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Voeux perpétuels chez les SARC : Homélie de Mgr Gnambode

Chers Confrères Concélébrants, Chères Religieuses Et vous Sœur Pascaline, Sœur Marcelle, Sœur Diane, Chers Frères et Sœurs,

C’est sous le signe de Saint Vincent de Paul que vous vous engagez définitivement à la suite du Christ, votre unique Epoux qui vous a appelées de toute éternité à demeurer avec lui. Votre Vocation marquée du Sceau de ce Saint, comme toute vocation, est un dialogue ininterrompu avec Dieu auquel nul autre ne participe et qui reste le secret de Dieu et de l’âme qui subit son emprise. Votre profession perpétuelle vient clore la longue série de professions temporaires, renouvelées avec une bonne volonté qui ne mettait aucune rapine dans votre holocauste. Maintenant c’est le commencement d’une vie plus sacrifiée au prochain, plus spontanée dans son dévouement, plus rayonnante de l’Amour de l’Unique Epoux qui vous a réunis sous son toit.

Comment ne pas saluer vos parents, les membres de vos familles, vos amis, vos bienfaiteurs, tous ceux qui vous ont accompagnées et soutenues dans votre choix ! Comment ne pas exprimer notre gratitude aux prêtres qui vous ont dirigées et vos sœurs qui ont fait communauté avec vous, témoins de la parole de Dieu les uns pour les autres !

Aujourd’hui Jésus nous rappelle la mission de ceux et celles qui s’attachent à lui comme vous. Cette mission doit prendre appui sur la sienne qui est unique parce qu’elle est sous l’autorité de Dieu Lui – même. Au lieu de l’accueillir comme venant de Dieu, les pharisiens accusent Jésus de quatre péchés différents : blasphème, mauvaises fréquentations, impiété, et collaboration avec Satan. Jésus est ainsi victime des calomnies des pharisiens à travers villes et villages. Pourquoi de telles réactions ? Parce que Jésus ne tenait pas compte de leur autorité, affaiblissait le contrôle qu’ils exerçaient sur le peuple, remettait en question leurs convictions les plus chères et démasquait l’hypocrisie de leur motivation. Pendant que les pharisiens étaient occupés à disséquer les paroles de Jésus, des gens recouvrent la santé et des vies sont transformées sous leurs yeux. Leur scepticisme n’est donc pas fondé sur un manque de signes, mais sur un sentiment de jalousie face à la popularité de Jésus.

Le Seigneur réclame plus encore des disciples capables de s’occuper des problèmes des autres, des disciples capables d’apporter du réconfort et montrer en quoi consiste la vraie vie. Parce que nous – mêmes avons eu droit au secours de Dieu, avons reçu la force, les encouragements et l’espérance qui permettent d’affronter les difficultés, nous pouvons aider les autres à comprendre que plus nous souffrons, plus Dieu nous soutient. Ainsi chaque épreuve nous prépare à mieux réconforter ceux qui font face à l’adversité. Ainsi s’explique la réaction de compassion de Jésus face aux foules. Cette compassion fait écho à la compassion de Dieu souvent évoquée dans l’Ancien Testament. Le prophète a comparé Israël à un troupeau sans berger. Oui, Jésus est venu pour être ce berger et permettre aux hommes d’échapper aux pièges de la vie. Et il compare la foule qui l’entoure à un champ mûr pour la moisson. Beaucoup de personnes sont prêtes à lui donner leur vie, mais il faut que quelqu’un leur montre le chemin. Jésus nous demande alors de prier pour que des ouvriers répondent à son appel. Chers frères et sœurs, Jésus nous invite à partir en grand nombre pour annoncer que le Royaume vient et appelle les gens à une conversion qui porte du fruit. Nos Sœurs, Servantes de l’Amour Rédempteur du Christ, dans un don total d’elles - mêmes ont choisi de suivre définitivement le Christ dans cette mission. Elles ont renoncé à tout, pour être tout à l’œuvre de la Rédemption du monde pour toujours. « Ma part, c’est le Seigneur ». C’est déjà la mort, c’est la séparation totale d’avec le monde extérieur. Mais n’est – ce pas plutôt la vie éternelle déjà commencée que cet ensevelissement en Dieu avec Jésus – Christ ?

C’est dans cette atmosphère de pauvreté, de foi dépouillée de toute consolation sensible qu’elles gardent pour le Christ toute la puissance d’aimer d’un cœur vierge et toute la force pour le soulagement des personnes souffrantes. Elles veulent garder leur vœu de Chasteté avec un soin jaloux, se refusant toute consolation avec les créatures en dépit de leur sensibilité.

Mais ce qui est plus beau encore, c’est leur désapprobation concrète dans l’exercice de l’obéissance. Non seulement elles obéissent à leur supérieur sans examen à la lettre, mais elles devront prendre l’habitude d’obéir à toutes les sœurs comme si c’était Dieu qui leur manifestait sa volonté. L’esprit d’obéissance en effet considère toute créature comme messagère de Dieu et vivant en perpétuel contact avec Lui. Chères Sœurs Pascaline, Diane et Marcelle, Servantes de l’Amour Rédempteur du Christ ; à la vérité, en vous engageant définitivement à la suite du Christ, ne l’oubliez jamais, vous ne voulez chercher d’autre regard que celui de votre Unique Epoux, le Christ ; d’autre gloire que celle de l’Eglise notre Mère, d’autre joie que celle de faire plaisir au Seigneur des miséricordes dans le service de la charité. Votre vie spirituelle c’est d’être livrées pour le salut de chacun surtout des plus pauvres.

Sachez – le aussi : votre vocation ne sera pas toujours comprise. Ni les aptitudes personnelles, ni la sagesse ne donnent accès au Royaume de Dieu. C’est la seule foi qui en ouvre la porte. Personne ne peut se vanter d’avoir obtenu la vie éternelle grâce à ses succès. Dieu est le seul auteur de notre salut grâce à la mort de Jésus. Saint Paul a bien raison de nous enseigner que la connaissance humaine ne peut pas se substituer à l’œuvre du Christ sur la croix. Si c’était possible, Dieu ne serait accessible qu’aux personnes intelligentes et instruites et pas aux personnes simples, ni aux enfants et aux humbles.

Et Saint Vincent de Paul notre Père spirituel nous fait redécouvrir ce qu’est la vie religieuse consacrée comme union au Christ qui en toute liberté s’est abaissé. Il adressait ces lignes à l’un de ses correspondants : « Ressouvenez – vous Monsieur, que nous vivons en Jésus – Christ, par la mort de Jésus – Christ, et que nous devons mourir en Jésus – Christ, par la vie en Jésus – Christ. Et que notre vie doit être cachée en Jésus - Christ et pleine de Jésus – Christ. Et que pour mourir comme Jésus – Christ, il faut vivre comme Jésus – Christ ».

Ainsi donc, mes chères filles, une seule chose est nécessaire : « Vous attachez inséparablement à notre Seigneur Jésus – christ. » Supplions Dieu, maintenant, pour tous ceux qui peinent et qui souffrent et pour rendre grâce, de la puissance d’aimer qu’il met en nos cœurs. Confions – nous une fois de plus à Marie, notre toute puissante Mère toujours près de nous pour nous soulager, nous consoler, nous fortifier, nous guérir, éloigner de nous les dangers qui peuvent nous menacer. Amen !

Père Jean Benoît GNAMBODE,

Administrateur Apostolique de Porto-Novo