mardi 25 juillet 2017

COMMUNIQUE :

Pour redynamiser l’évangélisation des enfants par les enfants sur nos différentes paroisses, son Excellence Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, invite tous les mouvements d’enfants (MADEB, CHORALE DES ENFANTS, SAMUEL, ADS, SAINT ENFANT JESUS, SCOUT ENFANT, LECTEUR JUNIOR, LEGION DE MARIE JUNIOR etc…) à la 8ème édition des Journées Diocésaines de l’Enfance Missionnaire, les 27 et 28 Décembre 2016 sur la paroisse Saint Vincent de Tchaada.

Pour la réussite desdites journées et pour la participation massive de vos enfants, nous comptons, chers parents et chers Pères, sur votre aide et votre sensibilisation.

Le Coordonnateur diocésain de l’EM, Abbé Georges GAYET

Programme des dites journées

50 ans de la paroisse Sacré-Coeur :

En cette année Sainte de la Miséricorde, va se célébrer le jubilé d’or (50 ans) de création de la paroisse SACRE-CŒUR de Ouenlinda (Porto-Novo). A cet effet une grand-messe se célébrera le dimanche 05 Juin 2016 à 10H00, en la dite église. Elle sera présidée par son excellence, Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo.

Le reste du programme des manifestations

Concert de la Ressurection : 2016 :

Sous le parrainage de son Excellence Mgr Aristide GONSALLO, évêque de Porto-Novo, l’Aumônerie diocésaine des chorales des jeunes et la Coordination des chorales des jeunes de Porto-Novo

vous invitent à la 6ème édition du CONCERT DE LA RÉSURRECTION.

- Date : dimanches de Pâques, 27 mars 2016
- Heure : 16H00
- Lieu : Stade Charles de Gaulle de Porto-Novo
- Entrée : libre et gratuite

Ce sont plus d’une quinzaine de chorales qui se succèderont.

MERCI DE LES SOUTENIR



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Wemexwe 2015 : Homélie de l’Administrateur Apostolique

Chers frères et sœurs,

Chers invités,

Chers tous,

Au commencement était Dieu « qui a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils ». C’est le Verbe de Dieu fait chair dont l’auteur de la lettre aux Hébreux dit qu’il n’a pas eu honte de nous appeler ses « frères » ; « car Jésus qui sanctifie et les hommes qui sont sanctifiés sont de la même race » (Hb 2, 10). La fraternité universelle créée par Dieu en son Fils Jésus et dont nous devons nous revendiquer s’exprime dans les situations accidentelles de notre existence. Les contingences de temps et de lieu ont fait que nous sommes différents les uns des autres… mais en Dieu, par Jésus, nous sommes tous frères. Cette fraternité, au-delà des liens de sang, de famille, de tribu, de langue ou de région se veut d’un ordre spirituel : fraternité par la foi, la sympathie, la fonction semblable, l’alliance contractée.

C’est sous cet angle que je veux que nous comprenions notre rassemblement de ce jour. Toutes autres considérations qui ne nous feraient pas rechercher en Dieu et en son Fils notre unité créeraient suspicions et divisions. Or la logique du soupçon est celle-là même par laquelle Satan a créé désordre et désharmonie en Adam et Eve, entraînant ainsi la souffrance et la mort dans leur descendance. En Jésus, « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde », nous avons la chance et le bonheur d’être sauvés de la division.

Je salue et remercie les membres du comité d’organisation de WEME XWE pour avoir tout mis en œuvre pour faire célébrer, à travers ces journées de fête, la fraternité et la charité, pour que soient reconnues et respectées la dignité, la liberté et l’autonomie de chaque personne humaine.

Je salue la présence ici des Ministres de la République, des honorables députés, du Préfet des départements de l’Ouémé et du Plateau, des différents Maires des communes en fête, des autorités politiques administratives et militaires à divers niveaux, des têtes couronnées intéressées par ces retrouvailles.

Je salue la participation active et recueillie de mes confrères prêtres, des religieux et religieuses, des représentants des autres confessions religieuses, et de vous tous, chers invités. Après les périodes liturgiques de l’Avent et de Noël, qui sont des temps hors du commun, nous avons commencé un temps où la liturgie de la Parole, des semaines durant, nous propose de rencontrer personnellement Jésus-Christ qui s’est révélé dans les mystères de Noël et de l’Epiphanie.

Nous venons d’écouter chers frères et sœurs, le merveilleux passage de l’appel de l’enfant Samuel et puis celui de la vocation de trois apôtres choisis, Jean, André et Pierre. Que ce soit pour Samuel ou pour les apôtres, l’initiative de la rencontre ne vient pas d’eux, elle vient d’un autre. Samuel, Jean, André et Pierre sont invités par quelqu’un qu’ils n’avaient pas prévu de rencontrer, ou en tout cas certainement pas dans ces conditions. Le propre de la foi est bien souligné dans ces appels ; aucun des quatre personnages des lectures de ce dimanche n’est devenu disciple par lui-même. Chacun, d’une manière ou d’une autre, a eu besoin d’une tierce personne… En effet, Pour rencontrer Dieu ou pour le connaître, nous avons tous besoin de l’appui d’une autre personne. L’appel est réel autant que la Parole de Dieu est efficace. Rappelons-nous la dernière phrase de la lecture de Samuel : « Samuel grandit. Le Seigneur était avec lui, et aucune de ses paroles ne demeura sans effet. »

Quel est ce Christ que chaque homme et chaque femme est appelé à suivre ? Dans l’Evangile de ce jour, Jean-Baptiste le désigne. Regardant Jésus qui passait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu ». C’est en entendant cette parole que les disciples commencent leur marche à la suite du Christ. En effet, Jean désigne le Messie et s’efface derrière lui, il confie ses propres disciples à celui qu’il nomme l’Agneau de Dieu. Mais que veut dire cette expression ? Dans la tradition biblique l’agneau est l’animal sacrificiel par excellence au jour de Pâque. Rappelons-nous que Dieu avait fait immoler l’agneau à la place d’Isaac l’unique fils d’Abraham, notre père dans la foi. Croyants, nous sommes tous fils et filles d’Abraham et, selon le commandement de Moïse, chaque famille juive immolait l’agneau pascal pour le bien de ses relations avec Dieu. Cette immolation était la marque du souvenir actualisé de la libération que le Seigneur avait jadis opérée en faveur du peuple d’Israël. Lorsque Jean désigne l’agneau de Dieu, il reconnait que la nouveauté de Dieu vient de rejoindre l’humanité ; celui qui passe est cet agneau de la prophétie d’Isaïe (Is 53, 7) : « l’agneau conduit à l’abattoir et qui n’ouvre pas la bouche. » Jésus est désigné comme celui qui sera immolé au terme de sa vie, sacrifiant ainsi sa propre vie pour le bien des siens, par amour pour l’humanité, pour enlever le péché du monde. Voilà d’ailleurs ce que la liturgie nous invite à chanter à chaque Eucharistie.

En entendant les paroles de Jean sur Jésus, les disciples se mettent à suivre le Christ. Il demeure pourtant encore un inconnu pour eux. Ils ne le connaissent que par Jean. Jésus, se retournant, leur demande : « Que cherchez-vous ? » Cette question est la toute première prise de parole de Jésus dans l’Evangile selon Saint Jean. Cette demande s’adresse aux hommes de tous les temps et de toutes les nations, de toutes les races et de toutes les cultures. Cette question s’adresse à nous aussi, aujourd’hui, chers frères et sœurs de WEME. Que cherchons-nous réellement aujourd’hui ? Que cherchons-nous depuis que nous nous rassemblons jusqu’à cette sixième édition ? Quel est le véritable sens de notre vie ? Recherchons-nous le Christ dans Xwémè xwé, dans Nonvitcha, dans la Ganni, dans Torixwé, dans Xogbonuxwe ?

Qui est le Christ pour nous, pour chacun de nous ? Il est tout à fait remarquable que les premiers mots de Jésus à l’égard des deux de ses futurs disciples ne soient pas d’abord une invitation à le suivre, mais une question précise : « que cherchez-vous ? C’est certainement là un point de méditation important, une manière de nous interroger nous-mêmes sur le sens de notre vie, sur l’origine de notre foi, qui naît d’une recherche et d’une demande du Seigneur lui-même.

Chers amis, le Dieu que le chrétien atteint dans la foi est un Dieu vivant et personnel qui se révèle et qui appelle par l’intermédiaire du Christ. C’est ainsi que Dieu entre en dialogue avec nous. Et au nom du Christ, notre Pape François qui préside aujourd’hui à la charité universelle nous a adressé un message important pour la journée mondiale de la paix 2015. Je vous en livre quelques extraits tout en vous le résumant dans une méditation commune. « Non pas esclaves, mais frères » c’est le thème de ce message. « Je désire, dit le Pape, adresser à chaque homme et femme, ainsi qu’à chaque peuple et à chaque nation du monde, aux chefs d’Etat et de gouvernement, ainsi qu’aux responsables de diverses religions, mes vœux fervents de paix, que j’accompagne de ma prière ; afin que cessent les guerres, les conflits et les nombreuses souffrances provoqués soit par la main de l’homme, soit par de vieilles et nouvelles épidémies comme par les effets dévastateurs des calamités nouvelles. »

Nous pouvons retenir trois points et en tirer les enseignements pour nous : 1. Parti de l’écoute de Dieu sur l’humanité et précisément de la lettre de Saint Paul à Philémon qui ne doit plus considérer Onésime comme un esclave, mais un frère, et du livre de la Genèse qui montre que la fraternité, celle de Caïn et Abel sont frères (même origine, même nature et même dignité), le Pape affirme : « La fraternité exprime la multiplicité et la différence qui existent entre les frères, bien que liés par la naissance et ayant la même nature et la même dignité. En raison de cela, la fraternité constitue le réseau de relations fondamentales pour la construction de la famille humaine créée par Dieu ». En conséquence, chers frères et sœurs, WEME XWE doit être pour nous, l’occasion d’une prise de conscience sérieuse de notre commune origine, nature et dignité, un moment privilégié de rencontre cordiale, de convivialité, de joie, de partage et de communion fraternelle ; tout mettre en œuvre pour faciliter la participation de tous à cette fête apparaît dès lors comme une exigence fraternelle…

2. Le Pape parle des multiples visages de l’esclavage hier et aujourd’hui. Hier le droit admettait que certaines personnes fussent considérées comme la propriété d’une autre personne ; l’esclave pouvait être vendu ou acheté, cédé et acquis comme s’il était une marchandise. Par la suite le droit de chaque personne à ne pas être tenue en état d’esclavage a été reconnu dans le droit international comme norme contraignante. Parmi les nombreux asservissements que dénonce le Pape, je pense aux migrants qui souffrent de la faim et sont privés de libertés, dépouillés de leurs biens et abusés physiquement et même sexuellement. Le Saint Père note particulièrement d’ailleurs les personnes contraintes de se prostituer parmi lesquelles beaucoup sont mineures ; et les femmes forcées de se marier et celles vendues en vue du mariage ou celles transmises par succession à un membre de la famille à la mort du mari. Il n’oublie pas ceux qui sont enlevés et tenus en captivité par des groupes terroristes, torturés mutilés ou tués.

Mes frères et sœurs, et tout WEME, nous sommes interpelés. Nous devons lutter contre toutes les formes d’esclavages modernes qui méprisent l’être humain et retardent le progrès et le développement intégral de la personne dans notre société.

3. Le Pape nous invite, enfin, à prendre un engagement commun pour vaincre l’esclavage en luttant ensemble contre leurs causes que sont : le refus de l’humanité, la pauvreté, le sous-développement, l’exclusion, le manque d’accès à l’éducation, le chômage etc…

Les promoteurs de WEME XWE doivent travailler à favoriser le climat qui nous amènera à changer de comportement, notamment notre regard sur le prochain, à reconnaître constamment dans l’autre un frère et une sœur en humanité, à reconnaître sa dignité intrinsèque dans la vérité et la liberté. Dans cette optique, je dois féliciter toutes les réalisations et infrastructures qui, depuis cinq ans, accompagnent ou suivent, les manifestations officielles de cette fête. Le développement de nos villes et de nos campagnes doit être pensé par nous-mêmes et porté par la volonté de tous.

Notre foi nous dit que l’Eglise est la famille de Dieu dans le monde et que dans cette famille, personne ne doit souffrir par manque du nécessaire, selon le mot du Pape Benoît XVI. Ouvrons donc les yeux de notre cœur et ceux de nos frères et sœurs dans la misère, non seulement sur leurs droits à vivre dignement, humainement, sur le plan personnel, culturel, familial, économique, civique, mais également sur leurs droits à un développement spirituel et aux moyens de le faire croître. C’est pour atteindre ces objectifs que la Caritas appelle à la générosité de tous pour aider les plus pauvres à s’autonomiser… Quelle part prendrons-nous à cette mission qui est également nôtre ? Le Pape termine sa lettre en disant que Dieu demandera à chacun de nous : « Qu’as-tu fait de ton frère ? » Il nous invite donc à nous faire artisans d’une mondialisation de la fraternité et de la solidarité pour que règne entre nous la paix et que cela puisse redonner à nos frères et sœurs l’espérance de reprendre avec courage le chemin malgré les problèmes et les difficultés dans lesquels ils vivent.

Chers frères et sœurs, comme la Vierge Marie qui a accueilli en son cœur et en son corps cette paix de Dieu manifestée dans le Christ Jésus, demandons à Dieu d’être nous-mêmes le lieu où l’unité des disciples pourra se réaliser, le lieu où cette paix pourra prendre forme, que nous continuons quoiqu’il arrive à nous reconnaître toujours comme frères et sœurs d’un même Père qui nous aime et nous invite à nous aimer les uns les autres en Jésus son Fils par qui cette paix s’établit dans le monde. Amen !

Père Jean Benoît GNAMBODE,

Administrateur Apostolique du diocèse de Porto-Novo