et ma dureté. Je n’arrivais pas à communiquer avec elle, et nous traversions de sérieux problèmes de couple. J’avais d’ailleurs beaucoup de mal à manifester mon affection à tous mes proches. En la voyant si transformée, et pour sauver notre mariage, j’ai voulu comprendre et je me suis rendu à une assemblée pentecôtiste. A ma prière, Jésus est venu dans ma vie, tout en douceur et ma vie a changé. C’était la joie ! J’avais envie d’arrêter les gens dans la rue, de chanter à tous : Jésus est la solution !

Désormais, ma vie c’était l’évangélisation ; et changeant de cap, je suis devenu pasteur évangélique. Et me voilà pasteur, notamment pendant 17 ans en Côte-d’Ivoire, pays voisin du Bénin, et fondateur d’une soixantaine d’églises évangéliques.

Comment êtes vous devenu catholique ?

RB : J’avais l’Esprit-Saint, mais le langage de la Croix m’était étranger. J’avais choisis le Saint-Esprit et laissé la Croix. J’étais plein de zèle, je prêchais bien, mais je n’enseignais pas l’amour. Je sentais pourtant que Jésus me demandait ce que j’appelle la « bonté douce »et je n’arrivais pas à la vivre, à la donner. J’avais toujours les mêmes problèmes relationnels, le même manque de compassion et d’affection envers mes proches. J’avais un véritable blocage et j’en souffrais.

Un jour, Dieu m’a amené à ce cri et à cette prière : « Seigneur, s’il te plaît, montre-moi la solution pour cette maladie de l’âme qui me ronge ». Et dès que j’ai dit ça, à l’instant même où je l’ai dit, je me suis retrouvé devant la mort de Jésus, à coté de Jésus sur la Croix comme le bon larron !

Et Jésus m’a dit : « Ton problème, Richard, c’est que tu as la haine de ta mère, cette femme qui t’a mis au monde et t’a abandonné ». C’était une psychanalyse gratuite à la Croix ! Ce fut la révélation de ma vie ! À cet instant, j’ai tout compris ! Tout compris de ma blessure ! Je me protégeais par peur de la séparation, je ne pouvais pas donner mon cœur même à ma propre épouse !

Et Jésus a ajouté : « Et tu as la haine envers ma mère : Marie ». Là j’ai eu un choc ! Je n’avais jamais pensé à Marie !

Justement, pouvez-vous nous parler de Marie ?

RB : En un mot, je suis tombé amoureux de Marie ! Vraiment, avant ce jour, je n’avais jamais pensé à Marie. Pourtant j’avais déjà découvert au cours de ces années africaines, en travaillant auprès des catholiques : la compassion, la miséricorde, mais aussi l’Eucharistie, le pape Jean-Paul II, Marthe Robin... Mais Marie, je n’avais jamais pensé à elle. Et là j’ai compris, après cette « psychanalyse », que la transformation en moi de l’amertume en miséricorde se ferait à travers Marie et le Christ crucifié. J’avais 51 ans et je pleurais comme un enfant car je sentais que pour la première fois de ma vie je pourrais aimer avec un amour plein de tendresse, de bonté et de douceur, de cette « bonté-douce ». Et que ce serait grâce à Marie. Et Jésus a ajouté : « Richard, Voici ta mère ». « Je partage ma mère avec toi. » Alors, j’ai dit « oui » à Marie, et Marie m’a dit « oui ». Je ne comprenais plus rien à toute ma théologie, mais je m’en fichais. Quand tu es amoureux, tout peut se régler !

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Père Nestor Attomatoun, Communauté de l’Emmanuel