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UNE HISTOIRE DE PAPA NOËL

Papa Noël, est un personnage légendaire à la barbe blanche, bedonnant et jovial, vêtu d’un habit rouge bordé de fourrure blanche, et qui apporte des jouets aux enfants sages durant la nuit de Noël.

Il ÉTAIT UNE FOIS LE PÈRE NOËL

Le grand bonhomme était assis devant la cheminée, sur un vieux fauteuil à la paille fatiguée. Il songeait, le regard absent. Ses yeux reflétaient la flamme vive du foyer à laquelle il ne prêtait guère attention. Il pensait que, même dans son plus lointain souvenir, il n’avait jamais été autre que le Père Noël, jamais il n’avait été un enfant.

Depuis de nombreuses années, il portait cette même barbe blanche, ces sempiternels vêtements de laine rouge et exerçait la fonction immuable (mais combien aimée !) de grand-père des enfants de la Terre.

Il se voyait distribuant des cadeaux, encore et encore ! Chaque année, Noël approchant, il dépouillait le courrier de ces chers petits et se mettait à l’ouvrage, sans se poser de questions. C’était dans l’ordre des choses et c’était bien. Mais, cette fois, il n’était plus certain de vouloir continuer ainsi.

Tous les ans, son travail terminé, il connaissait une grande vague de tristesse. Les enfants, tout à la joie de leurs nouveaux jeux, l’oubliaient et c’est dans ces moments-là que le Père Noël ressentait la solitude. Un vide immense le submergeait. Heureusement cela ne durait que peu de temps car il fallait retourner à la tâche : le travail ne manquait pas. Mais ces mois d’inactivité, janvier et février, étaient des temps de tristesse. Qui se souciait de lui, alors ? Qui connaissait son vrai nom ? Certainement pas les rennes puisqu’ils l’appelaient " maître " !

Il aurait aimé lui aussi connaître un peu de cette magie qui entourait les fêtes. Décorer sa maison, préparer la cuisine pour une ribambelle d’enfants, ses enfants. Il les verrait alors grandir, au fil du temps, sous ses yeux émerveillés. Il aurait aimé partager et goûter aux plaisirs simples et magnifiques d’une vie de famille. Le Père Noël avait toujours pensé aux autres et jamais à lui, voilà la vérité !

Et comme il était préoccupé par ces sombres pensées, il ne remarqua pas le mouvement inhabituel des flammes dans la cheminée... Elles montèrent plus haut dans l’âtre, changèrent de couleur pour devenir d’un blanc incandescent et enfin elles s’échappèrent. Elles dessinèrent ensuite de longues silhouettes sur le mur, juste à côté du vieux bonhomme. Quand elles se décidèrent à parler, l’homme eut un sursaut de stupeur.

- N’ayez pas peur Père Noël, nous sommes là pour vous aider. Pour tout le ..bonheur que vous avez donné aux enfants, depuis si longtemps, il est juste que vous soyez récompensé.

Trois femmes blanches avaient pris apparence humaine et se tenaient devant lui, le visage clair et noble.

- Allez au bûcher et choisissez un bois précieux. Vous y taillerez la forme d’un enfant avec tout votre cœur et votre âme et vos vœux si chers prendront vie. Juste le temps de quelques mois d’hiver, lorsque la neige recouvre ce pays. Ce sera notre cadeau. Les femmes magiciennes disparurent, laissant le vieil homme stupéfait. C’est à peine s’il avait eu le temps de les remercier de leur visite !

Il était certain qu’elles tiendraient leur promesse. Il choisit aussitôt le morceau de bois qui lui semblait le plus beau, une souche qu’il n’avait pas encore remarquée. Après l’avoir débarrassée de son écorce, elle parut plus admirable encore :

de fines nervures la parcouraient et le Père Noël eut la sensation, en laissant glisser sa main dessus, que le cœur du bois palpitait.

Il sculpta ensuite, le plus délicatement possible, à l’aide de son couteau, une forme qui se précisa peu à peu : c’était celle d’un enfant, au visage doux et angélique. Les bras étaient levés, dans un geste d’une infinie tendresse. Le vieil homme sut alors que son ouvrage était terminé. Il ne restait plus qu’à attendre l’hiver et que l’enfant prenne vie.

Puis, l’esprit empli d’allégresse, il commença les préparatifs de Noël. Il s’occupa de ses tâches habituelles : les cadeaux et les encouragements à donner aux rennes qui devaient effectuer un trajet particulièrement difficile, en cette nuit magique.

Mais il ne s’arrêta pas là. Lui aussi allait connaître la joie d’une famille ! Il lui fallait donc faire d’autres préparatifs et, pour la première fois de sa vie, il ignorait par quoi commencer, tant son émotion était grande. Il sut cependant bien vite ce qu’il devait faire.

Il entreprit d’aider son chalet à retrouver un petit air de jeunesse et l’habilla de couleurs chaleureuses qui rappelaient celles des grandes flammes vives. Sa maison de rondins sentait à présent un parfum de fleurs fraîchement cueillies et l’air pur des hautes montagnes. Pour terminer, il installa un petit lit douillet pour accueillir l’Enfant.

Après une attente qui lui sembla fort longue, l’hiver fut de retour. Un matin, quand il ouvrit ses volets, il vit la blanche neige voltiger et recouvrir lentement la nature. Il comprit que le moment était arrivé.

Le Père Noël fit sa distribution de cadeaux, comme d’habitude, mais cette fois, ce fut avec une grande hâte. Cependant, comme il n’oublia personne, aucun des enfants de cette terre n’eut à s’en plaindre. Ils ne s’en aperçurent même pas.

Cette nuit-là fut une nuit particulière pour le vieil homme rouge. Quand il rentra, au petit matin, il se dirigea aussitôt vers le berceau et ce qu’il vit le bouleversa.

Un bébé, le pouce à la bouche, dormait paisiblement. Les couvertures se soulevaient légèrement, en suivant le rythme de sa respiration.

Le Père Noël avait enfin une famille...

Texte : Jocelyne Marque

Père Georges Willibrord GAYET