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vendredi 11 juillet 2014
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Vendredi de la 5ème Semaine de Carême

VENDREDI V

Textes du jour :
- 1ère lecture : Jr 20, 10-13
- Psaume : 17, 2-3, 4, 5-6, 7
- Évangile : Jn 10, 31-42

Thème du jour : Miséricorde et combat spirituel.

Parole du jour : Le Seigneur est avec moi, comme un guerrier redoutable : mes persécuteurs s’écrouleront, impuissants. Jr 20, 10.

Témoin du jour : Julius K. Nyerere.

Méditation : La politique et une œuvre de miséricorde et de combat. C’est le beau témoignage qu’a donné Julius, cet homme politique africain déclaré vénérable en 1994 par le pape Jean-PaulII. Nous reprenons quelques éléments de sa biographie.

Julius Kambarage Nyerere, était un petit instituteur devenu le premier président de la République unie de Tanzanie.

Issu d’une famille pauvre et païenne, Nyerere a demandé le baptême à l’âge adulte. Toujours vêtu sans façon, refusant de porter la cravate, il n’a jamais amassé de richesses et préférait séjourner dans sa petite maison de quartier plutôt que dans le vaste palais présidentiel. Nyerere se retirait fréquemment dans son village d’origine, où il travaillait de ses mains son potager.

Pour l’Eglise, c’est non seulement la rigueur morale de l’homme mais également sa pensée politique qui mérite l’intérêt, et en particulier son engagement pour les pauvres et les marginaux, son désir d’apporter l’égalité dans les structures sociales et dans la situation du peuple tanzanien. En 1967, Nyerere proclama la déclaration d’Arusha qui constitua dès lors la ligne politique de son gouvernement. Celui-ci choisit de sortir du sous-développement en adoptant une économie socialiste et en mobilisant les ressources matérielles mais surtout humaines du pays. Le socialisme de Nyerere refuse certains postulats marxistes, et notamment le principe de classes, préférant associer les hommes dans un effort communautaire pour leur apprendre à mieux vivre. De plus, Nyerere veut élever le niveau de vie mais s’oppose au modèle occidental de consommation.

Le socialisme auquel il croit doit être centré sur les gens. Le problème du développement, de l’autogestion et de l’équité a donc préoccupé Nyerere sa vie entière. Pour que l’augmentation du niveau de vie bénéficie à tous, il croit que le développement social et politique doit précéder le développement économique. Son modèle de développement met donc d’abord en avant l’importance des modes de vie, des valeurs, de l’émancipation des peuples, des droits individuels et collectifs.

Les paysans et les communautés les plus vulnérables et les plus pauvres vivant en milieu rural sont une priorité de Nyerere avec la création des villages Ujamaa autogérés, comprenant des écoles, des dispensaires, des magasins - coopératives et des champs communautaires.

Pour que les Tanzaniens se prennent en mains, il faut aussi donner à tous l’accès au savoir. En 1960, le taux d’analphabétisme est de 85%. Des campagnes sont lancées dans tout le pays pour apprendre à tous à lire et écrire, et même les personnes âgées bénéficient de cours du soir. Les écoles développent des pédagogies originales, utilisant par exemples des fermes et des ateliers, car pour Nyerere, la scolarité n’a pas pour unique but la formation théorique. Il veut une éducation populaire et craint les dangers de l’arrogance intellectuelle. En 1966, constatant lui-même ce sentiment de supériorité chez les étudiants, il décide de fermer l’unique université du pays. Lorsqu’elle rouvre l’année suivante, elle va devenir un lieu d’études et de débat qui va jouer un rôle considérable pour les intellectuels de la région et un lieu de rassemblement pour les étudiants issus des deux blocs occidental et communiste qui se partageait alors le monde.

Nyerere renoncera volontairement au pouvoir en 1985. Le taux d’alphabétisation était alors de 91 % et chaque enfant allait à l’école. Des dizaines de milliers d’ingénieurs, de médecins et d’enseignants étaient formés. Les services médicaux étaient payés collectivement par le biais des impôts et il n’y avait plus un seul paysan sans terre. Malgré son contexte régional explosif, sa diversité religieuse et sa mosaïque ethnique, Nyerere sut fonder l’unité de la Tanzanie et lui offrir le bien si précieux de la paix, paix qui dure aujourd’hui encore.

Pensée : Une Bonne politique est une œuvre de miséricorde.